Page:Stowe - Marion Jones.djvu/51

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manigances-là ; je lui ai dit que des jeunes gens, pour commencer la vie de ménage, devaient avoir l’un et l’autre un peu de fortune, et que si Marion perdait ce lot de terre, comme c’est probable, sa part en serait par trop réduite ; vous voyez donc bien que je ne veux pas vous laisser de fausses espérances sur ce point.

— Ah ! par exemple, c’est trop fort ! s’écria Silence hors d’elle-même. Croyez-vous donc, vieux grigou, que je ne devine pas ce qui vous amène ici ? Moi et Marion courtiser votre fils ! N’avez-vous pas honte de votre conduite ? et pouvez-vous me dire ce que nous avons fait, l’une ou l’autre, pour vous mettre de telles billevesées dans la tête ?

— Je ne pensais pas que vous le recherchiez pour vous-même, dit le père Mâchoire, car je suppose qu’aujourd’hui vous avez à peu près renoncé à tout cela, n’est-ce pas ? Mais Marion y songe, je vous le dis.

— Marion ! Marion ! ici, descendez tout de suite ! que je vous parle ! cria miss Silence ouvrant violemment la porte. M. Adams veut vous parler.

Marion, toute tremblante, descendit lente-