Page:Schwob - Mœurs des diurnales, 1903.djvu/39

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Notre Maître se logea chez le père Bouchard, un « fier lapin » et la « crème des hommes », qui prenait le matin « son café au lait dans une vieille soupière ébréchée », avait « vu de la très haute société à Paris » mais avait fini par « s’enfermer dans un petit cercle de vieilles culottes de peau ».

À Grenoble, il s’adonna au théâtre, et joua, pendant le carême, une « grande pantomime en quatre actes » où il représentait Cassandre dans un costume « ébouriffant ». Le « scénario était bête comme chou, mais assez plaisant ».

Enfin dans cette même ville se décida sa vocation « d’Oncle traditionnel, le coffre-fort donné par la nature », et il écrivit chez Bouchard sa première œuvre :


Bonjour, mon oncle
Opérette en un acte.


Ayant ainsi pris goût à « dévorer » les journaux, pénétré des opinions du Charivari, charmé par l’ombre de Cassandre et l’idéal d’un Oncle d’opérette, Notre Maître crut à bon droit son éducation achevée.

Le Maître du journalisme débuta le 1er novembre