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Scène II

Psappha entre, voilée, morne et silencieuse. Pendant toute la pièce, elle ne découvre point son visage. Elle s’arrête devant la statue de la Déesse.


Psappha.

Accueille, immortelle Aphrodita, Déesse,
Tisseuse de ruse à l’âme d’arc-en-ciel,
Le frémissement, l’orage et la détresse
De mon vain appel.

Éloigne de moi ton mépris et ta haine,
Verse à ma douleur tes sourires cléments,
Et ne brise pas mon âme, ô Souveraine,
Parmi les tourments.

Sa voix se déchire dans un sanglot. Elle rejette le paktis et demeure dans une attitude de désespoir.