Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, VII.djvu/430

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II
Tout d’un coup l’on fait silence ;
Plus de cris ! que se passe-t-il ?
C’est l’instant, le taureau s’élance
En bondissant hors du toril…
Il entre, il frappe, un cheval roule
En entraînant un picador :
« Bravo, toro !… » hurle la foule,
Le taureau va, vient, frappe encor…
En secouant ses banderilles,
Il court : le cirque est plein de sang ;
On se sauve, on franchit les grilles…
Allons ! c’est ton tour maintenant.
Toréador, en garde !
Et songe en combattant
Qu’un œil noir te regarde
Et que l’amour t’attend.

TOUT LE MONDE.
Toréador, en garde !
Etc.
On boit, on échange des poignées de main avec le toréador.

PASTIA.

Messieurs les officiers, je vous en prie…


LE LIEUTENANT.

C’est bien, c’est bien, nous partons…

Les officiers commencent à se préparer à partir. — Escamillo se trouve près de Carmen.

ESCAMILLO.

Dis-moi ton nom, et, la première fois que je frapperai le taureau, ce sera ton nom que je prononcerai.


CARMEN.

Je m’appelle la Carmencita.


ESCAMILLO.

La Carmencita ?


CARMEN.

Carmen, la Carmencita, comme tu voudras.