Page:Vidocq - Mémoires - Tome 3.djvu/35

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que c’est ça : avec moi il y a pas de porte de derrière ; et la preuve que c’est pas comme tu crois, c’est que je vais te confier que pas plus tard qu’à ce soir je fais un chopin. J’ai déjà préparé tout mon bataclan, les fausses clefs ont été essayées ; si tu veux venir avec moi, tu verras comme je m’arrange.

— Je m’en doute ; ou tu as perdu la tête, ou tu ne serais pas fâché de m’entortiller.

— Allons donc, est-ce que j’aurais assez peu de sentiment pour ça ? (Haussant la voix). Puisque je te dis que tu mettras pas la main à la pâte. Que te faut-il donc de plus ? Je ferai l’affaire avec ma femme, c’est pas la première fois que je l’emmène ; mais il ne tient qu’à toi que ce soit la dernière. À deux hommes il y a toujours plus de ressources. Pour ce qui est d’aujourd’hui, ça te regarde pas ; tu nous attendras dans un café, au coin de la rue de la Tabletterie. C’est presque en face de la maison où nous serons à grinchir, et sitôt que tu nous verras sortir, tu nous suivras, nous irons vendre les objets, et t’auras ta part. Après, tu seras maître de ne plus te méfier de nous. C’est-il ça parler ? »

Il y avait une telle apparence de sincérité