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Biographie universelle ancienne et moderne/1re éd., 1811/Théophane

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THÉOPHANE surnommé, on ne sait pourquoi, Cerameus, c’est-à-dire, le Potier, naquit, dit-on, à Taormine en Sicile, et devint arcbevêque de cette ville. Vainement nous avons cherché d’autres renseignements relatifs à cet écrivain ecclésiastique. On est même peu d’accord sur le temps où il a vécu. L’éditeur de ses sermons ou homélies grecques le fait fleurir dans le neuvième siècle ; Guill. Cave, vers le milieu du onzième, et Schœll notre collaborateur, se fondant sur l’autorité de Saxius, dans le douzième. Cette dernière opinion paraît la plus probable. Quoiqu’il en soit, les sermons de Théophane sont fort estimés. Il en a composé soixante-deux pour tous les dimanches et fêtes de l’année. L’archevêque y explique l’Évangile d’une manière convenable, s’attachant surtout au sens littéral, sans toutefois négliger le sens moral et allégorique. Son style, suivant Cave, est clair, simple, coulant, même assez pur et sans aucune affectation. François Scorse, jésuite de Palerme, a traduit les sermons en latin, et a publié sa traduction avec le texte accompagné d’amples prolégomènes et de savantes notes, sous ce titre : Theophanis Ceramei, archiepiscopi tauromenitani, homiliæ in Evangelia dominicalia et festa totius anni, gr. – lat., nunc primum editæ et notis illustratæ, Lutetiæ Parisiorum, magna navis (seb. Cramoisy), 1644, in-folio. Un autre jésuite, le P. Gretser (voy. ce nom, XVIII, 458), avait déjà inséré deux de ces homélies dans son volumineux recueil intitulé : de Sanctâ Cruce. Aubert Lemire, et d’autres après lui, ont confondu Théophane Céramée, avec Théophane Confesseur (voy. ce nom, XLV, 328). A l’art. Matthœi (Chr. Fred.), de la Biogr. univ. (XXVII, 468), on cite, de cet helléniste, un écrit qui a pour titre : de Theophane Ceremea, Dresde, 1788, in-4º de 16 pages. Nous ignorons si cet écrit est relatif à l’archevêque de Taormine. B—l—u.