Chansons populaires de la Basse-Bretagne/L’héritière de Pennanec’h (deuxième version)

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L’HÉRITIÈRE DE PENNANEC’H
(SECONDE VERSION)
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   C’est moi l’héritière de Pennanec’h,
Qui suis dame en tout lieu,
A qui le roi n’a pas voulu donner sa main,
Qui vis eu pauvreté.

   La pire œuvre que je fis jamais,
Ce fut coucher avec un moine.
Avec un moine j’ai couché,
Celui-là m’a perdue.

   Car maintenant, quand je bats le pays,
On m’appelle moinesse.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

   Il faut que j’aie un accoutrement,
Un carrosse d’or et (garni de) passementerie,
Et que j’aille me promener par le pays
Pour chercher quelqu’un qui me prenne (pour femme).

   Mais, quand je parcourrais le monde,
Nul parti je ne trouverais.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

   Dans le palais du roi quand elle arrivait,
Le roi de France elle saluait ;
Elle le saluait, sans s’agenouiller ;
C’était là une étrange chose !

   — Salut à vous, roi, reine !
Je suis venue jeune à votre palais.
— Quelle nouveauté avez-vous faite,
Que vous êtes venue si jeune, nous voir ?


   — Je suis venue ici de bon cœur,
Demander votre fils Dauphin, s’il est en âge.
— A l’âge on ne regardera point,
Ni à ta qualité davantage ;

   Je vais écrire une lettre...

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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