Page:Ramayana, trad. Roussel, tome 1.djvu/37

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13. T’ayant fait amener, ô roi, Rǐshyaçrǐnga, le très honoré fils de Vibhândaka, Brahmane profondément versé dans les Védas,

14. Donne-lui ta fille (adoptive) Çântâ, en te conformant pleinement à la loi. Ayant ouï ce langage des Brahmanes, le roi réfléchira au moyen de faire venir le puissant (ascète).

15. Le vertueux roi, en ayant délibéré avec ses conseillers, mandera son Purohita et ses ministres comblés d’honneurs.

16. Ceux-ci, entendant l’ordre du roi, troublés, baissant la tête : « N’y allons pas » diront-ils (tout d’abord), tant le Rǐshi leur fera peur. Ils adjureront le roi (de ne point leur imposer cette mission, puis)

17. Ils lui diront, après avoir réfléchi aux moyens de réussir : Nous t’amènerons le Rǐshi, sans qu’il y ait faute de notre part.

18. Le fils du Rǐshi ainsi amené par le roi des Angas et par les courtisanes, le dieu alors fit pleuvoir et Çântâ (dont tu es le père) lui fut donnée.

19. Or, Rǐshyaçrǐnga, le gendre (du roi des Angas), te procurera des fils. Voilà ce que j’ai ouï raconter à Sanatkumâra.

20. Daçaratha, joyeux, dit à Sumantra : Le moyen dont on se servit pour amener Rǐshyaçrǐnga, indique-le moi.


Tel est, dans le vénérable Râmâyana,

Le premier des poèmes, œuvre de Vâlmîki, le Rǐshi,

Le neuvième Sarga du Bâlakânda.