Page:Verrier - Essai sur les principes de la métrique anglaise, 2e partie, 1909.djvu/200

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CHAPITRE VII
L’HOMOPHONIE (i)
A. — HISTOIRE.

§ 185. La rime se rencontre dans la versification de presque tous les peuples, et il n’en est guère auquel on n’en ait pas attribué l’invention ; Chinois, Hindous, Arabes, Egyptiens, Hébreux, Africains, Celtes, Germains, etc. Son emploi à peu près universel montre simplement qu’elle est naturelle à l’homme, comme le vers de quatre pieds, et qu’elle a pu surgir spontanément dans des milieux éloignés et isolés l’un de l’autre. Nous devons cependant conclure qu’elle s’est transmise d’une littérature à une autre quand elle apparaît dans la seconde en même temps que des mètres hérités ou empruntés de la première, et même quand nous pouvons au moins établir qu’il y a eu entre elles des relations intimes et prolongées.

1° La rime chez les latess.

§ 186. Les poètes grecs et latins aimaient terminer les deux membres du vers par des mots qui se rapportaient l’un à l’autre, tels qu’un substantif et son épithète. II en résultait souvent une rime :

Homère, Iliade, II, 475.

Et Veneris casto conlocat in gremio

Catulle.

Limus ut hic durescit, et haec ut cera liquescit.
Virgile, /TcZ., VIII, 8o.

Sic aiï’cctantes caelestia régna Gigantes
Ovide, E. Pont., l, 8, 5().

Vir, precor, uxori, frater, succurre sorori
Id., Ileroid, VIII, 29.

(1) G’est-à-dirc la rime, l’assonance, rallitéralion et la coiijouance. ^. /■■ « Pnrlie, fj 268.