Correspondance de Voltaire/1749/Lettre 1940

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Correspondance : année 1749
Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 36p. 558).

1940. — DE STANISLAS,
roi de pologne, duc de lorraine et de bar.
Le 9 janvier.

Peut-on s’attendre, mon cher Voltaire, qu’une si maudite cause produise un si bon effet ? Je vous fais savoir toute l’horreur de la calomnie, et vous me dites tout ce qui est de plus flatteur pour moi Il est certain qu’à juger de ce livre[1] par sa noirceur, il doit faire votre panégyrique, l’envie effrénée n’attaquant que le mérite. Je ne saurais cependant, malgré le mépris qu’on doit en avoir, qu’être touché sur tout ce qui regarde votre réputation. Elle m’est chère par l’amitié et la haute estime avec lesquelles je vous suis affectionné.

Stanislas, roi.
  1. Le Voltairiana ; voyez la note, tome XXII, page 76.