Charles Guérin, roman de mœurs canadiennes/Épilogue/La nouvelle paroisse

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ÉPILOGUE.
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LA NOUVELLE PAROISSE.



CHARLES épousa donc Marichette aussi promptement que son deuil le lui permit. Mais il ne se fit pas qu’un mariage ce jour-là.

Jean Guilbault eut fait preuve d’un bien mauvais goût, s’il eût pu voir tous les jours impunément l’aimable Louise. Son caractère franc et généreux convenait parfaitement à l’âme naïve et aimante de la jeune fille. Sans être sorcier, il s’était apperçu depuis longtemps de l’impression que fesaient sur Mlle. Guérin ses visites fréquentes, et le jour même ou il reçut ses diplômes, il déclara formellement ses intentions.

Pierre Guérin célébra la messe de mariage, et les deux nouveaux couples se rendirent immédiatement dans la paroisse de Jacques Lebrun, où le Docteur devait exercer sa profession. Charles, dès ce jour-là, fit ses adieux définitifs à l’étude du droit, quoiqu’il n’eût plus que dix-huit mois à courir pour être revêtu de la toge. Il s’est proposé de se faire une science de l’agriculture et de cultiver d’après les meilleures méthodes les terres de son beau-père. Il a réussi à merveille dans ce projet.

Pendant tout ce temps, M. Wagnaër que nous avons un peu perdu de vue, n’a fait que de bien mauvaises affaires. La bonne fortune l’a abandonné et au rebours des années passées, moins il a mis d’honnêteté dans ses marchés, moins ils lui ont réussi. Le remords, le dépit, l’ennui l’ont remis sur la voie d’anciennes habitudes d’ivrognerie… bref, il s’en va aux chiens, comme disent ses amis anglais.

Henri Voisin, désappointé dans sa spéculation matrimoniale, a braqué ses espérances sur plusieurs héritières, mais il les a abandonnées l’une après l’autre, ne les trouvant pas assez riches.

Il a continué la chasse aux cliens avec un zèle et une persévérance dignes d’admiration. Il continue toujours à s’exagérer les avantages de la malhonnêteté et tient pour certain que, dans ce pays comme dans bien d’autres, ceux qui, avec de petits génies et de petites connaissances, savent amasser beaucoup d’argent par toutes sortes de moyens en se gardant toutefois de la prison et du pénitencier, sont les véritables puissances qu’il faut respecter. Il admet cependant que cela n’empêche pas les honnêtes gens et les hommes de talent de jouir d’une certaine considération, pourvu qu’ils ne soient pas trop pauvres.

Il attend avec une foi imperturbable la rencontre d’une femme quelconque, fille ou veuve, jeune ou vieille, belle ou laide, qui puisse disposer d’une fortune de vingt-cinq mille louis ; c’est le chiffre qu’il a fixé : il n’épouse pas à moins.

Nous ne sommes point certains, malgré son habileté, qu’il fasse la conquête de cette dot, pour peu que l’occasion tarde à se présenter. Les années qui s’écoulent n’ajoutent point de charmes à sa physionomie qui de laide est devenue affreuse, ni à ses manières, qui de communes sont devenues détestables.

Charles Guérin, de son côté, est parfaitement heureux et sans faire beaucoup de bruit il est devenu, du moins dans notre opinion, un véritable grand homme. Voici comment. Quelques années après son mariage, plusieurs jeunes gens de sa paroisse étaient sur le point d’émigrer à l’étranger. Leurs pères après avoir donné à l’aîné la moitié de la terre de l’aïeul ne pouvaient point partager l’autre moitié en quatre ou cinq lambeaux : ils n’avaient point non plus les moyens d’acheter de nouvelles terres ; il fallait donc partir. Les uns voulaient s’en aller dans les Pays d’en Haut, ce qui veut dire la Baie d’Hudson, la Rivière Rouge, voir-même la Colombie et la Californie : les autres dans l'Amérique, ce qui veut dire le Maine, le Vermont, le Michigan ou l’Illinois.

Charles rassembla à la porte de l’église tous les fugitifs et il leur fit un magnifique sermon en trois points sur la lâcheté qu’il y avait d’abandonner son pays, sur les dangers que l’on courait de perdre sa foi et ses mœurs à l’étranger, sur l’avantage et le patriotisme de fonder de nouveaux établissemens sur les terres fertiles de notre propre pays.

Sa harangue fut écoutée froidement sans marques bien évidentes d’approbation ni d’improbation, comme c’est le cas d’ordinaire chez nos flegmatiques habitans. Seulement quand il eut fini, il entendit rire et murmurer dans les groupes.

— Veut-il donc qu’on meure de faim pour lui faire plaisir, ce beau monsieur ?

— On est ben partout ous’qu’on a de quoé manger.

— C’est ça ; on va chercher fortune ; quand on est ben, on y reste ; quand on est pas ben, on s’en revient.

— Ouvrir des terres dans les trompeships ! je voudrais l’y voir avec ses belles mains blanches.

— Oui et pas d’argent pour commencer !

— Il en ferait de belles !

— Qu’il nous en fasse donc avoir lui des terres ! La moitié du temps, ça n’a pas de maître ces terres-là ; il en resout seulement, quand on a fait ben de la dépense dessus !

— Avec ça, qu’il n’y a pas de chemins et qu’il faut porter ses provisions sur son dos.

— Quand on est rendu là, on est plus loin qu’au bout du monde.

— Oui, ajouta une vieille femme, y a ni prêtres, ni docteurs, on y meurt comme des chiens.

Charles comprit de suite que le meilleur sermon ne valait pas un bon exemple. Le soir même, il proposa à Jacques Lebrun de former une petite société pour l’établissement des terres incultes de la seigneurie et du township voisin dans lequel se trouvaient situés les quatre cents arpens de M. Dumont.

— C’est cela, dit Jean Guilbault, voilà une fameuse idée, nous ferons une nouvelle paroisse, et nous la modèlerons d’après nos goûts. Je ne puis rien faire mieux, car je m’apperçois que je commence à me rouiller ici. Je dispute misérablement la pitance au vieux docteur qui me fait déjà mauvaise mine, et me calomnie affreusement auprès de tous ses patiens, si ce qu’on me dit est vrai. Il me semble de mon côté que je commence à médire de mon confrère toutes les fois que l’occasion s’en présente, ce qui n’est pas beau. Là bas je serai seul de mon espèce, je ne porterai ombrage à personne. Et puis, je prendrai une terre moi aussi. Comment donc ? mon père Jean Guilbault quatrième du nom, n’est-il pas le meilleur laboureur de toute la côte de Beaupré ? Il y aura bien du guignon, si le fils n’en tient pas.

Jacques Lebrun ne fut pas aussi prompt à adopter les idées de son gendre. Il y pensa, puis il y repensa, et il souleva une foule d’objections que les deux jeunes gens combattirent de leur mieux. Les deux femmes Louise et Marichette se rangèrent de son côté, et on eut bien de la peine à leur faire entendre raison.

On y parvint cependant, en leur promettant de ne les transporter au nouvel établissement que lorsqu’on pourrait les y installer aussi confortablement qu’elles pouvaient le désirer.

Charles eut beaucoup de trouble d’abord à persuader ceux que cela intéressait d’avantage. Plusieurs renoncèrent après lui avoir donné leur parole, quelques uns même de ceux qui furent explorer la terre promise, la décrièrent à leur retour et le contrecarrèrent de toutes leurs forces.

Il eut aussi beaucoup de difficultés avec le seigneur pour la portion de l’établissement qui se trouvait dans sa seigneurie, et il éprouva des lenteurs et des tracasseries sans fin de la part du gouvernement pour l’octroi des patentes.

Il avait réalisé tout ce qui était réalisable de la succession de M. Dumont ; et il se voyait en état pécuniairement de faire face aux difficultés les plus pressantes.

La première année fut employée à l’arpentage des terres et au tracé d’un chemin qu’il fit ouvrir par les associés eux-mêmes par corvées, comme cela se pratiquait dans les premiers temps du pays où les colons ne comptaient point sur le gouvernement pour toute espèce de chose.

La seconde année fut employée à des défrichemens en proportions égales sur la terre de chacun. Il avait imposé de son autorité privée à chaque père de famille qui avait un fils d’engagé dans l’entreprise, une certaine somme pour les provisions dont il s’était fait le fournisseur, sans autre profit que d’en payer la moitié à lui tout seul. Il avait soin que ses gens fussent bien nourris, car le défricheur canadien est un peu comme le soldat anglais, il faut avoir soin de son physique, si l’on veut que son moral se soutienne.

Il conduisait et limitait lui-même les défrichemens. Il avait le soin de conserver une érablière sur le haut de chaque terre et il ne détruisait qu’à regret cet arbre prodigieux qui abondait partout dans la petite colonie. Il prit aussi bien soin d’épargner quelques beaux groupes d’arbres dans les champs et le long des chemins, pour y voir plus tard les moissonneurs s’y reposer à l’ombre, et aussi les voyageurs et encore le pauvre bétail dans les ardeurs de l’été.

C’est ce qui manque dans beaucoup de vieilles paroisses où l’on semble avoir eu horreur du plus utile et du plus bel ornement de la nature.

Dès qu’un certain nombre de colons se furent fixés à demeure sur leurs terres, ils demandèrent l’érection canonique et civile d’une nouvelle paroisse. Ce fut là le nœud gordien de toute l’affaire. Charles n’évita un procès qu’à force de diplomatie.

Il s’agissait d’enlever à la vieille paroisse toute la nouvelle concession de La Grillade et une partie du vieux rang appelé Trompe-Souris. Le curé et les marguilliers fesaient bon marché du township ; mais ils réclamaient comme leur tout ce qui se trouvait dans la seigneurie. Les vieux établissemens des Belles-Amours, du Brûlé, du Côteau, et du Bord-de-l’eau se levèrent en masse contre le démembrement projeté.

L’évêque hésitait, craignant que les frais du culte prélevés, il ne restât point à ces braves gens de quoi faire vivre un prêtre, lorsqu’un jeune vicaire à qui l’on destinait une des meilleures cures, vint se jeter à ses genoux et lui demanda comme une faveur d’être chargé de la petite colonie. C’était Pierre Guérin, qui voyait avec orgueil son frère accomplir ce qui avait été un des rêves de sa jeunesse. Il apportait à l’œuvre naissante le concours de son zèle, de son activité, de son intelligence décuplés par les forces imposantes de la religion.

Il se rendit immédiatement au milieu des colons et les encouragea de son exemple, de ses discours et de ses prières. Ceux-ci construisirent sur le point le plus élevé et le plus pittoresque une humble chapelle de bois, dont le nouveau curé se montra aussi fier que de la plus belle cathédrale de France ou d’Angleterre.

Pierre à force de raison, de douceur et de persévérance, sut prévenir les discordes qui menaçaient sa jeune chrétienté, soit au sujet de l’église, soit à propos des chemins ou des écoles. Son grand secret consiste à ne jamais dicter d’autorité à ses paroissiens ce qu’il désire obtenir d’eux, mais à s’en rapporter entièrement à leur jugement, après leur avoir exposé modestement et habilement sa manière de voir. Il est rare que le verdict populaire ne soit pas en sa faveur.

Ses sermons sont fort goûtés de ses auditeurs. Il les fatigue rarement par de longues dissertations sur le dogme. Il ne s’enroue pas à prêcher à de pauvres gens qui arrachent leur subsistance à la sueur de leur front, le détachement des richesses, le renoncement au monde et la mortification. Il ne leur fait pas un crime des fêtes et des divertissemens innocens, qui leur aident à remplir gaîment leur carrière laborieuse.

Mais il tonne contre l’envie, la médisance, la calomnie, l’esprit de ruse et de querelle, l’indolence, la paresse, l’ivrognerie qui sont la source de bien des maux. S’il leur parle souvent, pour ranimer leur courage, des petits oiseaux du ciel, que Dieu nourrit sans inquiétude du lendemain, il leur rappelle plus souvent encore la parabole du père de famille et des talens confiés à ses serviteurs. Il leur dit que nous sommes tous les serviteurs de Dieu et que nous devons faire valoir les biens qu’il nous a donnés. Il enseigne que ce n’est pas se défier de la providence que d’amasser une dot pour sa fille, d’établir honnêtement chacun de ses fils, et de leur léguer à tous un peu plus qu’on n’a reçu de ses ancêtres, pourvu que tout cela soit du bien bien acquis, et dont le pauvre ait toujours eu sa part. Il leur prêche surtout et par-dessus tout la charité, qu’il leur recommande bien de ne pas confondre avec l’aumône, et il ajoute que, sans la justice, il n’y a pas de charité, et que celui qui donne aux pauvres ou à l’église d’un côté, tandis que de l’autre il triche ou maltraite son voisin, fait la part du diable bien large, et insulte le bon Dieu.

Au reste le zèle de ses paroissiens court au devant de ses désirs. Déjà l’humble chapelle de bois a été remplacée par une belle église de pierre, dont le clocher brille au soleil aussi élancé, aussi fier que pas un clocher du pays. Le pauvre curé aura même bien de la peine à empêcher ses marguilliers de faire couvrir de dorures le chœur et les chapelles. Il préférerait commander deux beaux tableaux à quelqu’un de nos artistes ; mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut.

De chaque côté de l’église s’élèvent deux jolies maisons d’égales dimensions, blanchies à la chaux avec des toits rouges, ce qui a été une concession au goût de la grande majorité des habitans.

L’un de ces édifices est le presbytère, l’autre est la maison d’école. L’instituteur est un compagnon de classe de Jean Guilbault et à-peu-près de sa trempe. Il a épousé la jeune fille la plus savante de l’endroit, et le maître et la maîtresse vivent dans la plus grande intimité du docteur et de sa dame, et du bourgeois et de la bourgeoise, comme on appelle Charles et Marichette à deux lieues à la ronde.

Outre cela, il y a encore un instituteur nomade qui, l’hiver, parcourt les endroits éloignés ; car, je vous le demande un peu, comment les gens de la Miche, ceux de Monte-à-peine et de L'Hermitage qui demeurent à deux et trois lieues, pourraient-ils procurer de l’instruction à leurs enfant, s’il leur fallait pour cela les envoyer à la maison d’école ?

Le Fort, comme on appelle par un reste de tradition militaire qui remonte aux premiers temps de la colonie, le groupe de maisons et d’édifices autour de l’Église, se trouve tout près de la ligne géométrique qui sépare le township de la seigneurie.

C’est un endroit élevé, sur le bord d’une rivière qui forme une chute pittoresque presque en face de l’Église, à quelques arpens seulement de la seigneurie, circonstance heureuse pour tout le monde, excepté pour le seigneur.

Charles y a construit un moulin à scies. Il a aussi une potasserie à une petite distance. Ces deux établissemens naturellement alimentés par les progrès du défrichement l'ont déjà récompensé de ses peines. Il n’est pas énormément riche, car il n’exploite pas les habitans à la façon de M. Wagnaër, mais il jouit d’une assez belle aisance.

Il habite un cottage qui n’est point sans prétentions. C’est une blanche maison suspendue à mi-côte dans une anse que forme la rivière : elle est entourée d’arbres et d’une luxuriante végétation, qui contraste agréablement avec l’aspect sauvage de la chute.

De l’autre côté, on voit s’élever en amphithéâtre l’Église et le groupe de maisons dont fait partie celle du Docteur. Les terres que Charles et ce dernier avaient commencé à cultiver, sont maintenant confiées à des fermiers que surveillent Jacques Lebrun et l’oncle Charlot. Ce qui n’empêche pas Jean Guilbault, dans les loisirs que lui laisse sa profession, de travailler lui-même comme deux bons habitans. L’hiver, il se permet de fréquentes et lointaines excursions. Il chasse dans les bois avec le premier venu, le lièvre, le castor, le caribou, le chevreuil ou l’orignal. C’est le seul chagrin qu’il cause à sa femme.

Une de ces parties de chasse a failli lui être fatale. C’était en 1837. Il avait annoncé une absence de trois semaines, qui lui permit de se rendre à St. Eustache. Il s’y battit comme un brave, ne manquant jamais un ennemi quand une fois il l’avait ajusté. Il fut assez heureux pour se tirer sans accident de cette bagarre. Il ne s’en est pas beaucoup vanté, et quoiqu’il ait depuis reconnu la folie de cette expédition, il n’a pas étourdi l’univers du bruit de son repentir. Il tient pour fait ce qu’il a fait, et ne conserve point de rancune aux chefs du mouvement, des risques qu’il a courus de son plein gré.

Louise a toujours ignoré cette circonstance. Elle et Marichette s’aiment tendrement et se voient souvent, grâce au pont que les habitans ont construit sur la rivière, sans attendre le bon plaisir du bureau des travaux publics.

Madame Guérin est encore l’élégante de l’endroit. Elle y a transporté l’ameublement de son petit salon, revu, corrigé et augmenté. Dans les longues soirées d’hiver on cause chez elle, on y fait de la musique, on y lit en petit comité ce que l’on peut se procurer de plus nouveau.

On y chôme aussi avec une gaîté toute nationale les bonnes fêtes du pays, la St. Jean-Baptiste, la Sainte-Catherine, le Mardi-Gras et surtout la Mi-Carême. Jusqu’à ces dernières années la mère Paquette qui elle aussi a émigré, a renouvelé ce jour-là, au profit des enfans de Louise et de Marichette, la scène que vous savez. Nous disons jusqu’à ces dernières années, car la mère Paquette, qui est un peu janséniste, soutient, malgré l’avis de son curé, que le carême mitigé que l’on observe maintenant ne sert qu’à damner les gens un peu plus vite, et ne vaut plus la peine qu’on en parle.

Tous les ans dans le mois de juin, Pierre Guérin célèbre à petit bruit dans son église une messe de Requiem, et les deux jeunes familles y assistent avec recueillement. On y prie pour une bonne mère dont l’absence est le seul obstacle que l’on connaisse à un bonheur parfait.

Il faut le dire cependant ; ce bonheur est depuis peu sérieusement menacé : l’orage se forme souvent à l’horizon du ciel le plus pur.

Charles avait senti, dès le commencement, que le plus grand écueil de sa colonisation serait la jalousie, que lui et ses proches pourraient inspirer. Il n’a jamais voulu ni pour lui-même ni pour son beau-frère, ni pour son beau-père d’aucune des charges et des dignités locales. Il n’est ni officier de milice, ni juge de paix, ni marguillier, ni commissaire des petites causes, ni commissaire des écoles ; il a laissé nommer à toutes ces fonctions les habitans les plus respectables. Il y gagne qu’on ne fait jamais rien sans le consulter, et qu’on ne prend guères son avis, sans le suivre.

Malheureusement sa réputation d’homme de bon conseil s’est répandue au loin dans les autres paroisses, et l’on parle fortement de lui déférer la députation au prochain parlement……

Bons lecteurs, et vous aimables lectrices, si vous vous intéressez à lui et à sa jeune famille, priez le ciel qu’il leur épargne une si grande calamité !……


FIN.