Coups d’ailes/Mes frères les oiseaux

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Bibliothèque de l’Action française (p. 153-154).

Mes frères les oiseaux


« Mes frères les oiseaux, allons, faites silence.
« Voici venir le soir ; dormez, mes babillards ».
Mais les oiseaux, sans écouter la remontrance,
Emplissaient tous les nids de leurs propos bavards.

« Mes frères les oiseaux, la sainte obéissance
« Est bien douce vertu pour pauvres et richards.
« Qui sait la pratiquer fait preuve de vaillance.
« Devant les insoumis, Dieu voile ses regards. »


Ainsi pariait un soir de mai, François d’Assise,
Avant de se coucher sur son rude grabat
Couvert d’un peu de paille et sans pièce de drap…

Et le calme régnait comme dans une église ;
Car les oiseaux du ciel, pour rester ses amis,
Avec le bon François s’étaient tous endormis.