Page:Stowe - Marion Jones.djvu/69

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épouser Marion Jones, et je brûle ces papiers, dont on n’entendra plus parler ; il n’y aura pas une fille dans toute la commune mieux dotée que cette jeune fille.

Le Père Mâchoire ouvrit de grands yeux étonnés, et contempla le vieillard en ouvrant une bouche qui semblait vouloir avaler le projet et le lot de terre avec.

— Et puis après ? dit-il

— Je parle sérieusement, dit M. Dudley.

— Mais c’est comme si vous donniez à la demoiselle cinq cents dollars sortis de votre poche ; et elle n’a pas d’autres parents à prétendre.

— Je le sais ; mais j’ai dit que je le ferais.

— Dans quel but, grand Dieu ?

— Pour rétablir la paix et la concorde, et pour bien vous convaincre qu’il vaut mieux arranger une affaire que d’entretenir un procès. Je suis un vieillard… Mes enfants sont morts… — Sa voix trembla d’émotion. — Mes trésors reposent dans le ciel… Si je puis faire le bonheur de ces enfants ici-bas, je le ferai.

Le père Adams regarda fixement le vieillard, et lui dit :

— Bien, bien, je vous crois, et j’affirme