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Description de la Chine (La Haye)/Avertissement

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Scheuerleer (Tome Premierp. lxv-lxxx).

AVERTISSEMENT


SUR CETTE ÉDITION.



A peine cette Description de la Chine eut-elle été donnée au Public, à peine même y fut-elle annoncée, que des Personnes qui n’en connoissoient pas tout le prix, en portèrent un jugement peu favorable. Quelques-uns accusèrent l’Auteur de ne dire, & de ne pouvoir dire, que ce qui avoit déjà été dit longtems avant lui ; quelques autres, qui crurent, sur de frivoles prétextes, pouvoir mépriser entièrement cet Ouvrage, peu contens d’en marquer leur mépris depuis la publication qui s’en est faite à Paris, le poussèrent même jusques sur l’Édition que nous publions : c’est ainsi que souvent on loue ou l’on blâme les choses avant que de les bien connoître.

Ces jugemens précipitez ont rendu nécessaire l’Avertissement que nous donnons à cette heure. Nous espérons d’y faire voir, que le Père du Halde a travaillé ſur une matière toute nouvelle, & sur un plan tout nouveau : nous indiquerons ensuite où l’on peut trouver l’Analyse de son Ouvrage, & nous ferons connoître, enfin, les améliorations qu’on a procurées à l’Edition de Hollande ; ce qui établira la préférence qu’elle mérite sur celle de France.

Pour dissiper les préjugez où ſont quelques Personnes, que le Père du Halde ne dit & ne peut dire rien de nouveau dans sa Description de la Chine, nous croyons qu’il suffit d’exposer les titres de divers Ouvrages qui ont été publiez au sujet de ce vaste Empire : on pourra même regarder ce Catalogue comme un Essai de Bibliothèque Chinoise, ainsi nous le mettrons à la fin de cet Avertissement. En comparant les titres de tous ces Ouvrages avec celui du Père du Halde, qui n’est rien moins que trop fastueux, on reconnoîtra facilement que la Description de la Chine et de la Tartarie Chinoise, publiée par ce sçavant Jésuite, mérite l’attention des Curieux, & l’approbation des Gens de bon goût.

Quant à l’Analyse de ce même Ouvrage, que nous avons promis d’indiquer, il nous suffit de renvoyer les Curieux au Journal des Sçavans de l’année passée & de l’année présente [1]. On y verra un Extrait exact, détaillé, & impartial des quatre Tomes. Nous nous contenterons seulement d’observer, qu’à la fin de l’Extrait du quatrième, le sçavant Journaliste semble avoir voulu prévenir tout le monde contre notre Édition, par un Raisonnement qu’il exprime de la manière suivante : « Ou l’Édition de Hollande, dit-il, sera sans Cartes ; & dès là elle sera privée de ce qui fait le principal mérite de celle de Paris, ou, si l’on y trouve des Cartes, continue-t-il, la forme d’in 4° qu’elle doit avoir ne permettant pas de leur donner ni la netteté ni l’étenduë convenables, elles ne serviront qu’à jetter dans l’erreur ceux qui les consulteront ». Les Gens sensez n’auront pas de peine, si je ne me trompe, à voir la foiblesse de cette objection. Si l’on avoit retranché les Cartes de la Description de la Chine, on auroit réellement retranché, par cela même, une partie considérable de l’agrément & de l’utilité de cet important Ouvrage : Aussi les avons-nous toutes conservées, comme elles sont dans l’Édition de Paris, & qui plus est, nous leur avons donné la même forme. Ainsi l’argument du Journaliste porte à faux. Une différence notable néanmoins, qu’il n’a pas prévue, consiste dans l’arrangement. Pour n’être pas obligez de plier les Cartes afin de les placer dans le Corps de l’Ouvrage, nous les avons mises séparement en forme d’Atlas, en y ajoutant un titre, à l’imitation de l’Atlas Sinensis du Pere Martini, Nous donnerons bientôt un compte détaillé des autres avantages que nos Cartes ont sur celles de Paris ; mais en attendant nous croyons pouvoir dire ici, sans exaggerer, que celles de notre Édition l’emportent autant sur les Cartes gravées en France, que ces dernières l’emportent sur toutes celles de ces Pays éloignez qui ont paru jusqu’à présent, sans en excepter l’Atlas du Pere Martini, lui-même.

Avant que d’en venir là, nous devons indiquer ce que nous avons fait pour donner à notre Édition un degré de perfection qui manquoit à la précédente. Ce n’est pas à notre avis, une amélioration médiocre, que les Rubriques marginales que nous avons mises par tout. On y voit d’un coup d’œil de quoi il s’agit dans chaque page ; ce qui soulage extrêmement l’attention des Lecteurs, & sert à trouver plus aisement les endroits que l’on cherche. L’Édition de Paris est parsemée de parenthèses souvent d’une longueur excessive : nous les avons toutes mises en forme d’explications au bas des pages[2]. Il nous paroît inutile de nous justifier sur ce changement. Pour peu que l’on connoisse la délicatesse des Lecteurs intelligens, on sçait que les parentheses font un effet très-désagréable dans le discours : ainsi nous n’avons point hézité à les déplacer. Nous ne doutons pas même que le Père du Halde ne nous en eût épargné la peine, si des occupations indispensables lui eussent permis de veiller à l’Édition de son Livre. Si nous voulions faire l’énumération de toutes les autres améliorations semblables que nous avons faites, nous excéderions les bornes d’un simple Avertissement. On nous permettra néanmoins de faire remarquer, que nous avons fondu en une les quatre Tables des Matières qu’on trouve dans l’Édition de Paris, où l’on a donné à chaque Volume sa Table particulière ; On ne nous contestera pas le mérite de ce changement ; l’agrément & l’utilité s’y rencontrent, & nous sommes comme assurez qu’il aura l’approbation générale. Que l’on jette les yeux sur l’article de Cang-hi , on y verra comme un abrégé du Règne de ce grand Empereur de la Chine : ce qu’on ne peut voir dans l’Édition de Paris qu’en consultant, l’un après l’autre, quatre Volumes énormes ; il en est ainsi du reste. Nous avons fait la même chose pour les Tables des Mots Chinois & Tartares, que nous avons réduites en une, & que nous avons augmentées de plus de la moitié en parcourant l’Ouvrage.

Nous venons maintenant à ce qui regarde spécialement les Cartes, qui ont été un des principaux objets de nos soins.

Il en est des Cartes de l’Édition de Paris comme de la plupart des entreprises, où l’envie de produire quelque chose de nouveau partage & distrait celui qui travaille, & où l’exécution dépendant de plusieurs personnes, qui ne prennent pas la chose également à cœur, il s’y glisse souvent bien de choses qui ne répondent pas exactement à l’intention de l’Auteur. Quoiqu’on ne doute point que tout ce que le Père du Halde a reçu des Missionaires de la Chine ne soit de la dernière exactitude, & que ce Père n’ait donné tous les soins possibles à l’Édition qui s’est faite à Paris ; il paroît néanmoins que les Personnes sur lesquelles il a dû nécessairement se reposer pour le soin d’exécuter bien de choses, n’y ont pas apporté une attention égale à la sienne. Par bonheur pour son Ouvrage, M. d’Anville, Géographe ordinaire du Roi, qui s’est déjà fait une belle réputation par son sçavoir, ainsi que par la propreté & la justesse de ses ouvrages, a bien voulu se charger des Quatre grandes Cartes générales. Ces Cartes, où l’on reconnoît d’abord la main d’un Maître, ont été dressées sur les mêmes Mémoires qui ont servi aux Cartes particulières, & sur les originaux de celles-ci, qui sont venus de la Chine. Quelle différence cependant des unes aux autres ! Mais, sans nous arrêter à faire voir la préférence que les premières, c’est-à-dire les Cartes de M. D’Anville, méritent à tous égards sur les particulières, qui ont été gravées à Paris par diverses mains moins habiles ; nous passons à ce que nous avons promis de dire touchant notre Édition.

Les Curieux qui voudront se donner la peine de confronter les deux Éditions, appercevront d’abord dans nos Cartes particulières des Provinces de la Chine, qu’on y a suppléé un grand nombre de Noms qui ont été oubliez dans celles de Paris, quoique les lieux mêmes y soient marquez dans leur juste position ; ils verront quantité de lieux ajoutez, les uns avec leurs noms, & d’autres sans noms, qui ne se trouvent point absolument dans les Cartes de Paris, surtout le long des routes qu’on y a tracées, quoique supprimées ou oubliées dans l’Édition de France : additions qu’on a cru nécessaires, pour rendre les Cartes plus exactement conformes à l’Ouvrage même, particulièrement aux Journaux des Voyages, & à la Table des Longitudes & des Latitudes qui se trouve dans le dernier Volume, il en est de même des Cartes particulières de la Tartarie, dans lesquelles nous avons de plus distingué, autant qu’il a été possible, non seulement les limites générales de ce vaste Pays, principalement aux endroits où il confine avec les Tartares soumis à la Russie ; mais aussi celles qui séparent les quatre Nations principales qui reconnoissent la domination de l’Empereur de la Chine, les Mantcheoux, les Mongols ou Mongous, les Kalkas & les Eluths ou Calmoucs. Nous avons aussi ajouté les noms particuliers des Peuples qui habitent ces divers États, & marqué par de petits Étendarts le nombre des Banieres qu’ils compofent : le tout conformément à l’Ouvrage & aux Cartes générales de M. d’Anville. Les améliorations faites dans les Cartes particulières du Thibet, consistent en partie dans l’addition de plusieurs noms oubliez, & en partie dans des éclaircissemens tirez, soit de la Carte générale, soit de l’Ouvrage même. Les routes y étoient à quelques petits changemens près. Cette raison jointe à ce qu’elles se trouvoient toutes tracées dans les Cartes générales, excepté celle de la Chine, n’a pas peu contribué à nous faire prendre le parti, de marquer toutes celles qu’on voit dans les autres Cartes, pour les rendre en cela uniformes ; outre que c’est conduire le Lecteur comme par la main dans la lecture des Journaux des voyages. On verra dans la suite les additions très considérables que nous avons faites à la Carte du Royaume de Corée. Nous ne disons rien d’une infinité de noms corrompus ou mal gravez que nous avons rectifiez, principalement dans les Cartes particulières de la Chine. Le Père du Halde, parlant dans sa Préface de celles de l’Édition de Paris, y reconnoît lui-même ce défaut qu’il rejette sur la diversité de la prononciation Chinoise & Portugaise. Cet aveu nous a porté à y remédier par tout où nous avons cru pouvoir le faire avec sureté. Pour les Cartes générales, nous y avons peu touché, & celle du Voyage du Capitaine Beerings paroît sans le moindre changement.

Voilà en peu de mots la différence des Cartes de l’une & de l’autre Édition. Il nous reste de justifier nos améliorations, & d’indiquer, en détail, les sources où nous avons puisé, pour rendre nos Cartes plus exactes & plus conformes à l’Ouvrage, que ne le sont celles de France.

Nous commençons par la Corée. Ce Royaume qui occupe une grande feuille, dans laquelle on doit naturellement s’attendre à quelque chose de plus particulier, que ce que l’on trouve dans la Carte générale de la Tartarie, paroît au contraire privé d’un avantage que M. d’Anville a jugé essentiel, puisqu’il le lui a donné dans la Carte générale. C’est de la division de ce Royaume en Provinces que nous prétendons parler. Pour remédier à ce défaut, nous avons suivi la Carte générale, & nous nous sommes conformez à ce qui est dit de la Corée sur la fin du quatrième Volume de l’Ouvrage. Ne craignant point de nous égarer en suivant ces guides, nous avons marqué les limites de chaque Province, en y ajoutant leurs noms. De plus, dans la Province de Pin-ngan, vers l’embouchure du fleuve Ya-lou kiang, nous avons suppléé les noms de plusieurs Villes, qui se trouvent omis dans la Carte Françoise, quoique la situation y en soit marquée. Nous les avons tirez de la première Feuille particulière de la Tartarie Chinoise. Elle nous a aussi fourni tous les noms des rivières qui se jettent dans le fleuve dont nous venons de parler, ainsi que quantité d’autres qui se voyent vers le bord occidental & septentrional de notre Carte de la Corée, & qu’on chercheroit en vain dans l’Édition de Paris. Ce que nous avons ajouté dans la Province de Hien-king, & le long de ses frontières du côté de l’ancien Pays des Mantcheoux, est pris de la seconde Feuille particulière de la Tartarie. C’est ainsi que nous avons augmenté la Carte de la Corée de plus de cent-cinquante noms.

En parcourant ainsi toutes les Cartes, l’une après l’autre, on seroit surpris du grand nombre de changemens que nous y avons faits, pour les rendre meilleures : mais il suffira d’en tirer de chacune un exemple pour en donner une idée.

Commençons par la Chine. La Carte de la Province de Chan-tong est la première que le hasard nous fait tomber sous la main. On y verra d’abord deux routes différentes. L’une offre une partie de celle que tinrent les Pères Bouvet, Fontaney, Gerbillon, le Comte & Visdelou, lorsqu’ils allèrent de Ning-po à Peking ; & l’autre présente le chemin que fit dans cette Province le Père Bouvet, lorsqu’il fit le voyage de Peking à Canton. En les traçant nous avons suivi les Journaux qu’on trouve dans le premier Volume pag. 73. & 113. À la première de ces deux routes nous avons ajouté le Village & le nom de Hong-bia-pou, sur la frontière de Kiang-nan, & un peu plus haut, la Bourgade & le nom de Li-kia-chuang. Quatre lieues au-delà d'Y-tcheou, nous avons marqué, par un simple zéro, un gîte où couchèrent les Missionaires, & dont le nom ne se trouve point dans le Journal. Par la même raison le zéro que nous avons placé à quelque distance de Sin-tai hien, est demeuré sans nom ; mais un peu plus loin, à la sortie des montagnes, on voit le Bourg de Tan-kou-tien, dont la position & le nom ont été suppléez. Quant à l’autre route, qui descend de Te-tcheou vers la Province de Kiang-nan, les situations & les noms de Tong-kieou-ell près de Po-pin-bien, de Sia-kia-y à quatre lieuës en deçà de la Ville de Yen-tcheou fou, de Kiai-ho-y trois lieues & demie avant que d’arriver à Teng-hien, & de Lin-tching-y près du grand Canal sur la frontière de Kiang-nan ; ces endroits, dis-je, qui font autant de stations de poste, ont été entièrement omis dans les Cartes de Paris. Outre ces additions, il y en a deux autres. Ce sont les noms des Villages ou Bourgs de Tai-tchuang-tsi, à l’endroit où le grand Canal entre dans la Province de Kiang-nan, & de Tsing-hai-oei, sur un cap qui avance dans la Mer d’Orient, au 36. degré de Latitude. Nous les avons suppléez sur la foi de la Table des Longitudes & des Latitudes, qui est vers la fin du quatrième Volume. On avoit négligé de marquer les confins & le nom de la Province de Ho-nan ; nous y avons remédié, afin de prévenir la fausse idée que les Provinces de Pe-tche-li & de Kiang-nan seroient seules limitrophes de celle de Chan-tong. Parmi les changemens faits dans cette Carte, les deux plus considérables sont, celui du nom de Tong yang, au lieu duquel nous avons mis celui de Tong-hai, qui signifie Mer d’Orient, & celui du zéro qui marquoit la Ville de Pin-yuen-hien, en la place duquel nous avons donné la marque d’une petite Ville. Le premier est conforme à la Carte générale de la Chine qui écrit Tong-hai, & à la signification du mot de Hai celui de Yang voulant dire toute autre chose que Mer, suivant l’explication des mots Chinois ajoûtée à l’Ouvrage. La qualité de Ville, indiquée par le mot Hien, & confirmée à la page 90. du premier Tome, justifie le second.

On ne pourra de même confronter les deux Éditions de la Cinquième Feuille particulière de la Tartarie Chinoise, sans y remarquer une différence notable. Les Pays ou Districts qu’elle représente ne sont séparez dans celle de Paris par aucune marque de limites, & se trouvent par conséquent confondus. Nous avons ajoûté cette distinction, d’autant plus nécessaire, que ces Pays ont été moins connus jusqu’à présent. La Carte générale de la Tartarie nous a servi de guide à cet égard. À la page 72. du Tome IV. le Père du Halde, faisant le dénombrement des Banieres que composent les Tartares Mongous, parle entre autres des Pays de Cortchin, de Tourbedé, de Tchalei & pag. 73. de ceux d’Arou-Cortchin & d’Ou-tchou-moutchin. Ces noms, ainsi que les Banieres qui manquent dans l’Édition de Paris, se trouvent dans la notre, conformément à l’endroit cité, & à la Carte générale. Mais quoique cette dernière ne marque point les Bannières des Tartares Kalkas, nous n’avons pas hézité à indiquer celles qui doivent entrer dans cette feuille. Elles au nombre de sept, & leur position ainsi que celle du Lac ou Étang Tuené Omo a été déterminée sur ce que l’Auteur en rapporte à la page 505. du IV. Tome. Un supplement plus considérable encore, c’est la route que tirent les Commissaires de l’Empereur en 1698. pour aller tenir les États des Kalkas. La description de ce long & pénible voyage commence à la page 483. du dernier Tome ; mais on ne trouve dans cette Carte que ce que le Père Gerbillon en dit, depuis la page 497. jusqu’à la 507°, Horohon-pirai-poro-bojo, Habirhan, Paroltchi-tou-nor, Anghirta-fira-pouritou-nor, Iptartai-nor, Queigben-elesou, Hoeitou-tafihao-nor, Tchaptou-nor, Pouir-y-oulan-ergui, Kerlonni-altroi-emou, endroits où les Commissaires passerent, sont exprimez dans la Carte générale & dans le Journal du Père Gerbillon, mais il n’en paroît pas la moindre trace dans la Carte de l’Édition de Paris. L’endroit où se tint la première Assemblée des États Kalkas sur la rivière d’Ourson, ainsi que les rivières de Hara-oussou, & de Houdou étant pareillement omis sur cette route, nous y avons remédié en distinguant le premier par une tente, avec une explication historique à côté, & en suivant, pour les deux dernières, le Journal pag. 497. & 498. du IVe Tome. Le petit bout de route qu’on voit au bas du titre de cette Feuille, fait partie de celle que firent les Pères Gerbillon & Pereyra en 1689. & l’on peut voir là-dessus la page 205. du même Tome. C’est à la page 19. de ce même Tome encore, que nous avons pris la remarque ajoutée aux rivières d’Arom dans le Pays de Solon, de Nemer dans celui de Tagouri, de Song & de Corsin qui se jettent dans le fleuve Saghalien-oula, que l’on y pèche des perles : addition qui ne paroîtra pas superflue, vu sa singularité. Outre le nom du Gouvernement de Kirin-oula, nous avons aussi ajouté le nom & la position de Nouchon cajan, sur le fleuve Songari-oula, suivant le Catalogue des Longitudes & des Latitudes Tome IV. pag. 605. Les routes enfin qui passent par le Gouvernement de Kirin-oula, par le Pays des Mongous & celui de Tagouri ont été tracées sur la Carte générale.

Passons au T H I B E T. La Quatrième Feuille particulière de ce Pays représente des contrées assez désertes. Il paroît plus impardonnable d’omettre quoi que ce soit dans ces sortes de Cartes qu’en d’autres qui sont fort remplies de noms & de lieux. C’est cependant ce que le Graveur de Paris a fait. Les noms des rivières Esthiné-pira, Tai-tong-ho, Conten-sira-cheri, Tolun-pira, Sira-toro-cheri, Courin-antsai, Paha-tom-kol ; ceux des lacs ou étangs Paha-omo, Conké, Tcharing-omo ; ceux des montagnes Coulan-tabahan, Cojolai-tabahan, Kontachian-tabahan, Koteri-tabahan, Tchaha-hata, Couisun-toulouhai, dont les deux dernières surtout remarquables, étant situées dans le grand lac de Hohonor, qui communique son nom à toute une Nation de Tartares ; ceux, enfin, du fort Ping-siao-y & du pagode Tomker, l’un & l’autre sur la rivière Poro-tchonkec-pira : tous ces noms, dis-je, que M. d’Anville marque expressement dans sa Carte générale, & qui, par conséquent, se trouvent dans l’original, manquent dans la Carte particulière de l’Édition de France, & ont été suppléez dans la notre. Les routes, étant marquées, dans les autres Cartes particulières du Thibet, par un double rang de petites lignes brisées, & y en ayant même dans celle-ci une de cette façon ; afin de rendre tout uniforme, nous avons doublé celle qui se voit à gauche vers le bord septentrional de la Carte. C’est par manière d’éclaircissement que nous avons mis le nom de la Province de Chen-si à deux endroits qui avancent si fort dans ce Pays, qu’on pourroit les prendre pour des terres qui apartiennent aux Tartares Hohonor, La rivière Tchaiteng qui coule vers l’Ouest, périt insensiblement dans les sables du vaste désert Cobi ; particularité que nous avons ajoutée d’après la Carte générale, ainsi que le nom même de ce désert. Une rivière peu considérable à la vérité & sans nom, mais représentée dans la Carte générale, & omise dans la feuille particulière, a été rétablie dans notre Édition sur le bord occidental du Lac Tcharing ; vers l’Est duquel on voit encore un petit bout de route, ajouté conformément à la même Carte générale. C’est encore sur elle que nous avons marqué les limites qu’on voit depuis un bout de muraille, qui s’étend du bord méridional du fleuve Hoang-ho, jusques sur les frontières de Chen-si. Enfin, nous avons rectifié plusieurs Chiffres le long de l’échelle qui borde la Carte ; sans autre autorité que celle du jugement, qui suffit pour corriger en ceci la pure inadvertence du Graveur.

Quoique nous nous bornions a ces quatre Cartes, elles ne sont pas les seules auxquelles nous avons fait des améliorations importantes ; nous ne les avons pas même choisies parce que notre exactitude y paroît avec plus d’avantage. Toutes les autres différent plus ou moins de l’Édition de Paris. Mais comme cet essai peut suffire pour donner une idée de la manière dont nous nous sommes conduits dans la notre ; on épargne aux Lecteurs un plus ample détail. Il ne leur seroit pas moins ennuyeux qu’inutile, & pour peu d’attention qu’ils donnent à la lecture de cet Ouvrage, tel que nous le publions, nous sommes persuadez, qu’il n’y en aura pas un seul qui ne nous rende justice.

Il ne nous reste qu’à donner le Catalogue des Livres que nous avons promis dès l’entrée de cet Avertissement. Le voici :


D. Schemeringii Novazembla, five descriptio trium navigationum à Belgis in Chinam & Indiam Orientalem iter affectantibus, susceptarum. Flissingæ 1531. 4°

Historia della China, da Giovanni Gonzalez di Mendoza. Roma. 1586. 4°. Ce Livre a été imprimé en Latin, Francfort 1589. en Espagnol, Anvers 1596.

Historia del gran Regno della China. Venezia 1587. 8°. Ce Livre a paru en François à Rouen 1614.

Descriptio omnium Insularum, Regionum & Provinciarum totius Indiæ Orientalis, ex variis Autoribus in unum corpus redacta. Francofurti 1598. sol. cum fig.

M. Henningii de Regno Chinae Historiarum libri. Francofurti. 1599. 8°.

Historia de las Missiones que han hecho los Religiosos de la Compania de Jesus, para predicar el Santo Evangelio en la India Oriental, y en los Reynos de la China, y Jappon, por Luis de Guzman. Alcala 1601. fol.

Recentissima de Regno Chinae & morte Taicosama, Japoniorum Monarcha, &c. relatio, per Missionarios Jesuitas.Moguntiæ 1601. 8°.

Historia de la entrada de la Christianidad en el Japon, y China, &c. traduzida dal Latin del R Horacio Turselino, por el P. Pedro de Guzman. Valladolid 1603. 4°.

Relazione della grande Monarchia della China, del P. Alvaro. Roma 1613. 4°.

Nicolai Trigautii de expeditione Christiana apud Sinas suscepta a Societate Jesu Libri quinque, ex commentariis M. Ricci. Augustæ Vindelicorum 1615, 4°. Ce Livre a été imprimé en Espagnol à Seville 1621.

Regni Chinensis descriptio ex variis Auctoribus. Leidæ 1639. 16°.

Imperio de la China, y cultura Evangelica en el por los Religiosos de la Compania de Jesus, por el P. Alv. Semmedo. Madrid 1642. 4°.

Dello stato temporale del Empero de la China por el P. Alv. Semmedo. Madrid. 1642. 4°. Ce Livre parut en François à Paris 1645.

Martini Martinii Historia belli Tartarici. 12°. Ce Livre a été imprimé en François à Paris 1654. & en Hollandois à Delft 1654.

Miranda naturæ in Sina & Europa. 1655. 4°. Imprimé en Allemand à Francfort 1656. & en Hollandois à Utrecht 1682.

Novus Atlas Sinensis à Martino Martinio descriptus, cum tabulis Geographicis. Amstelodami 1655. forma Atlantica. Il fait un Volume de l’Atlas de Blaeu.

Nicolai Longobardi Epistola de statu Regni Sinensis.

Mart. Martinii Historia Sinica vetus ab origine gentis ad Christum natum. Amstelodami 1659. 8°.

Theoph. Spizelius de re litteraria Sinensium. Lugduni Batavorum. 1661. 12°.

L’Ambassade de la Compagnie Orientale des Provinces Unies vers l’Empereur de la Chine ; illustrée d’une Description générale & exacte des Villes, Bourgs, Villages, Ports de mer,&c. & autres lieux plus considérables de toute la Chine, par Jean Nieuhof. Leide 1665. fol. avec figures. Cet Ouvrage parut en Hollandois à Amsterdam 1665. en Allemand peu de tems après & en Latin à Amsterdam 1668.

Divers Voyages d’Alexandre de Rhodes en la Chine & autres Royaumes de l’Orient. Paris 1666. 4°.

Athan. Kircheri China monumentis illustrata. Amstelodami 1667. fol. cum figuris æneis. Il a paru en Hollandois à Amsterdam 1668. & en François Amsterdam 1670.

Relation du Voyage d’Evert Isbrand envoyé du Czar vers l’Empereur de la Chine. Amsterdam 1669. 8°. Ce Livre a paru en Anglois à Londres 1706. 4.°. avec une Description de la Chine par un Auteur Chinois, d’après l’édition qui s’en est faite en Hollandois dans le même format à Amsterdam 1704. sous la direction du fameux Bourgemaître Witlen.

An historical Essay endeavoring a probability that the language of the Empire of China is the primitive language, by John Webb. London 1669. 8°.

Dappers Gezantschappen naar China. Amsterdam 1670. fol. met plaaten.

Histoire de la Conquête de la Chine par les Tartares, traduite de l’Espagnol de M. de Palafox. Paris 1670. 12°.

Marci Pauli, Veneti, de Regionibus Orientalibus libri tres. Berolini 1671. 4°.


La Science des Chinois par Intorcetta.
La Vie de Confucius.
Viaggio del P. Grueber da China in Europa.
Gruberi Tartarica & Sinica.
Ces petits ouvrages & quelques autres ont été recuiellis en un volume in folio & imprimez à Paris 1672.

Relacao do estado politico e spiritual do Imperio da China, por P. Francesco Rogemont. Lisboa 1672. 4°. Imprimé en Latin à Louvain 1673. 8°.

Verwaarloost Formosa. Amsterdam 1675. 4°. met plaaten.

Tratados historicos, politicos, ethicos y reiigiosos de la Monarchia de China, con descripcion breve de aquel Imperio, y exemplos raros de Emperadores y Magistrados en el, por Domingo Fernandez Navarrete. Madrid 1676. fol.

Andr. Cleyeri Medicina Chinensium ex pulsibus & lingua. Augustæ Vindel. 1681. 4°. cum fig.

Lettre écrite de la Chine, où l’on voit l’état présent du Christianisme dans cet Empire &c. Paris 1682.

Andr. Cleyeri Specimen Medicinæ Sinicæ, ad mentem Sinensium. Francofurti. 1682. 4. cum fig.

Curieuse Aanmerkingen der byzonderste Ooft en West-Indische verwonderens-waardige Dingen, nevens die van China, enz. door S. de Vries. Utrecht 1684. 4°. met plaaten.

Dissertation critique, où l’on tâche de faire voir par quelques exemples l’utilité qu’on peut retirer de la langue Chinoise pour l’intelligence de divers mots & passages difficile de l’Ancien Testament, par Phil. Masson.

Dissertation critique sur la Langue Chinoise &c, adressée à M. Reland, Professeur en Langues Orientales à Utrecht.

Dissertation sur la littérature Chinoise, par M. Fourmont.

Catalogus Patrum Societatis Jesu, qui post obitum S. Fr. Xaverii ab anno 1581. in Imperio Sinarum Jesu Christi fidem propagarunt ; ubi singulorum nomina, ingressus, prædicatio, mors, sepultura, libri Sinice editi, recensentur : è Sinico latine redditus a Patre Phil. Couplet. Parisiis 1686. 8°.

Confucius, Sinarum Philosophus ; sive scientia Sinensis latine exposita, studio & opera Patrum Societ. Jesu, & jussu Ludovici Magni : adjecta est tabula Chronologica Sinicæ Monarchiæ. Parisiis 1687. fol.

Relation nouvelle de la Chine, contenant la Description des particularitez les plus considerables de ce grand Empire, traduite du Portugais du P. Gabr. de Magalhaens par le Sr. B** (l’abbé Bernou). Paris 1688. 4°. Ce Livre est aussi imprimé en Latin.

La Morale de Confucius, Philosophe de la Chine. Amsterdam 1688. 12°.

Histoire d’une Dame Chrétienne de la Chine, où par occasion sont expliquez les usages de ce Peuple, rétablissement de la Religion, les manières des Missionaires, & les exercices des nouveaux Chrétiens. Paris 1688. 12°.

Andr. Mulleri de Sinensium rebus Epistola. Jenæse 1689. 12°.

Histoire de Dom Jean de Palafox, & des différends qu’il a eus avec les Jésuites au sujet des affaires de la Chine. 1690. 12°.

Histoire des deux Conquérans Tartares qui ont subjugué la Chine, par le P. d’Orléans. Paris 1690.

Observations physiques & mathématiques envoyées des Indes & de la Chine à l’Académie Royale des Sciences par les PP. Jésuites, avec les réflexions de Mrs. de l’Académie & les notes du P. Gouye. Paris 1692. 4°.

Histoire des différends entre les Missionaires Jésuites d’une part, & ceux des Ordres de S. Dominique & de S. François de l’autre, touchant le Culte que les Chinois rendent à leur Maître Confucius, à leurs Ancêtres & à l’Idole Chin-hoang. 1692 12°.

Voyages en divers États d’Europe & d’Asie pour découvrir un nouveau chemin à la Chine, &c ; avec une Description de la Grande Tartarie & des Peuples qui l’habitent. Paris 1693. 8°.

Historia Nerdiludii, hoc est dicere trunculorum, cum quibusdam aliis Arabum, Persarum, Indorum, Chinensium, & allarum Gentium ludis, auctore Th. Hyde. Oxonii 1694. 8°.

Andr. Mulleri opuscula nonnulla Orientalia une volumine comprehensa, scilicet : Historia Sinensis ; Monumentum Sinicum ; Hebdomas observationum de rebus Sinicis ; Commentatio alphabetica de Sinarum Magnæque Tartariæ rebus ; Nomenclator Imperii Sinensis geographicus ; Basilicon Sinense, primos homines, Reges & Imperatores Sinensium exhibens ; &c. Francofurti 1695. 4°.

Chronologie der Chinesischen Kayser aus der Chinesischen Sprache ins Teutsche übersetzet durch Christ. Mentzelius. Berlin 1696. 4°.

De magno Sinarum Imperio, Dissertatio, autre Erico Roland. Holmiæ 1697. 8°.

Portrait Historique de l’Empereur de la Chine présenté au Roy par le P. Bouvet. Paris 1697. 8°.

Nouveaux Mémoires sur l’état présent de la Chine par le P. Louis le Comte. Paris 1696. 12°. avec fig. Imprimé en Hollandois à la Haye 1698. 4°.

L’Empereur de la Chine avec toute sa Cour en Habits ordinaire & de cérémonie. Paris fol. Ouvrage qui ne consiste qu’en figures en taille douce, avec une explication historique sur chaque planche.

Histoire de l’Édit de l’Empereur de la Chine, en faveur de la Religion Chrétienne, par Ch. le Gobien. Paris 1698. 8°.

Land-en Water-Reizen uit Muskovien naar China, door Brand. Tiel 1699. 12°.

Apologie des Dominicains Missionaires de la Chine ; ou Réponse au livre du P. le Tellier, intitulé : Défense des nouveaux Chrétiens, & à l’Éclaircissement du P. le Gobien sur les honneurs que les Chinois rendent à Confucius & aux morts, par le P. Alexandre. Cologne 1699. 12°.

Histoire de l’Empire de la Chine, par le P. Bouvet. La Haye 1699. 12°.

Prosperi Intorcettæ testimonium de Cultu Sinensi. Parisiis 1700. 8°.

Historia Cultus Sinensium ; seu varia scripta de Cultibus Sinarum, adjuncta appendice Scriptorum Patrum Soc. Jesu de eadem controversia, ejusdemque Historiæ continuatione. Coloniæ 1700. 8°.

Conformité des Cérémonies Chinoises avec l’Idolâtrie Grecque & Romaine, pour servir de confirmation à l’Apologie des Missionaires Dominicains, par un Religieux, Docteur, &c. Cologne.

J. Dom. Gobiani Dissertatio apologetica de Sinensium ritibus politicis. Leodii 1700. 8°.

Lettre de Louis Cicé aux Jésuites sur les Idolâtries de la Chine. Cologne 1700. 8°. avec fig.

Fr. Xaverii acta de Sinensium ritibus politicis. Parisiis 1700. 8°.

Franc. Furtado informatio. antiquissima de praxi Missionariorum Sinensium Soc. Jesu, circa ritus Sinenses. Parisiis 1700. 8°.

Apologia pro Decreto Alexandri VII. & praxi Jesuitarum circa ceremonias, quibus Sinæ Confucium & Progenitores mortuos colunt. Lovanii 1700. 8°.

Lettre à Monsgr. le Duc du Maine sur les Cérémonies de la Chine. 1700. 12°.

Nouveaux Mémoires sur l’État présent de la Chine par le P. Louis le Comte. Paris 1701. 8°. avec fig.

Lettres d’un Docteur de l’Ordre de S. Dominique sur les Cérémonies de la Chine au P. le Comte, Jésuite. Cologne 1701 8°.

Lettre de Messieurs des Missions étrangères au Pape sur les Idolâtries & Superstitions Chinoises. 8°.

Six Lettres d’un Docteur : ou Relation des Assemblées de la Faculté de Théologie de Paris, tenues en Sorbonne sur les opinions des Jésuites, touchant la Religion, les Cultes, & la Morale des Chinois, avec la censure de cette Faculté. Cologne 1701. 8°.

Lettre de M. Maigrot à M. Charmot au sujet de la Religion des Chinois. 1701.

Imperii Sinarum & rerum in eo notabilium Synopsis, à Phil. Couplet exhibita.

Tabula Chronologica Monarchiæ Sinicæ, à Phil. Couplet concinnata. Viennse Austr. 1703. 12°.

Description de l’Isle de Formose en Asie. Amsterdam 1705. 8°. avec fig.

Considerazioni sulla Scrittura intitulata, Riflessioni sopra la causa della Cina. Roma 1709. 4°.

Difesa dei giudizio formato della S. Sede Apostolica nel di 20. Nov. 1704. intorno ai Riti e Ceremonie Cinesi. Torino 1709. 4°.

Mémoires pour Rome sur l’état de la Religion Chrétienne dans la Chine. 1709. 4°.

Suite de ces Mémoires. 1710. 8°.

Joh. Franci Veronica théezans ; id est, collatio Veronicæ Europæ cum Thé Chinico. Lipsiæ 12°.

Risposta dei Signori delle Millioni stranieri alla protesta ed alle riflessioni dei Padri Giesuiti intorno il sacrificio Cinese. Roma 1710. 4°.

Réflexions sur le Culte de la Chine par Faquinelli, avec la Réponse. 4°.

Apologia delle risposte date del Procuratore del Cardinale di Tournon, alli cinque Memoriali dei Padre Provana intorno il sacrificio Cinese, contro le osservazioni fatte sopra di esse, da un Autore anonimo. Roma. 1710. 4°.

Mauritius Afgoden-dienst der Jesuiten in China. Amsterdam 1711. 8°.

Examen des faussetez sur les Cultes Chinois avancées par le Père Jouvenci, traduit d’un Ecrit Latin, composé par le P. Minorelli. Cologne 1714. 8°.

Relation de la nouvelle persécution de la Chine, jusqu’à la mort du Cardinal de Tournon. 1714. 12°.

Anciennes relations des Indes & de la Chine avec des remarques. Paris 1718. 12°.

Specimen doctrinæ veterum Sinarum moralis & politicæ, excerptum è libellis Sinicæ gentis classicis opera G. B. Bulffingeri. Francofurti 1724. 8°.

Journal de la résidence du Sieur Lange à la Cour de la Chine. Leide 1726. 12°.

Christ. Wolffii oratio de Sinarum Philosophia practica, notis uberioribus illustrata, Francofurti 1726. 4°.

G. J. Unverzagt Reise-Beschreibung der Gesandschaft von Petersburg nach China. Lubeck 1727. 8°. mit Kupfern.

Esame e diffesa del Decreto dal Cardinale di Tournon sopra le cose dell’ Imperio della China. Roma 1728. 4°.

Observations mathématiques, agronomiques, physiques &c. tirées des anciens Livres Chinois, & rédigées par le P. Souciet. Paris 1729. 4°. avec fig.

  1. (a) Nous citons ici les Éditions de France & de Hollande du Journal des Sçavans. La prémière fait mention de la Description de la Chine dès l’année 1735 ; l’autre n’a commencé à en parler qu’en 1736.
  2. (a) On peut consulter entr’autres les pages 114. 116. 117. 118. du Tome II. Les Notes de ces pages se trouvent dans le Texte de l’Édition de Paris.