Correspondance de Voltaire/1761/Lettre 4551

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Correspondance : année 1761
Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 41p. 302-303).

4551. — À M. LE CONSEILLER LE BAULT[1].
À Ferney, pays de Gex, 23 mai.

Monsieur, il ne s’agit pas toujours de vin de Bourgogne ; on a quelquefois du vin d’absinthe à avaler. Je vous supplie de perdre un quart d’heure à lire ces pièces, de les communiquer à monsieur le procureur général, à qui je ne prends pas la liberté d’écrire, mais dont j’implore la protection avec la vôtres[2].

Quand ces pièces auront été lues, je vous supplie, monsieur, de les faire donner à M. l’avocat Arnoult, afin qu’il fasse au nom de Mme Denis, dame de Ferney, du curé de Ferney, et de la commune, tout ce qui sera de droit.

Nous nous mettons tous sous la protection de la cour.

J’ai l’honneur, etc.

  1. Éditeur, Th. Foisset.
  2. Il s’agissait du procès fait par Voltaire à l’officialité de Gex, au sujet de l’église bâtie par le philosophe à Ferney. L’officialité avait, je crois, interdit cette église pour diverses irrégularités canoniques commises à l’occasion de sa construction. Voltaire appelait comme d’abus de la sentence de l’official devant le parlement de Dijon. (Note du premier éditeur).