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L'ESTHETIQUE 149
valeiir certaines scenes, comme Forgie et la vision de Belsazar, expressement concues pour le jeu des acteurs, — en revanche, il s'obstina toujours, contre toute opposition, a faire jouer ses oratorios au theatre, et non pas a Teglise. Cependant, il n'eut pas manque d'eglises, au moins chez les dissidents, pour y donner ses oeuvres ; et, en ne le faisant point, il dechainait contre lui I'opinion des gens religieux qui trou- vaient sacrilege de porter des sujets pieux sur la scene *. Mais il tenait a affirmer qu'il n'ecri- vait point la des compositions d'eglise, mais des oeuvres de theatre, — de theatre en liberte^.
Ge caractere,nettementdramatique,de Toeuvre de Haendel a ete bien compris par les historiens allemands qui I'ont etudie, dans ces dernieres annees. Ghrysander le compare a Shakespeare^. M. Kretzschmar Tappelle un reformateur du drame musical. M. Volbach et M. A. Heuss
opposa ; et ce fut faute de mieux qu'on donna I'oeuvre en con- cert.
T. Une lettre anonyme, publiee dans le London Daily Post, en avril 1739, a propos d' Israel en Egypte, defend Hasndel contre I'opposition bigote , qui etait alors tres violente. L'ecrivain proteste « que la representation a laquelle on assiste est la plus noble facon d'honorer Dieu... Ce n'est pas la maison qui sanctifie la priere, c'est la priere qui sanctilie la maison. »
1. N'a-t-il pas intitule lui-nieme Joseph, « a sacred Dra' nia », et Hercules, « a musical Drama » ?
3. A la fm de son second volume de la Vie de IlxndeL
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