Page:Noel - Dictionnaire de la fable, 1801, Tome 1.djvu/24

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xvj Préface.

de l’Institut, vient d’être publiée ; et je regrette vivement de n’avoir pas été plutôt à portée de m’enrichir du fruit de ses recherches.

Les absurdités de l’islamisme et les rêveries rabbiniques devaient figurer dans ce vaste répertoire des folies humaines ; aussi n’ai-je eu garde de les passer sous silence, non plus que les divinations et superstitions modernes, qui ne sont que trop multipliées, à la honte de la raison et de la philosophie. Les indiquer, c’est les combattre ; et les exposer, c’est avoir fait beaucoup pour les détruire.

La dissertation sur les fétiches du président Desbrosses m’a fourni des morceaux d’autant plus curieux que la couleur en tranche avec celle des autres, mais qui, comme le reste, concourent à établir en résultat cette triste vérité, savoir, que la terre entière est le domaine de l’erreur, et que plus l’imposture est grossière plus la croyance est implicite, plus la superstition embrasse les chimères, objets de ses religieuses terreurs.

Tout ce qui concerne la religion des Péruviens et des Mexicains a été emprunté de Garcias-Lasso de la Véga, et de l'historien de la conquête du Mexique, D. Antonio de Solis, qui paraissent être les deux sources les plus accréditées. Il y aura quelque intérêt à com-


parer