Page:Villiers de L’Isle-Adam - Axël, 1890.djvu/117

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nelles circonstances, de prendre, à l’instant même, des dispositions d’urgence pour que fussent dirigées, sans retard, ces valeurs, sur tel point du territoire éloigné de l’action des belligérants — et situé, le plus possible, au delà des atteintes supposables de l’ennemi. » — Donc, au reçu de cet arrêté, le Conseil financier de la Banque nationale, s’étant réuni en séance secrète, choisit, pour la direction de cette grave et périlleuse entreprise, trois des plus estimés parmi les officiers-généraux présents sur des points militaires voisins de la ville ; ce furent le général prince de Muthwild, le général comte de Thungern, et enfin le général comte Ghérard d’Auërsperg, qui accepta le commandement. Un silence.

LE COMMANDEUR, pensif, à lui-même

Oui. C’est un fait de l’histoire d’Allemagne qui est resté, positivement, énigmatique.

HERR ZACHARIAS

A son estime, deux mille cavaliers saxons et quatre-vingts chariots-prolonges des trains d’artillerie suffisaient. Différents ordres, pour l’interception de toutes immédiates atteintes ennemies, furent adressés, sur l’heure, aux commandants des divisions environnantes. On allait s’enfoncer