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ment. Ge n'est pas le tout d'amorcer ces mouve- ments colossaux d'armees qui marchent et qui dansent; il faut avoir les reins assez solides pour porter Tedifice, sans plier, jusqu'au bout. Zachow flechit en route, il n'a pas la force vitale de Haendel. Mais en revanche, il a plus de nai- vete que lui, plus de candeur tendre, un je ne sais quoi de chaste et de rougissant, une grace evangelique^
C'etait bien la le maitre qu'il fallait a Hcendel, le maitre que plus d'un grand homme a eu le bonheur de trouver — (c'est Giovanni Santi pour Raphael, c'est Neefe pour Beethoven) : — bon, simple, clair, un peu pale, une lumiere egale et douce, ou I'adolescent reve en paix, s'abandonnant avec confiance au guide presque fraternel, qui ne cherche pas a le dominer, qui cherche bien plutot a nourrir de sa petite flamme un plus vaste foyer, a verser son ruis- seau de musique dans le grand fleuve du genie.
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��Pendant qu'il etait encore a Fecole de Zachow,
I. Cerlaines phrases tres simples, comme, dans la cantate pour la Visitation : Meine Seel erheht den Ilerren, Icrecitatif du soprano : « Denn er hat seine elende Magd angesehen » (p. 112), ont uno odcur exquisc d'humilite virginale qui nc se rctrouverait plus choz Ikcndel.
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