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Ballade cacorime de l’harmonieuse Vicomtesse

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Chez Léon Vanier, éditeur (p. 35-36).


BALLADE CACORIME


DE L’HARMONIEUSE VICOMTESSE


Cava solans ægrum testudine amorem.




Au chant des luths et du kinnor
Gabriel — tout en or — épelle,
Ô combien soëve ténor !
La séquence et l’hymne si belle.
Tout près de lui, sur l’escabelle,
Un marlou de chef démuni
Répond Amen tandis que bêle
Madame veuve Pranzini.


Quadragénaire mutine ! Or
Elle est vicomtesse et rappelle,
Quant aux chloroses, G. Vanor.
Comme figue mûre qu’on pèle,
Comme raisin dans la coupe, elle
Sécrète un mucus infini
À l’odeur des pieds isabelle,
Madame veuve Pranzini.

Dans Bullier, où sont les Connor,
Aux Gobelins, à la Chapelle
Ses yeux trouvent le kohinor,
Id est : rognon du tout imbelle,
Pin d’Atys, mais avant Cybèle.
Pour ce elle jute en maint garni,
La très ci-devant colombelle :
Madame veuve Pranzini.


ENVOI


Prince, ton maître de chapelle
Préfère Bach à Rossini.
Mais, vers l’Inflammatus, compelle
Madame veuve Pranzini.