Page:Sima qian chavannes memoires historiques v3.djvu/544

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s’y trouvait des passages difficiles. Si on amène les eaux de la rivière Wei dans un canal qu’on aura creusé et qui, partant de Tch'ang-ngan, longera le pied des montagnes du sud et arrivera au Ho, le trajet sera d’environ trois cents li et en ligne droite ; il sera facile d’y faire les transports ; on peut estimer qu’il faudra trois mois pour arriver au terme527-1. En outre, les gens qui habitent au-dessous du canal auront plus de dix mille k’ing de terres cultivées qui pourront ainsi être irriguées. Par ce moyen, on raccourcira les transports par eau et on diminuera le nombre des hommes (qu’on y emploie) ; d’autre part, on augmentera la fertilité des terres situées à l’intérieur des passes et on y obtiendra de bonnes moissons. » Le Fils du Ciel approuva ce projet. Il chargea l’ingénieur hydrographe Siu Po, originaire du pays de Ts'i d’indiquer le tracé du canal et de recruter tous les hommes disponibles, au nombre de plusieurs myriades, pour creuser le canal destiné aux transports. Au bout de trois ans, le percement était terminé ; quand le percement fut terminé, on se servit du canal pour les transports et on y trouva un grand avantage. Par la suite, les transports devinrent graduellement plus considérables et les gens qui demeuraient au-dessous du canal s’en servirent souvent pour irriguer leurs champs.

Plus tard, P’o Hi, administrateur du Ho-tong527-2, dit : « La quantité de grain qu’on transporte par eau, de l’est des montagnes vers l’ouest, est, par an, d’environ un

527-1. Ce canal devait amener le grain en ligne droite du Hoang-ho à la capitale ; il suivait un cours parallèle à celui de la rivière Wei au sud de laquelle il se trouvait.

527-2. La commanderie de Ho-tong correspondait à la préfecture secondaire de Kie 解 , dans le Chan-si.