Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/114

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106 LA GUERRE DE 1870. fondément démoralisé, se reforma près du faubourg qui s’étend à l’est de la place. Dans le courant de l’après- midi le l" corps parut également, non sans avoir dû sou- tenir des engagements d’arrière-garde avec la cavalerie allemande; il s’établît dans une position.en arrière de la vallée de Givonne. Dès lors, il ne fallait pas songer a con- tinuer, ce jour—là, la marche sur Mézières. Tout au con- traire, le l2° corps dut, dès le soir, faire face à l’ennemi, à Bazeilles, ou le tonnerre des bouches à feu annonçait déja l’approche des Allemands. L’ordre avait été donné de détruire les ponts à Bazeilles et à Donchery, mais les troupes étaient harassées et ne purent l’exécuter. 31 août. — En fait de troupes de l’armée de la Meuse, · la garde royale et la 12** division de cavalerie avaient passé la rivière à Pouilly sur un pont de pontons jeté à Létanne. Elles avaient ensuite franchi la partie de terrain qui s’étend entre la Meuse et le Chiers. Elles s’attachèrent aux pas de l’ennemi battant en retraite, lui livrèrent un certain nombre d’engagements peu importants et le suivirent jusqu’à la nouvelle position qu’il allait occuper, tout en faisant prisonniers un grand nombre de tratnards. Puis la garde royale franchit le Chiers à Carignan pour faire halte `a Sachy; le XII° corps se porta sur la Meuse, à Douzy, en établissant son avant-garde à Francheval, sur la rive op- posée. Le IV° corps resta à Mouzon. I En ce qui concerne la troisième armée, la 4° division de cavalerie courut en avant jusque vers Sedan; elle refoula deux grand’gardes françaises hors de Wadelincourt et de P Frénois et, de cette dernière localité, ses batteries ou- vrirent le feu sur la ligne du chemin de fer. A l`aile gauche,