Page:Stowe - Marion Jones.djvu/61

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— Et Je vous relève de votre engagement et de toutes promesses que vous auriez pu me faire avant même que vous me le demandiez.

— Vous êtes extrêmement accommodante, mademoiselle, répliqua Joseph, mais je ne saurais promettre avec autant d’abandon de renoncer à certaines promesses qui m’ont été faites ; à moins cependant que les sentiments qui les ont dictées n’aient complètement changé d’objet.

— Oh ! non, bien certainement non ! dit Marion avec feu ; vous savez bien le contraire, mais votre père m’objecte…

— Si mon père vous fait des objections, il est le bienvenu à ne pas vous épouser, miss Marion.

— Joseph, soyez sérieux si vous pouvez !

— Eh bien donc, sérieusement, Marion, je connais mes devoirs envers mon père ; et pour tout ce qui concerne son bien être, je me montrerai toujours son fils soumis et respectueux ; car en fait de soumission, je n’ai pas l’orgueil d’un collégien ; mais dans une question aussi personnelle que celle de me choisir une femme, question qui intéresse le bonheur de toute ma vie, et longtemps