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Anthologie japonaise ; poésies anciennes et modernes/Hyakou-nin-is-syou/Les roseaux de Naniva

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LES ROSEAUX DE NANIVA



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𛁈



Nani-va gata mizikaki asi-no fusi-no ma mo
Avade kono yo-wo sŭgusite yo to ya[1] ?



Me serait-il possible de passer sans le voir un moment de cette vie, fût-il aussi court que l’intervalle des nœuds des roseaux[2] qui croissent sur les rivages de Naniva ?


Extrait du Sin-ko-kin-siû. L’auteur de cette pièce, Ise, était fille de Tsŭgi-kage, kami d’Ise. Elle est, pour cette raison, désignée communément sous le titre de son père. Ce fut la mère d’un des fils de l’empereur U-ta Ten-ô (888 à 897 de notre ère). かた kata désigne la plage sablonneuse (de la rade de Ohosaka).

ふ𛁈 fusi indique l’intervalle entre les nœuds de la tige des roseaux ou des bambous.

  1. Hyakŭ-nin-is-syu, pièce xix ; Hito-yo gatari, vol. II, p. 45 ; Si-ka-zen-yô, p. 19.
  2. Voyez la pièce précédente.