Page:Von Moltke - La Guerre de 1870.djvu/127

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BATAILLE DE SEDAN. 119 attaque simulée ; vers midi, il se rendit sur les lieux et put se convaincre qu’elle était très sérieuse. En conséquenceil donna l’ordre de porter sur la hauteur d’Illy, pour renforcer le genéral Douay, les divisions pos- tées en seconde ligne derrière le front de Civonne occupé par le l" corps. Quand il revint auprès du 12° corps, il le trouva en pleine retraite sur Sedan. Il invita de la façon la plus pressante le général Douay à envoyer des secours dans la direction de Bazeilles. Et, en effet, la brigade de Maussion et même la division Dumont se mirent en mar- che vers ce point, la division Conseil—Dumesnil venant relever celle·ci en première ligne. Toutes ces marches et contre—marches avaient lieuldans l’espace s’étendant au sud de la forêt de la Garenne, que l’artillerie allemande bat- tait des deux côtés. La cavalerie qui rétrogradait en ce moment vint mettre le comble au désordre, et plusieurs bataillons gagnèrent la foret qui n’ofi`rait plus qu’une pro- tection incomplète. A la vérité, le général Douay, soutenu par des fractions du 5** corps, réoccupa le Calvaire, mais à 2 heures il dut l’abandonner de nouvcau et alors les pièces de l’artillerie de la garde royale dirigèrent leurs fcux sur la forêt qui s’étend en arrière d’Illy. Seule la division Liébcrt avait jusqu’alors tenu dans les positions très fortes qu’elle occupait sur les hauteurs au nord de Casal. Du côté des Allemands, les V° et XI° corps n’avaient pu rassembler quetfort lentement des forces suf- fisantes, à Floing. Les premières troupes se mirent, peu après 1 heure, soit à gravir le versant de la colline qu’elles avaient en face d’elles, soit à se diriger par le sud sur Gau- lier et Casal, tandis que d’autres se portaient en avant depuis Fleigneux. Les troupes étaient emmêlées au point que l’unité de direction était impossible, et il s’engagea une