Œuvres complètes de Frédéric Ozanam, 3e édition/Volume 10/029

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XXIX
M. ANDRÉ-MARIE AMPÈRE A FRÉDÉRIC OZANAM.
Vanteuil, près la Ferté-sous-Jouarre, 19 septembre 1835.

Mon cher et excellent ami,

Par un quiproquo presque inexplicable, les lettres qui m’avaient été adressées à Guéret ne m’ont pas été remises à mon passage dans cette ville et ne m’ont été renvoyées à Paris que lorsque j’y étais déjà depuis trois semaines. Ce n’est qu’alors que j’ai reçu la vôtre, que j’ai su que l’article n’était pas imprimé, que le tableau n’était pas encore composé ; j’en ai profité pour y insérer quelques améliorations pour les vers relatifs à l’embranchement des sciences politiques dont je n’étais pas content. J’ai lu et relu en arrivant ici une épreuve du tableau où je trouve encore bien des fautes typographiques. Je le reporterai dans quelques jours à l’imprimerie dans l’état définitif où le tableau ne pourra plus être susceptible d’aucune sorte de changements. Mais où trouverai-je des expressions qui puissent rendre toute ma reconnaissance de votre article auquel j’attache un prix inestimable et qui m’offre en outre l’occasion de publier mon tableau comme il doit rester ? Je vous prie d’agréer l’expression de cette reconnaissance qui durera autant que ma vie, et d’offrir à monsieur votre père et à madame Ozanam mes plus respectueux hommages. Mille fois tout à vous, cher et excellent ami.

A. AMPÈRE.