Correspondance de Voltaire/1763/Lettre 5128

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Correspondance : année 1763
Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 42p. 327).

5128. — DE LOUIS-EUGÈNE,
prince de wurtenberg
Renan, 8 janvier.

Le marquis de Genti, monsieur, s’est acquitté à son retour de Ferney de la commission dont vous m’avez fait l’honneur de le charger, avec cette politesse qui lui paraît naturelle, et avec toute la chaleur de l’amitié que vous avez su lui inspirer.

Je sens tout le prix des offres qu’il vous a plu de me faire faire par lui. J’y suis sensible comme je le dois, monsieur ; mais certes je n’en abuserai pas, et parce que je serais au désespoir de paraître importun à une personne que j’aime tant que vous, et parce que les engagements que j’ai pris m’ont déjà fixé ailleurs. Mais je profiterai avec empressement du bonheur que j’ai d’être dans votre voisinage, et je compte, si vous voulez bien l’agréer, rendre mardi prochain mes devoirs à mon ancien maître et ami.

Je me réjouis d’avance du plaisir que j’aurai de vous renouveler de bouche les assurances sincères de la tendre amitié et de la haute estime avec lesquelles je n’ai jamais cessé d’être, monsieur, votre, etc.


Louis-Eugène, duc de Wurtemberg.