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Considérations sur la France/Chapitre IX

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les uns pour les autres. La crainte et la défiance produisent la délibération et la froideur. Le soldat, qui n’est pas électrisé par son officier, est encore plus découragé : le lien de la discipline reçoit ce coup inexplicable, ce coup magique qui le relâche subitement. L’un tourne les yeux vers le payeur royal qui s’avance ; l’autre profite de l’instant pour rejoindre sa famille : on ne sait ni commander ni obéir ; il n’y a plus d’en«  semble.

C’est bien autre chose parmi les citadins : on va, on vient, on se heurte, on s’interroge : chacun redoute celui dont il auroit besoin ; le doute consume les heures, et les minutes sont décisives : partout l’audace rencontre la prudence ; le vieillard manque de détermination, et le jeune homme de conseil : d’un côté sont des périls terribles, de l’autre une amnistie certaine et des grâces probables.. Où sont d’ailleurs les moyens de résister ? où sont les chefs ? à qui se fier ? Il n’y a pas de danger dans le repos, et le moindre mouvement peut être une faute irrémissible : il &ut donc attendre. On attend ; mais le lendemain on reçoit l’avis qu’une telle ville de guerre a ouvert ses portes ; Page:Considérations sur la France.djvu/178 Page:Considérations sur la France.djvu/179 Page:Considérations sur la France.djvu/180 Page:Considérations sur la France.djvu/181 Page:Considérations sur la France.djvu/182 Page:Considérations sur la France.djvu/183 Page:Considérations sur la France.djvu/184 Page:Considérations sur la France.djvu/185 Page:Considérations sur la France.djvu/186