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Analyse du Kandjour/Gyut/03

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Traduction par Léon Feer.
Texte établi par Musée Guimet, Paris (Tome 2p. 296-298).

VOLUME III. — (Ga)

Sept ouvrages distincts :

1. Crî Dâkannava, tib. Dpal-mkhah-hgro-rgya-mts’o, དཔལ་མཁའ་འགྲོ་རྒྱ་མཙོ་ (folios 1-192). Noms d’un saint ou d’une divinité particulière, ou d’une série de dieux et de déesses.

2. Çri heruka atabhûta, tib. Dpal-khrag-hthung-mngon-par-hbyung-va, དཔལ་ཁྲག་འཐུང་མངོན་པར་འབྱུང་བ (folios 192-236). La manifestation de Heruka, saint déifié du caractère de Çiva.

3. Vajra-vârâhi-abhidhâna, tib. Rdo-rje-phag-mo-mngon-par hbyung-va, རྡོ་རྗེ་ཕག་མོ་མངོན་པར་འབྱུང་བ (folios 236-246). L’origine et l’apparition de Vârâhi, divinité, une des mères divines dont les traits caractéristiques ont beaucoup de ressemblance avec ceux de Durgâ.

4. Yogînî sancarya, tib. Rnal-hbyor-mahi-kun-tu-spyod-pa, རྣལ་འབྱོར་ མའི་ཀུན་ཏུ་སྤྱོད་པ (folios 246-262). Pratique continue des Yoginîs, ou méditation constante sur la nature divine.

5. Catur-yoginî-samputa tantra, tib. Rnal’-abyor’ma’vj̈ihi-kha sbyor-gyi-rgyud རྣལ་འབྱོར་མ་བཞིའི་ཁ་སྦྱོར་གྱི་རྒྱུད​ (folios 262-274). Tantra sur quatre Yoginîs approchant leurs bouches les unes des autres.

6. Samputi, tib. Yang-dag-par-sbyor-va, ཡང་དག་པར་སྦྱོག་བ (folios 274-398). La pure union (avec Vajra-sattva l’intelligence suprême), ou l’union de la méthode avec la sagesse (tib. Thabs-dang-çes-rab, ཐབས་དང་ཤེ་རབ​, Sk. Upâya et Prajñâ).

7. Vajra-mahâ-kâla krodha nâtha rahâsya siddhi bhava tantra, tib. Dpal rdo-rje-nag-po-chen-po khros-pohi-mgon-po-gsang-va dngos-grub-hbyung-vahi-rgyud, དཔལ་རྡོ་རྗེ་ནག་པོ་ཆེན་པོ་ཁྲོས་པོའི་མགོན་པོ་གསང་བ་དངོས་གྲུབ་འབྱུང་བའི་རྒྱུད​ (folios 398-483). Tantra sur Vajra-mahâ-kâla, divinité spéciale.

L’orateur dans le premier ouvrage ci-dessus spécifié (comme aussi dans les autres) est Vajra-sattva, le Sambara, le Bhagavat, qui répond aux questions de Vajra-vârâhî relativement à l’origine de celle-ci et à la raison pour laquelle elle fut produite (au folio 27, dans le premier ouvrage, elle porte plusieurs noms selon les contrées où elle est adorée). Linga et Bhaga (emblèmes de la procréation et des puissances productrices de la nature). Explication des diverses significations mystiques de plusieurs lettres (folio 21). L’existence des choses est une illusion. Union mystique avec Dieu. L’ignorant est enchaîné ou lié, le sage est libre. Les principales divinités décrites dans les ouvrages ci-dessus sont (sans compter beaucoup d’autres d’un rang inférieur) : Heruka et Vajra-vârâhî avec plusieurs autres mères divines ; spécialement Mâmakî. Instruction pour la préparation des Mandalas avec tous leurs accessoires (images de divinités de différents ordres, parfums, encens, fleurs etc.). Mantras et Bija-mantras à répéter. Il n’y a pas de Mantras aussi efficaces que ceux de Heruka et de Vajra-vârâhî. Par eux ou peut tout obtenir. Et c’est par eux qu’on peut être délivré des misères du vice. Rites et cérémonies à accomplir pour obtenir un succès déterminé (folio 234). Plusieurs natures ou spécifications de l’âme ou de l’esprit universel. Grand mystère de l’existence de Dieu. Il y a plusieurs passages qui renferment d’excellentes idées sur l’Être suprême. L’ouvrage a été traduit par un Pandit indien appelé Advaya-Vajra et par Yontanbar, lotsava tibétain.

Nota. — Voici le commencement d’un des Mantras : Om ! Namo Bhagavati Vajra Varahi Arya Parajite, Trailokamate Maha Vidyaiçvari Sarya bhuta Bhayavahe, Maha vajra, etc., etc.