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Comptes rendus de l’Académie des sciences/Tome 1, 1835/24 août

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SÉANCE DU LUNDI 24 AOÛT 1835.
PRÉSIDENCE DE M. Ch. DUPIN, VICE-PRÉSIDENT.



CORRESPONDANCE.

M. Lucien Piette, pharmacien de Toulouse, soupçonne qu’un agent impondérable acide est le principe du choléra. Il recommande donc, comme un préservatif assuré contre la maladie, de boire le matin, à jeun, et le soir avant de se coucher, deux cuillerées d’eau de chaux étendues dans un verre d’eau sucrée. Il veut encore qu’on se lave toutes les 24 heures les mains et la figure avec cette même eau de chaux et que chaque semaine on prenne un bain général dans lequel on jettera deux onces de sous-carbonate de soude. M. Piette a découvert ce mode de traitement à priori : aucune expérience, jusqu’ici, ne lui en a démontré l’efficacité.

M. Carde, avocat, écrit de Miellan (Gers), que le choléra est une véritable peste ; qu’il en a tous les caractères ; qu’on doit en chercher les causes dans des miasmes qui s’infiltrent, qui pénètrent partout. Les anciens, dit-il, détruisaient ces miasmes meurtriers, en allumant autour des villes des feux de bois odoriférans. Les modernes arriveront bien plus sûrement au même résultat en recourant à l’art de la Pyrotechnie. Le moyen préservatif de M. Carde serait donc de lancer des milliers de fusées, de serpenteaux, en tous sens, au sein des villes, dans les habitations, au milieu des campagnes.

M. Foucart, officier de santé à Haubourdin (département du Nord), réclame, contre M. le docteur Gendrin, la priorité d’invention concernant l’emploi de l’acide sulfurique dans le traitement de la colique de plomb. M. Foucart dit qu’il se sert avec avantage de l’éther sulfurique depuis 1831, et cite à l’appui de son assertion plusieurs cas de guérison dont l’un remonte, en effet, au mois de juillet 1831.

M. Barbier adresse pour le concours Montyon, 1o. une Notice sur les salles d’asile, l’instruction familière des enfans du premier âge, des aveugles de naissance et des sourds-muets ; 2o. un Tableau de l’instruction familière des sourds-muets.

Statistique.Caisse d’épargne de Paris.

Nous trouvons dans un rapport présenté aujourd’hui à l’Académie, quelques chiffres relatifs aux opérations de la Caisse d’épargne de Paris, qui nous semblent propres à piquer la curiosité publique.

En 1832, les versemens n’avaient été que de 
3 643 000 francs,
En 1833, ils s’élevèrent à 
8 733 000,
En 1834, la caisse a reçu 
17 239 000.
Le total des dépôts depuis la fondation de la caisse en 1818,
a été de 
80 420 000 francs.

Voici les valeurs de quelques remboursemens annuels :

En 1832 
2 200 000 francs,
En 1833 
3 066 000,
En 1834 
6 497 000.

Les sommes totales dues aux déposans étaient :

À la fin de 1832, de 
6 548 000 francs,
À la fin de 1833, de 
12 581 000,
À la fin de 1834, de 
24 039 000.

Le nombre total des livrets en circulation ou des personnes intéressées dans la Caisse d’épargne de Paris, était de 49 488 à la fin de l’année dernière, ce qui donne un peu moins de 500 fr. pour la valeur moyenne de chaque livret.

Pendant le mois de janvier 1835, sur 2952 déposans, on a trouvé :

945 ouvriers
809 domestiques
204 employés,
42 mineurs avec profession.
Total 
2000

Le mois de février donne un résultat presque identique. Ainsi les deux tiers des déposans appartiennent à la classe pour laquelle la Caisse d’épargne a été instituée.

Physique.Dilatabilité de différentes natures de pierres et de matériaux de construction.

Les physiciens ont fait peu d’expériences sur la dilatabilité des roches et des matériaux de construction. Ils accueilleront donc avec intérêt les résultats suivans, dus à M. Adie d’Édimbourg, que j’emprunte à l’un des articles de la correspondance de l’Académie. Au moment où les architectes mêlent si abondamment dans leurs bâtisses la fonte aux matériaux ordinaires, il importe à tout le monde de rechercher si des dilatabilités très inégales de ces élémens, ne seraient pas une cause sans cesse agissante de destruction.

Dilatations linéaires de diverses substances, pour une variation de température comprise entre
0° et 100° centigrades.
Ciment romain 
0,0014349
Marbre blanc de Sicile 
0,0011041
Marbre de Carrare 
0,0006539
Grès de la carrière de Craigleith 
0,0011743
Baguette de fer fondu tirée d’une barre fondue avec 2 pouces carrés
de section 
0,0011467
Baguette de fer fondu tirée d’une barre fondue sur ½ pouce carré 
0,0011022
Ardoise de la carrière de Penrhyn (pays de Galles) 
0,0010876
Granite rouge de Peterhead 
0,0008968
Pavés de Arbroath 
0,0008985
Granite vert d’Aberdeen 
0,0007894
Briques de la meilleure espèce 
0,0005502
La tige d’une pipe hollandaise 
0,0004573
Poterie de Wedgewood 
0,0004529
Marbre noir de Galway (Irlande) 
0,0004452
Chimie.Réclamation de M. Longchamp, à l’occasion de quelques opinions que M. Robiquet lui a attribuées dans son dernier mémoire sur les Eaux de Néris.

« M. Robiquet avance que tantôt je fais former la barégine par l’action, sur la matière végétale, de l’azote renfermé dans l’eau, tantôt par la décomposition de l’eau, dont les élémens se portent sur cette matière végétale. Je n’ai jamais dit que les élémens de l’eau entrassent pour rien dans la formation de la barégine. Lorsque j’ai eu recours à la décomposition de l’eau, cela a été pour faire porter son hydrogène sur l’azote et former de l’ammoniaque ; son oxigène sur le silicium, pour former de la silice.

» M. Robiquet déclare qu’il ne peut admettre, ainsi qu’on l’a prétendu, que la chaleur des eaux thermales soit due à la décomposition de l’eau par une masse de combustibles métalliques. Jamais je n’ai dit ni laissé entendre quelque chose qui ressemble à l’hypothèse que M. Robiquet repousse.

» M. Robiquet aperçoit une grande dissemblance entre la barégine que j’ai décrite dans un récent mémoire et celle qu’il a observée à Néris, et qu’il montre se développant sous l’influence de l’air et de la lumière. On trouve dans mon Analyse des Eaux de Vichy (pages 25 et 82) des observations qui sont absolument conformes à celles que rapporte M. Robiquet, et dont certainement il n’a pas eu connaissance. »

Médecine.Structure intime du Périnée.

M. Alex. Thomson, D.-M. de l’Université de Cambridge, transmet à l’Académie la série ci-après de conclusions auxquelles il est arrivé dans un travail récent :

1o.Toutes les aponévroses périnéales sont formées par les extrémités tendineuses des muscles de cette région. Il n’est point d’aponévrose dans le sens donné par MM. Velpeau, Gerdy, Blandin ;

2o.Tous les muscles de cette région s’entrecroisent et s’entrelacent vers la ligne médiane, et après avoir traversé cette ligne, se fixent sur les os du côté opposé ;

3o.Quand les faisceaux charnus de ces muscles deviennent tendineux avant d’arriver à la ligne médiane, leur entrelacement vers cette ligne constitue un raphé fibreux. Quand ces faisceaux restent charnus en partie ou en totalité au-delà de la ligne médiane, le raphé fibreux manque en partie ou en totalité ;

4o.Les tubes ou les cavités qui s’abouchent au périnée, tels que le rectum, le vagin, l’urètre, se fixent aux rebords du petit bassin par les terminaisons tendineuses de leurs fibres musculaires longitudinales ;

5o.L’aponévrose superficielle de M. Blandin, est constituée, en avant et en arrière, par des éventails formés par l’expansion des fibres du sphincter anal, après leur entrecroisement à la ligne médiane ; au milieu, par les extrémités tendineuses de quelques-unes des fibres longitudinales du rectum, tournées en dehors et en bas du sphincter et fixées sur les lèvres internes des tubérosités ischiatiques ;

6o.L’aponévrose pelvienne est constituée, en avant, par les fibres tendineuses de la portion pubio-rectale du releveur de l’anus, entremêlées et entrelacées avec les terminaisons tendineuses des fibres obliques du côté opposé de la vessie, qui se fixent, après avoir passé en dehors de l’arcade aponévrotique de M. Velpeau, sur le bord supérieur du petit bassin ;

7o.L’aponévrose moyenne est constituée, en arrière, par les terminaisons fibreuses des faisceaux charnus longitudinaux du rectum ; en avant et dans ce qu’on a nommé à tort le feuillet supérieur de cette aponévrose, par quelques fibres de la vessie qui descendent entre le muscle de Wilson et la partie pubio-rectale du releveur de l’anus, se recourbent en dehors et en bas de cette partie du releveur anal, pour se fixer sur les branches descendantes du pubis et ascendantes de l’ischion ;

8o.Le feuillet inférieur de l’aponévrose moyenne de M. Blandin se compose en avant de l’urètre, de deux ligamens qui s’entrecroisent, et présente un bord angulaire et ouvert. (J’appelle ces deux ligamens ischio-pubiens.) En arrière, le feuillet est formé de deux muscles aplatis de haut en bas qui prennent naissance le long de la lèvre interne de la branche ascendante de l’ischion, et se perdent en arrière sur l’autre côté du rectum, après s’être enlacés sur la ligne médiane entre l’urètre et le rectum. Il y a plus de cent ans que Riolan a décrit ce muscle sous le nom de releveur anal externe. Santonin l’a encore décrit et figuré, mais les anatomistes modernes, ou l’ont passé sous silence, ou bien ont dédaigné les maîtres de l’art ;

9o.Cette partie du muscle bulbo-caverneux qu’on dit se perdre sur le corps caverneux de la verge ou du clitoris, ne s’y perd nullement, mais se fixe par un tendon aponévrotique sur le bord symphyséal de l’os pubis du côté opposé, et constitue une partie de ce que l’on appelle à tort ligament suspenseur de la verge ;

10o.La partie moyenne du bulbo-caverneux qu’on dit se terminer dans la rainure inférieure des corps caverneux, ne s’y termine nullement, mais constitue, en traversant l’espace entre les racines de ces deux corps de bas en haut, la cloison médiane de ce qu’on appelle à tort le ligament suspenseur de la verge ;

11o.Le muscle de Wilson est bien séparé de la partie antérieure du releveur de l’anus, s’entrecroise avec celui du côté opposé en avant et en arrière de la partie membraneuse de l’urètre, et se fixe en arrière sur le rectum, à un pouce et demi au-dessus de la marge anale ;

12o.Il existe un muscle semblable, en forme et en disposition, à celui de Wilson, au-dessous de la prétendue aponévrose moyenne. Il naît de la symphyse pubienne, descend entre la fourche des racines des corps caverneux, entoure la partie sus-bulbeuse de la portion membraneuse de l’urètre, et après un entrecroisement sur la ligne médiane, en arrière et en avant de l’urètre, se termine sur la face antérieure du rectum ;

13o.Il existe un muscle large d’un travers de doigt, qui descend du bord symphyséal du pubis, s’entrelace et s’entrecroise avec le muscle correspondant du côté opposé, passe de haut en bas entre les racines des corps caverneux après avoir contribué à former une partie de la cloison médiane du ligament dit suspenseur de la verge ; il se dirige en travers de la racine du corps caverneux, du côté opposé, entre les muscles ischio-caverneux et cette partie du muscle bulbo-caverneux qu’on dit se perdre sur le corps caverneux, pour se fixer définitivement en dehors de la racine du corps caverneux sur la lèvre externe de la branche descendante du pubis. Ce muscle embrasse la racine du corps caverneux immédiatement en avant de la partie d’où partent en arrière les veines de ce corps : sa fonction est donc d’empêcher le retour du sang, afin de faire gonfler le corps caverneux ;

14o.Les gaînes fibreuses des corps caverneux de la verge, sont formées en entier par les tendons des muscles ischio-caverneux. Ces tendons engaînans s’entrecroisent et s’entrelacent en avant, laissant passer entre les intervalles qui séparent leurs fibres, les fibres des tendons aponévrotiques des muscles qui prennent naissance sur le bord symphyséal des os pubiens ;

15o.L’aponévrose que l’on décrit comme jetée par la lame inférieure de l’aponévrose moyenne du périnée sur la bulbe et le corps spongieux de l’urètre, est constituée des fibres tendineuses et terminales des différentes parties de la masse musculaire connues sous le nom de bulbo-caverneux ;

16o.Les muscles transverses du périnée s’entrecroisent et s’entrelacent en arrière de la bulbe urétrale ; là elles s’entrelacent aussi avec les fibres d’une portion du bulbo-caverneux, et vont se terminer en avant par des tendons aponévrotiques, qui se fixent en haut du muscle releveur de l’anus externe de Riolan, sur la lèvre interne de la branche descendante du pubis, et de la partie antérieure de la branche ascendante de l’ischion ;

17o.La tunique albuginée du testicule se compose des tendons aponévrotiques des muscles crémasters qui forment également la gaîne fibreuse de l’épididyme. Ceci se voit très distinctement sur le cheval ;

18o.Il n’est pas vrai que dans les premiers temps de la vie fœtale le sexe soit douteux ;

19o.Déjà à deux semaines, d’après la détermination des âges de M. Velpeau, laquelle probablement est erronée, le périnée présente chez la femme trois dépressions transparentes, couvertes par l’épiderme qui, en se rompant, donnent naissance à la vulve, à l’orifice de l’urètre et à l’anus. Or il n’est pas vrai que le périnée soit ouvert dans le commencement. Dans le mâle non plus, le périnée n’est jamais ouvert sur la ligne médiane ; le canal de l’urètre et le scrotum ne sont point séparés en deux parties ;

20o.Les organes génitaux intérieurs sont aussi nettement tranchés dans leurs caractères depuis la première période fœtale.

MÉMOIRES PRÉSENTÉS
Chimie. — Action des acides étendus sur le sucre ; par M. J. Malaguti.
(Commissaires, MM. Thénard, Dumas, Robiquet.)

L’objet de l’auteur est de prouver que sous l’influence d’une température qui peut ne pas dépasser le 95e degré centigrade, tous les acides étendus agissent d’une manière identique sur le sucre de canne ; que le résultat de cette action est, 1o. de l’acide ulmique et de l’acide formique, quand il y a présence d’air atmosphérique ; 2o. de l’acide ulmique seulement, lorsque le phénomène se passe sans l’intervention de l’air. M. Malaguti a cru qu’après avoir essayé successivement les acides nitrique, sulfurique, hydrochlorique, phosphorique, phosphoreux, arsénique, arsénieux, oxalique, tartrique, racémique, citrique, il devait lui être permis de généraliser le résultat et d’affirmer que dans le phénomène qu’il étudiait, tous les acides agissent à raison de leur présence matérielle et nullement par leurs principes constituans.

Avant de donner naissance à de l’acide ulmique, le sucre de canne se transforme en sucre de raisin. Quand cette transformation s’est opérée, l’action ultérieure des acides a lieu, même à la température ordinaire.

L’acide ulmique, d’après une analyse de M. Malaguti, est ainsi composé :

Hydrogène 
4,76
Carbone 
57,48
Oxigène 
37,76
100,00
Ce qui correspond à peu près à la formule… .
Mécanique.Mémoire sur les Machines à colonne d’eau de la mine d’Huelgoat, concession de Poullaouen ; par M. Juncker, ingénieur des mines.
(Commissaires, MM. Arago, Navier, Poncelet.)

Le rapport sur ce travail de M. Juncker, devant être fait très prochainement à l’Académie, nous nous contenterons aujourd’hui de la transcription du titre qu’on vient de lire.

RAPPORTS.
Rapport sur un Mémoire ayant pour titre : De la Condensation et de la Raréfaction de l’air, opérées sur toute l’habitude du corps ou sur les membres seulement, considérées sous leurs rapports thérapeutiques ; par M. Th. Junod, D.-M.
(Commissaires, MM. Savart, Double, et Magendie rapporteur.)

À l’aide du vide produit sous une petite cloche appliquée sur la peau, les anciens médecins déterminaient l’afflux rapide du sang vers certains points de la surface cutanée. Que se passe-t-il dans cette opération encore usitée de nos jours ? On l’a ignoré pendant une longue suite de siècles ; il n’a rien moins fallu que les admirables découvertes de la Physique moderne sur la pesanteur de l’air, et celles de la Chimie pneumatique sur la combustion, pour en donner la véritable théorie.

On aurait pu croire que l’énorme pression atmosphérique que supporte le corps de l’homme, et la grande influence de cette pression sur le jeu de nos organes étant connue, les médecins se seraient efforcés depuis long-temps d’y trouver un énergique agent thérapeutique, qui fît en grand ce que la ventouse fait en petit ; il n’en est point ainsi, soit que la Physique entre pour trop peu dans nos études médicales, soit que les esprits aient été détournés de cette direction par les stériles doctrines que chaque année voit naître et mourir. La ventouse est presque le seul appareil dans lequel la pression de l’atmosphère soit employée comme moyen curatif, et on la retrouve à peu près telle qu’elle est décrite dans Celse, livre De re medica, si ce n’est que le verre a remplacé le métal ou l’argile dont se servaient déjà les Égyptiens.

Cependant, et sans doute grâce à l’heureuse diffusion des connaissances physiques, deux médecins anglais, le docteur Clanny, de Sunderland, et le docteur Murray, de Belfast en Irlande, ont récemment essayé, chacun séparément, et à peu près à la même époque, de construire des appareils avec lesquels on pût soustraire un membre ou le corps tout entier à une partie de la pression atmosphérique.

Ces instrumens paraissent avoir été de quelque utilité à l’époque où le choléra sévissait en Angleterre, mais peut-être ne sont-ils pas encore assez perfectionnés et d’une application assez facile pour entrer dans la pratique journalière. Leurs inventeurs eux-mêmes ne semblent en avoir fait usage que dans un petit nombre de cas, et il n’est pas à notre connaissance que d’autres s’en soient servis.

Né dans les Alpes, ayant visité et étudié les principales montagnes de l’Europe, M. le docteur Junod s’est livré jeune encore à une étude sérieuse des effets des variations barométriques sur l’économie animale, et il a conçu le projet de doter la Médecine d’un agent thérapeutique au moins aussi puissant qu’aucun de ceux qu’elle a employés jusqu’ici.

Dans la vue de varier, soit en plus, soit en moins, la pression que le corps de l’homme supporte en raison de l’étendue de ses surfaces cutanées et pulmonaires, M. Junod a fait construire un appareil en cuivre, sorte de boîte sphérique, où une personne assise, peut, dès qu’elle y est hermétiquement renfermée, se trouver en partie soustraite à la pression qu’elle supportait avant d’y entrer, et un instant après y être soumise à une pression beaucoup plus forte. Est-il besoin de dire que dans le premier cas on raréfie au moyen d’une pompe aspirante l’air de l’appareil, et que dans le second on le condense à l’aide d’une pompe à compression ?

Voici ce que l’auteur dit dans son Mémoire des effets de la condensation de l’air sur l’homme bien portant.

« Lorsqu’on augmente de moitié la pression naturelle de l’atmosphère sur le corps de l’homme placé à l’intérieur du récipient, on remarque les phénomènes suivans :

» La membrane du tympan refoulée vers l’oreille interne, devient le siége d’une pression incommode qui toutefois se dissipe peu à peu à mesure que l’équilibre se rétablit, probablement par l’introduction de l’air condensé dans la caisse du tympan à travers la trompe gutturale.

» Le jeu de la respiration se fait avec une facilité nouvelle, la capacité du poumon pour l’air semble augmenter, les inspirations sont grandes et moins fréquentes que dans l’état ordinaire ; au bout de 15 minutes une chaleur agréable se fait sentir à l’intérieur du thorax.

» La circulation du sang paraît modifiée. Le pouls est fréquent, plein et se déprime difficilement ; le calibre des vaisseaux veineux superficiels diminue, et peut même s’effacer complètement, de sorte que le sang, dans son retour vers le cœur, suit la direction des veines profondes. Les fonctions intellectuelles sont excitées, l’imagination est vive, les pensées s’accompagnent d’un charme particulier, et chez quelques personnes il se manifeste une sorte de délire, d’ivresse. Le système musculaire partage cet accroissement d’activité, les mouvemens sont faciles, énergiques, et semblent plus assurés.

» Les actes digestifs, toutes les sécrétions, et particulièrement celles de la salive et de l’urine, s’exercent avec facilité. On dirait que le poids du corps est diminué d’une manière sensible, du moins telle est la sensation qu’éprouve la personne renfermée dans l’appareil. »

Voici maintenant les phénomènes que l’auteur a observés dans le cas de raréfaction de l’air.

Lorsqu’on diminue d’un quart d’atmosphère la pression de l’air dans le récipient, voici ce qui s’observe :

La membrane du tympan se trouve distendue, ce qui cause une sensation passagère analogue à celle qui est causée par la compression.

La respiration est gênée, les inspirations sont courtes et fréquentes au bout de 15 ou 20 minutes ; à cette gêne de respiration succède une véritable dyspnée.

Le pouls est plein, dépressible et fréquent ; tous les ordres des vaisseaux superficiels sont dans un état de turgescence manifeste. Les paupières et les lèvres sont distendues et boursouflées ; assez fréquemment il survient des hémorrhagies avec tendance à la syncope ; la peau est le siège d’une chaleur incommode, la perspiration est abondante. On éprouve un sentiment de faiblesse générale et d’apathie complète ; les sécrétions glandulaires semblent suspendues.

Si l’on fait alterner à diverses reprises la compression avec la raréfaction de l’air sur le même individu, tous les phénomènes produits par ces deux opérations contraires deviennent de plus en plus manifestes.

Vos commissaires ont été témoins des expériences dont parle l’auteur. Il les a répétées à diverses reprises devant eux ; ils ont ainsi pu vérifier la plupart des faits qui viennent d’être énoncés.

Ils ont en outre remarqué avec intérêt les modifications que la voix de la personne soumise à l’expérience dans le récipient subit, soit par la condensation, soit par la raréfaction de l’air. À mesure que la pompe joue pour raréfier l’air, la voix perd de son intensité, et acquiert sous l’influence de la paroi vibrante qu’elle traverse, un caractère étrange. Dans le cas de condensation, elle prend au contraire un éclat, un timbre métallique très prononcé, et non moins extraordinaires.

On voit que ces résultats coïncident avec ceux qui ont été recueillis soit sur le sommet des hautes montagnes ou dans les ascensions aérostatiques, soit dans les mines profondes, ou sous la cloche à plongeur. Nul doute que renfermé dans l’appareil de M. Junod, où l’air condensé ou raréfié se renouvelle sans cesse par un mécanisme très simple, on ne puisse avoir la plupart des sensations qu’éprouvent les aéronautes quand ils s’élèvent à une certaine hauteur, et un instant après une partie de celles qui naissent sous la cloche à plongeur.

Tel est l’appareil avec lequel M. Junod augmente ou diminue sur le corps entier, et par conséquent sur les surfaces cutanées et pulmonaires, la pression de l’atmosphère. C’est en agissant à la fois sur les deux surfaces que son appareil diffère de ceux qui ont été imaginés en Angleterre par MM. Murray et Clanny ; ces derniers portent exclusivement leur action sur la peau, le poumon restant en libre communication avec l’air extérieur par un tuyau séparé.

Toutefois, sous le point de vue médical, cet appareil ne paraît jusqu’ici susceptible d’aucune application, mais placé dans un cabinet de physique, il pourrait fournir l’occasion d’expériences curieuses et d’observations utiles.

Il n’en est pas de même des instrumens que M. Junod propose pour opérer le vide autour des membres ou pour y condenser l’air. Ces instrumens sont entre nos mains depuis près d’un an, et l’un de vos commissaires en a fait un fréquent usage à l’Hôtel-Dieu de Paris dans le traitement de plusieurs maladies graves.

Ces instrumens consistent en des cylindres creux fermés d’un bout par un robinet ; ils sont assez spacieux pour admettre soit le bras, soit la cuisse tout entière ; ils s’adaptent par des ajutages de diamètres divers à la partie la plus volumineuse du membre, de manière à tenir le vide. Ces cylindres appliqués tantôt aux quatre membres simultanément, tantôt à deux ou même à un seul, communiquent par de longs tubes imperméables à une pompe qui peut alternativement et à volonté enlever l’air ou en apporter. À ces instrumens s’adapte un petit manomètre qui permet de juger du degré de condensation ou de raréfaction de l’air intérieur des cylindres.

Lorsqu’ils sont employés à faire le vide, ces cylindres ne sont à vrai dire que des ventouses, mais de dimension centuple des ventouses ordinaires, et agissant sur une surface cutanée infiniment plus étendue que nos petites cloches ; ils produisent par conséquent des effets beaucoup plus considérables. À l’Hôtel-Dieu, les élèves les qualifient de ventouses monstres : il serait sans doute mieux de leur laisser le nom de leur inventeur.

Les effets en sont prompts, énergiques et dignes de tout l’intérêt des médecins. Pour le prouver, il suffira de dire que souvent la pâleur du visage et la syncope en suivent immédiatement l’application. L’explication de leur manière d’agir est toute mécanique et très simple, c’est l’effet des ventouses en grand. En soustrayant par ce moyen sur une large étendue de la peau une partie de la pression atmosphérique, les liquides et surtout le sang se déplacent ; ils abondent là où ils sont moins pressés, et abandonnent par conséquent les points où ils supportaient une pression plus forte. On comprend dès lors la décoloration du visage dont je viens de parler, ainsi que la syncope. Il arrive là ce qui a lieu dans le cas d’une hémorrhagie considérable, avec cette importante différence, que le sang est bien soustrait à la circulation par l’action de l’instrument, mais cette soustraction n’est pas définitive, ce n’est qu’un emprunt. En effet, dès qu’on permet à la pression atmosphérique de reprendre son équilibre, le sang détourné et resté stationnaire pendant quelques instans, rentre dans le cours de la circulation, et l’ordre se rétablit dans cette fonction si judicieusement nommée vitale.

Appliquées sur un seul membre, les ventouses de M. Junod ont un effet dérivatif des plus prononcés ; mais quand elles sont placées simultanément sur les deux bras et les deux cuisses, et que le vide y est soutenu à sept ou huit centimètres, les effets sont d’une énergie effrayante ; la circulation du sang est permise ou suspendue à la volonté de celui qui fait jouer la pompe ; de là la syncope qui suit presque immédiatement et presque toujours cette quadruple application.

Il n’est certes pas nécessaire d’indiquer ici dans quelles circonstances on devra mettre en usage les cylindres de M. Junod ; tout praticien ne regardera-t-il pas comme une nouveauté bienfaisante un moyen mécanique et certain d’attirer à l’instant vers les membres le sang dont la congestion ou l’épanchement peut causer de si prompts et de si grands ravages dans les organes de la tête, de la poitrine ou de l’abdomen, sans avoir ensuite à redouter les conséquences trop souvent funestes de la perte d’une grande quantité de ce liquide.

M. Junod, avons-nous dit, fait aussi servir ses cylindres à comprimer l’air autour du membre, avec l’intention d’en refouler le sang vers les organes intérieurs ; il assure avoir remédié à des accidens qui, tels que la syncope, les hémorrhagies considérables, les pertes utérines, ont pour cause la privation du sang. Il affirme que la compression par l’air s’oppose aux engorgemens locaux et sanguins qui suivent les contusions, les entorses. Nous n’élevons aucun doute à cet égard, tout ce qu’avance M. Junod nous paraît d’une saine logique ; mais d’abord, nous n’avons pas été témoins de semblables faits, et par conséquent nous ne les admettons que sur la parole de l’auteur ; et ensuite nous dirons que la compression de l’air autour des membres est d’une exécution difficile, car dès qu’elle surpasse même de très peu la pression extérieure, l’air de l’appareil se fait jour au point de contact du cylindre et de la peau, et il faut pomper avec rapidité et énergie, et par suite d’une manière très fatigante, pour fournir de l’air autant qu’il s’en échappe. La compression qui, pour être efficace, devrait être soutenue pendant un temps assez long, ne peut ainsi durer que quelques secondes.

En résumé, les cylindres de M. Junod et la pompe qui s’y adapte, nous paraissent une importante acquisition pour la thérapeutique, surtout lorsqu’ils sont employés pour raréfier l’air ; et parce que nous mettons beaucoup d’intérêt à ce que cet appareil se propage et devienne usuel, nous engageons l’auteur à le rendre aussi peu dispendieux que possible, afin que, semblable à la ventouse, il soit dans les mains de tous les médecins, et que soumis ainsi à un très grand nombre d’essais dans des circonstances très différentes, on puisse définitivement fixer le rang qu’il doit prendre parmi les agens thérapeutiques.

Nous avons l’honneur de proposer à l’Académie de donner son approbation aux appareils de M. Junod. (Ces conclusions sont adoptées.)

LECTURES.
Astronomie.Comète de Halley.

M. Arago rend compte verbalement des observations de la comète périodique de Halley qui ont été faites à l’Observatoire de Paris. Aussitôt que la position de la lune permit d’espérer que le nouvel astre serait visible, M. Arago invita les trois élèves astronomes que le Bureau des Longitudes lui a donnés pour collaborateurs (MM. Eugène Bouvard, Laugier et Plantamour), à le chercher avec assiduité. Ces jeunes gens l’ont aperçu le 20 août, vers les 2 heures du matin. Depuis il a été déjà observé quatre fois. Dès que les étoiles qui ont servi de points de comparaison auront été reconnues et exactement déterminées, M. Arago s’empressera de communiquer à l’Académie les ascensions droites et les déclinaisons de la comète. Ces positions, au reste, seraient peu propres, en ce moment, à diriger les astronomes dans le choix des divers élémens de l’orbite, puisque toutes celles de ces courbes qu’on a tracées sur les cartes célestes, s’entrecroisent vers la région que l’astre parcourt aujourd’hui.

La comète est encore très faible ; de temps à autre on entrevoit des indices d’un noyau central ; on n’a aperçu jusqu’ici aucune trace de queue. M. Arago a estimé que la nébulosité pouvait avoir 2 minutes de diamètre. D’ici à peu de jours, quand cette nébulosité sera visible avec un chercheur, ou lunette de nuit, les astronomes et même les simples amateurs pourront se livrer avec fruit aux mesures photométriques très simples que M. Arago a déjà signalées il y a quelques années (Annuaire de 1832, 2e édition) et dont il rappelle les principes. Ces mesures semblent devoir conduire à la solution de cette question importante, que l’absence de toute phase tranchée dans plus de 130 comètes, a laissée jusqu’ici dans le vague :

« Les comètes sont-elles lumineuses par elles-mêmes ; ou bien, comme les planètes, ne brillent-elles que de la lumière du soleil réfléchie ? »

Chimie.Question chimique proposée par M. Biot.

« Lorsqu’on propose d’appliquer à une science déjà faite un procédé d’observation nouveau, fondé sur des considérations qui ont été jusque alors étrangères à cette science, il est tout simple que les personnes qui la cultivent se montrent peu disposées à en faire usage, et à lui accorder l’idée d’utilité que son inventeur lui attribue.

» Celui-ci ne doit donc pas être taxé de présomption, si, pour montrer cette utilité, il s’attaque à quelque question que les méthodes usitées n’ont pas encore résolue, et s’il propose à ceux qui les emploient de traiter cette question comparativement avec lui.

» En considérant la variété presque infinie et toujours croissante des combinaisons que la Chimie parvient à opérer, surtout parmi les produits les plus complexes où un grand nombre de principes divers sont en présence ; en voyant la facilité souvent excessive avec laquelle ces principes s’unissent ou se séparent, sous des modifications de circonstances en apparence très légères, on est conduit à soupçonner que des conditions d’état physique qui nous semblent pareilles peuvent, par fois, être moléculairement fort dissemblables, de manière à entraîner des différences d’action chimique, où nous ne supposions que des identités.

» Par exemple, lorsqu’un produit, surtout un produit complexe, de ceux que l’on appelle organiques, est dissous dans l’eau, il peut arriver que les groupes atomiques qui le composent, soient simplement disséminés parmi les groupes qui constituent l’eau, sans que les propriétés moléculaires individuelles des uns ni des autres soient changées : alors il y a seulement mélange.

» Mais il peut aussi arriver que, dans d’autres cas, les groupes atomiques qui constituent les deux corps, s’unissent dans certaines proportions, de manière à former autant de groupes atomiques nouveaux doués de propriétés spéciales. Alors il y aura ce que l’on appelle en Chimie combinaison ; et l’on peut la concevoir telle, qu’elle existe seulement dans l’état liquide du système ; en sorte qu’on ne pourra la découvrir en chassant l’eau par l’évaporation ou la chaleur, parce que la combinaison se désunirait.

» Je crois être sur la voie d’une méthode qui distinguerait dans beaucoup de cas ces deux états de combinaison ou de mélange que la Chimie a tant d’intérêt à discerner ; mais du moins je suis certain qu’il existe un cas où cette distinction est nette et facile. C’est celui de l’acide tartrique dissous dans l’eau. Voici donc la question que je propose à ce sujet aux chimistes.

» Lorsque des cristaux d’acide tartrique pur sont dissous dans des proportions d’eau diverses, entre les températures centésimales de 22 à 26°, qui sont celles qui ont naturellement lieu en ce moment, y a-t-il combinaison ou mélange ? c’est-à-dire, le système actuel des deux corps, dans cet état de solution aqueuse, a-t-il ou n’a-t-il pas des propriétés moléculaires dépendant des proportions qui le constituent ? et, s’il en a de telles, peut-on assigner la loi physique qui les définit, ou les exprime, pour chaque proportion donnée des deux corps ?

» Si j’étais assez heureux pour attirer l’attention et les recherches des chimistes sur cette question simple, je ne doute pas que l’application des procédés dont ils disposent, n’en fît sortir des connaissances très utiles et des conséquences très remarquables. En attendant d’eux cette épreuve, je demande la permission à l’Académie de déposer ici, dans un paquet cacheté, la solution que j’ai obtenue de la question dont il s’agit et je la prierai de vouloir bien en faire l’ouverture dans sa première séance de décembre. »

Chirurgie.Des Fongus de la Vessie ; nouveaux moyens de traitement de cette maladie ; par M. Leroy d’Étiolle.
(Commissaires, MM. Serres, Roux et Breschet.)

M. Leroy résume lui-même en ces termes le travail qu’il a soumis à l’Académie :

1o.Les fongus de la vessie, lorsqu’ils existent avec des calculs, ne sont pas un empêchement absolu à la lithotritie ou à la taille ;

2o.Il est prudent d’éviter de léser les fongus de la vessie lorsqu’ils ne causent pas de douleur, et surtout lorsqu’ils n’apportent pas de trouble dans l’acte de l’émission de l’urine ;

3o.Si l’une des circonstances ci-dessus porte le chirurgien à agir, je pense qu’il devra tenter l’effet de la compression avant de passer à l’emploi de moyens plus énergiques, mais plus dangereux ;

4o.Les moyens d’enlever tout ou partie des fongus me semblent, sous le rapport de leur opportunité, devoir être rangés dans l’ordre suivant : la ligature, la trituration, la cautérisation, l’excision, et enfin l’arrachement.

Anatomie. Recherches sur l’origine de l’allantoïde ; par M. Coste.
(Commissaires, MM. Magendie, Serres et Roux.)

L’auteur se propose d’établir que l’allantoïde ne saurait être considérée comme une membrane spéciale, distincte, mais qu’elle est un appendice cœcal d’une autre membrane (la vésicule blastodermique), formée avant elle. Ainsi, suivant M. Coste, la vésicule ombilicale, l’allantoïde et la peau externe de l’embryon, constituent un tout continu, ou pour mieux dire ne sont que les trois lobes dont se compose la vésicule blastodermique.

Zoologie. — Notice sur la Seiche à six pattes de Molina et sur deux autres espèces de Seiches signalées par cet auteur ; par M. de Férussac.

L’auteur s’est d’abord proposé d’éclaircir l’histoire de la sepia hexapodia de Molina. Ses conclusions sont que cette espèce est complètement apocryphe ; que la prétendue seiche à six pattes est un insecte du genre spectre auquel Frézier, copié depuis par Molina, a attribué à la suite d’une confusion de noms, la bourse de noir du mollusque appelé Poulpe.

La Seiche tunicata du même Molina, lequel la décrivait comme étant couverte, depuis les pieds jusqu’à la queue, outre sa peau ordinaire, d’une seconde enveloppe diaphane en forme de tunique, deviendra le Loligo-gigas de M. d’Orbigny. En effet, lorsque ce calmar est mort, il s’enfle ; sa peau extérieure se gonfle, se détache, et ressemble à une enveloppe diaphane au milieu de laquelle l’animal serait renfermé.

Venant enfin au calmar à griffes, à la sepia unguiculata de Molina, M. de Férussac prouve que cet auteur avait emprunté tout ce qu’il dit de l’animal à une note de Bancks insérée dans le premier voyage de Cook.

La séance est levée à 5 heures.

A.

Bulletin bibliographique.

L’Académie a reçu dans cette séance les ouvrages dont voici les titres :

Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des Sciences, année 1835, no 3, in-4o.

The philosophy of manufactures, by M. Andrew Ure ; London, 1835, in-8o.

Memorias de la real Academia de la historia ; tome 6, Madrid, 1821, in-4o.

Effemeridi della cometa di Halley calcolate seconde i diversi elementi dei signori Damoiseau e Pontécoulant ; Rome, 1835, in-4o.

Voyage dans l’Inde ; par M. V. Jacquemont ; 4e livraison, in-4o.

Projet pour la direction de l’aérostat, par les oppositions utilisées ; par M. P. Ferrand ; Paris, 1835, in-8o. (M. Savart est chargé d’en rendre un compte verbal.)

Chasse et Pêche de gros animaux, principalement des baleines et autres cétacés, au moyen de l’acide prussique ; par M. Gifflard ; Dieppe, 1835.

Théorie mathématique des effets du jeu de billard ; par M. G. Coriolis ; Paris, 1835, in-8o. (M. Mathieu est prié d’en rendre un compte verbal.)

Traité de Médecine pratique ; 4e livraison, 15 août 1835, in-8o.

Notice sur les Salles d’asile ; par M. C. Barbier ; Paris, 1835, in-8o. (Cet ouvrage est renvoyé, sur la demande de l’auteur au concours Montyon de 1836.)

La République sous les formes de la Monarchie ; Paris, 1832, in-8o.

Mémoire sur l’art d’organiser l’opinion ; par M. J.-A.-F. Massabiau ; Paris, 1835, in-8o.

Annales de Chimie et de Physique ; par MM. Gay-Lussac et Arago ; tome 57, mai 1835 ; in-8o.

Annales de la Société d’Émulation du département des Vosges, tome 2, 2e cahier, Épinal, 1835, in-8o.

Annales de la Société d’Agriculture, Arts et Commerce du département de la Charente ; tome 17, no 3, Angoulême, 1835, in-8o.

Annales de la Société d’Horticulture de Paris ; tome 17, in-8o.

Mémorial encyclopédique et progressif des Connaissances humaines ; 5e année, no 55, in-8o.

Magasin Zoologique, publié par M. F.-E. Guérin ; in-8o.

Gazette médicale de Paris, no 34.

Gazette des Hôpitaux ; no 98–100.

Gazette de Santé, no 104.

Errata
No 2. Page 30, ligne 7 en remontant, la Terre, lisez la température de la Terre
Page 32, ligne 9 en remontant, il sera, lisez il serait