Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/402

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JOSÉ, se levant.

Mon lieutenant ?…


LE LIEUTENANT.

Je ne suis dans le régiment que depuis deux jours et jamais je n’étais venu à Séville… Qu’est-ce que c’est que ce grand bâtiment ?


JOSÉ.

C’est la manufacture de tabacs.


LE LIEUTENANT.

Ce sont des femmes qui travaillent là ?…


JOSÉ.

Oui, mon lieutenant. Elles n’y sont pas maintenant ; tout à l’heure, après leur dîner, elles vont revenir… Et je vous réponds qu’alors il y aura du monde pour les voir passer !


LE LIEUTENANT.

Elles sont beaucoup ?


JOSÉ.

Ma foi, elles sont bien quatre ou cinq cents qui roulent des cigares dans une grande salle…


LE LIEUTENANT.

Ce doit être curieux.


JOSÉ.

Oui, mais les hommes ne peuvent pas entrer dans cette salle sans une permission…


LE LIEUTENANT.

Ah !


JOSÉ.

Parce que, lorsqu’il fait chaud, ces ouvrières se mettent à leur aise, surtout les jeunes.


LE LIEUTENANT.

Il y en a de jeunes ?