Correspondance de Voltaire/1761/Lettre 4562

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Correspondance : année 1761
Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 41p. 311).
4562. — À M. LEKAIN.
Aux Délices, 2 juin[1].

Mon cher Roscius, vous n’êtes pas heureux, et à vous rien. Et ce privilège[2] ? est-ce moins que rien ? Ne le lâchez point pourtant sans que Prault petit-fils vous paye. Ma santé est bien faible, et il y a grande apparence que je ne serai plus excommunié ; mais, à ma place, vous aurez force jeunes gens qui se damneront volontiers avec vous. Mes respects à maître Le Dain, quand vous le verrez ; pour le sieur Dardelle, c’est un mécréant avec lequel je ne veux avoir aucun commerce. Je vous embrasse de tout mon cœur, et vous exhorte à faire votre salut le plus tôt que vous pourrez. V.

  1. C’est à tort que Beuchot a mis cette lettre à l’année 1762 ; elle est de 1761. (G. A.)
  2. Sans doute celui de Tancrède.