Correspondance de Voltaire/1762/Lettre 5092

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Correspondance : année 1762
Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 42p. 290).

5092. — À M. DEBRUS[1].
23 (novembre.)

J’envoie à M. Debrus ce paquet de factums avec une lettre de Mme Calas[2]. Ce mémoire fait un grand effet sur le public ; ceux de MM. Mariette et Beaumont n’en font pas moins sur l’esprit des juges. Les demoiselles Calas ne sont point encore relâchées, malgré la promesse de M. de Saint-Florentin ; je n’en suis fâché que pour la mère. Il faudra bien qu’elle triomphe, et alors ses filles sortiront de prison par une belle porte.

Mille compliments à MM. de Végobre. V.

  1. Éditeur, A. Coquerel. — Autographe. L’adresse est : « À monsieur, monsieur Bruce, derrière le Rone (sic). »
  2. C’est sans doute le mémoire pour Donat, Pierre et Louis Calas, par Loyseau de Mauléon. L’ordre où sont placés ces trois noms est assez singulier ; on fait figurer en tête le dernier des quatre fils, l’enfant dont Voltaire admira si vivement la grâce et l’ingénuité ; on ne nomme qu’après lui Pierre, le compagnon de captivité de leurs parents, accusé comme eux et détenu plus longtemps que sa mère. Louis, dont on avait obtenu le consentement, mais qu’on n’estimait pas, figure le dernier. (Note du premier éditeur.)