Page:Noel - Dictionnaire de la fable, 1801, Tome 1.djvu/10

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ij PRÉFACE.

de l’Olympe des Grecs et du Capitole des Romains à la cour guerrière de l’Odin des Scandinaves et aux allégories monstrueuses du polythéisme indien, de la théocratie un peu plus raisonnée des Mexicains et des Péruviens aux idoles brutes du reste du nouveau monde et aux fétiches grossières de l’Afrique, ce dictionnaire s’est trouvé terminé.

Quoique poussé d’abord avec toute la ferveur d’une nouvelle entreprise, mon rappel aux fonctions publiques par un gouvernement que tout bon Français s’honore de servir a dû nécessairement en suspendre la publication ; peut-être même l’aurait-il entièrement arrêtée : mais, au milieu des intérêts sacrés qui occupent tous mes moments, l’équité m’a fait une loi de céder aux instances de la maison de commerce avec laquelle j’avais traité dans le temps de mon inaction. Cette maison n’ignorait pas que mon travail était presque achevé, et sur-tout que je n’en avais pas fait un mystère ; et mon éloignement étant le seul obstacle à l’impression, elle a dû craindre de me voir devancé par d’autres, et de perdre ainsi tout le fruit de ses dispendieuses avances. Il fallait, sans doute, une considération aussi puissantes pour consentir à laisser continuer, à cent lieues de moi, l’impression d’un ouvrage dont la correction et l’exac-