Page:Poe - Derniers Contes.djvu/37

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de voir que vous êtes un excellent garçon ; nous sommes en ce moment en train de faire ce qu’on appelle le tour du globe ; et puisque vous êtes si désireux de voir le monde, je veux faire un effort, et vous transporter gratis sur le dos de la bête. »

Quand Lady Schéhérazade en fut à ce point de son récit, dit l’Isitsoornot, le roi se retourna de son côté gauche sur son côté droit, et dit :

« Il est en effet fort étonnant, ma chère reine, que vous ayez omis jusqu’ici ces dernières aventures de Sinbad. Savez-vous que je les trouve excessivement curieuses et intéressantes ? »

Sur quoi, la belle Schéhérazade continua son histoire en ces termes :

« Sinbad poursuit ainsi son récit : — Je remerciai l’homme-animal de sa bonté, et bientôt je me trouvai tout à fait chez moi sur la bête. Elle nageait avec une prodigieuse rapidité à travers l’Océan, dont la surface cependant, dans cette partie du monde, n’est pas du tout plate, mais ronde comme une grenade, de sorte que nous ne cessions, pour ainsi dire, de monter et de descendre. »