Page:Stowe - Marion Jones.djvu/14

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ment de son père, elle contesta longtemps avec un grand déploiement de courage et de poumons. M. Dudley pouvait mieux employer son temps qu’à essayer d’enlever leurs droits à deux pauvres orphelines. Elle espérait bien qu’il plaiderait, afin d’apprécier tous les avantages qu’il retirerait d’une si belle affaire. Un fameux diacre et membre de l’Église, en vérité ! d’inventer des histoires semblables contre son pauvre père mort et enterré !…

— Mais, dit Marion, M. Dudley est un brave homme ; je ne crois pas qu’il ait l’intention de faire du tort à qui que ce soit ; il doit y avoir dans tout cela un malentendu.

— Marion, vous êtes une petite sotte, je vous l’ai toujours dit, répliqua Silence ; vous vous feriez arracher vos incisives si vous ne m’aviez pas pour vous protéger.

De nouveaux incidents amenèrent les affaires de ces deux demoiselles en contact plus direct avec celles de M. Dudley, comme nous allons le démontrer.

Le voisin porte à porte de M. Dudley était un vieux fermier à qui son humeur querelleuse avait fait donner le surnom de Père Mâchoire, dénomination qui s’alliait parfaite-