Description de la Chine (La Haye)/De la Province de Hou quang

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Scheuerleer (Tome Premierp. 199-207).


SIXIÈME PROVINCE
DE L'EMPIRE DE LA CHINE

HOU QUANG


Cette grande province est placée au milieu de l’empire entre les provinces de Ho nan, de Kiang nan, de Kiang si, de Quang tong, de Quang si, de Koei tcheou, de Se tchuen, et de Chen si. Le grand fleuve Yang tse kiang la traverse d’occident en orient, et la divise en deux parties, l’une septentrionale, et l’autre méridionale.

La partie septentrionale contient huit fou ou villes du premier ordre et soixante villes, tant du second que du troisième ordre. La partie méridionale comprend sept fou ou villes du premier ordre, et cinquante-quatre autres villes, tant du second, que du troisième ordre, sans compter les bourgs, les villages et les villes de guerre.

La plus grande partie de cette province est un pays plat, qui consiste en des rases campagnes arrosées de toutes parts de ruisseaux, de lacs, et de rivières. On y pêche une infinité de toutes sortes d’excellents poissons et l’on prend grand nombre d’oiseaux sauvages sur ses lacs.

Les campagnes y nourrissent des bestiaux sans nombre : la terre y produit toutes sortes de grains et de fruits, surtout des oranges et des citrons de toutes les espèces. Ses montagnes sont très abondantes, les unes en cristal, d’autres en simples et en herbes médicinales ; il y en a d’où l’on tire quantité de talc, et plusieurs autres sont couvertes de ces vieux pins, propres à faire ces grandes colonnes, que les architectes chinois emploient dans leurs plus beaux édifices. On y trouve de l’or dans le sable de ses rivières, et des torrents qui descendent des montagnes, avec des mines abondantes de fer, d’étain, de totenague, et de semblables métaux.

Il s’y fait quantité de papier des bambous qui y croissent, et l’on voit dans ses campagnes beaucoup de ces petits vers qui produisent de la cire, de même que les abeilles produisent le miel. Enfin elle est si abondante en toutes sortes de choses, qu’on l’appelle communément le grenier de l’empire, et c’est un proverbe parmi les Chinois, que la province de Kiang si peut fournir un déjeuner à la Chine, mais que celle de Hou quang a elle seule de quoi la nourrir toute entière.

Il y avait autrefois dans cette province un grand nombre de princes descendants de la famille impériale de Hong vou, mais cette famille si nombreuse, a été presque entièrement éteinte par les Tartares.


PARTIE SEPTENTRIONALE
DE LA PROVINCE DE HOU QUANG.


Première ville et capitale de la province. VOU TCHANG FOU


C’est en même temps la capitale, et de toute la province, et de la partie septentrionale nommée Hou pe, où réside le tsong tou des deux parties de cette province. Elle a sous sa juridiction particulière une ville du second ordre, et neuf du troisième.

Vou tchang est comme le centre de tout l’empire, et le lieu d’où il est plus aisé de se répandre dans les autres provinces. De cette ville, jointe à celle de Han yang, qui n’en est séparée que par la largeur du fleuve Yang tse kiang, et de la petite rivière de Han, il se forme le lieu le plus peuplé, et du plus grand abord de la Chine.

On peut comparer l’enceinte de cette capitale à celle de Paris ; et la ville de Han yang, qui par un de ses faubourgs, vient jusqu’à la pointe du confluent des rivières de Han et d’Yang tse kiang, ne le cède point aux villes les plus peuplées de France, telles que sont Lyon, par exemple, ou Rouen. Joignez à tout cela un nombre incroyable de grandes et petites barques, qui s’étendent partie dans le Kiang, partie dans le Han, de la
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longueur de plus de deux lieues de France. On n’y compte jamais moins de huit à dix mille bâtiments, parmi lesquels il y en a à centaines qui sont aussi longs et aussi hauts de bord, que la plupart de ceux qu’on voit à Nantes.

Certainement, quand on ne considérerait que cette forêt de mâts, qui borde le beau fleuve Yang tse kiang, large en cet endroit, c’est-à-dire, à 150 lieues au moins de la mer, d’environ une lieue, et toujours assez profond pour les plus grands vaisseaux, il y aurait de quoi être surpris ; mais lorsqu’en montant sur quelque hauteur, on vient encore à découvrir cette vaste étendue toute couverte de maisons, on croit à peine ce que l’on voit, ou du moins on croit voir en ce genre la plus belle chose du monde.

On peut juger par le nombre de rivières, par la quantité de lacs, dont cette province est arrosée, quelle doit être sa fertilité, et combien la facilité de commercer avec tout l’empire, par le moyen du grand fleuve Yang tse kiang, doit lui apporter de richesses.

Ce qu’elle a encore de singulier, c’est le beau cristal que fournissent ses montagnes, les abondantes récoltes qu’on y fait du meilleur thé, et le débit prodigieux du papier de bambous qui s’y fabrique.


HAN YANG FOU. Seconde ville.


Cette ville, qui n’est séparée que par le fleuve Yang tse kiang de la capitale, et qui est située outre cela sur les bords de la rivière de Han, qui lui donne son nom, a au dedans de son enceinte, et au dehors plusieurs lacs très poissonneux, et où l’on prend quantité d’oies sauvages. Sa situation, et le grand abord qui s’y fait de toutes les marchandises de l’empire, enrichissent extrêmement ses habitants.

Plusieurs espèces d’oranges et de citrons y croissent. Mais ces fruits ne viennent guère à une parfaite maturité. Elle est remarquable par une tour fort haute, qui fut élevée autrefois en l’honneur d’une fille, dont l’innocence et la vertu furent justifiées, à ce qu’on dit, par un prodige tout à fait extraordinaire. Han tchuen hien est la seule ville qui soit de sa dépendance : elle est toute entourée de lacs et de rivières.


NGAN LO FOU Troisième ville.


C’est sur les bords de la rivière de Han, que cette ville est bâtie dans une vaste plaine, également agréable et fertile. Son commerce avec les villes célèbres, dont je viens de parler, contribue beaucoup à la richesse et au bonheur de ses habitants. D’ailleurs elle n’a rien de particulier qui la distingue des autres villes de la province, Elle compte sous sa juridiction deux villes du second ordre, et cinq du troisième.


SIANG YANG FOU. Quatrième ville.


Cette ville est située sur les bords de la même rivière de Han, et a les mêmes avantages que la précédente, pour son commerce, et pour se procurer toutes les commodités de la vie. On amasse quantité d’or dans le sable de ses rivières, et il y a apparence qu’on en trouverait de riches mines dans ses montagnes, s’il était permis de les creuser.

On en tire de la pierre d’azur, du vitriol, et une pierre verte, qui est de grand usage pour la peinture. On y trouve quantité de vieux pins, dont on fait ces colonnes, qui soutiennent la charpente des plus vastes édifices. Les montagnes, dont une partie de son territoire est couverte, rendent le pays raboteux, et les chemins difficiles à tenir. Il y croît beaucoup de joubarbe et de simples, que les médecins emploient utilement. Une ville du second ordre, et six du troisième, relèvent de sa juridiction.


YUEN YANG FOU. Cinquième ville.


C’est la ville la plus septentrionale de cette province, et la plus voisine de la province de Chen si. Elle est bâtie sur les bords de la rivière de Han, et dans une plaine assez étendue, qui est environnée de montagnes, dont les coteaux, par une pente douce, forment une espèce d’enceinte, qui rend le pays très agréable.

Ces montagnes produisent plusieurs sortes d’herbes médicinales, et l’on en tire quantité de fort bel étain. Tout ce terroir est fertile : il y croît un arbrisseau singulier, et assez semblable au lierre, en ce qu’il grimpe en haut, et s’attache aux arbres : il produit des fleurs, dont la couleur est d’un jaune qui tire sur le blanc ; les extrémités de ses branches sont aussi déliées que des filets de soie.

Cette ville en a six autres du troisième ordre sous sa juridiction. Une de ces villes, nommée Tchou chan hien, est sur les bords d’une rivière, qui va se décharger dans celle de Han, dont l’eau est propre à ôter les taches des étoffes, et à aiguiser les outils de fer. On ne doute point que certains sels, mêlés à cette eau, ne lui donnent cette vertu.


TE NGAN FOU. Sixième ville.


Cette ville, qui n’est pas éloignée du fleuve Yang tse kiang, est bâtie sur les bords d’une rivière, qui va s’y jeter, et qui communique par plusieurs bras avec divers lacs, lesquels sont dans le voisinage. Six villes du troisième ordre sont de son ressort.

Tout le pays, qui est fermé au nord par des montagnes et au midi par des rivières, dont il est arrosé, est extrêmement fertile. Ce qu’on y voit de plus particulier, c’est une espèce de cire blanche que produisent de petits vers fort blancs, qu’on n’élève point dans les maisons,

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comme on fait les abeilles, mais qui se trouvent dans les campagnes. On fait des bougies de cette matière, qui est plus blanche que la cire, qui répand une lumière plus claire, et dont l’odeur, lorsqu’elle brûle, est très agréable.


KIN TCHEOU FOU. Septième ville.


Le district de cette ville est considérable ; on compte treize villes qui en dépendent, savoir, deux du second ordre, et onze du troisième. Elle est assez belle ; divers lacs qui l’environnent ne contribuent pas peu à rendre son terroir fertile et agréable. Elle est d’ailleurs d’un grand commerce, aussi bien bâtie que les meilleures villes chinoises, guère moins peuplée que la capitale, et divisée par une simple muraille en deux parties, dont l’une est occupée par les Chinois, et l’autre par les Tartares qui composent la garnison.

On y trouve quantité d’oranges, mais dont le goût est toujours un peu aigre. Les différents lacs grands et petits dont les bords forment un beau spectacle, fournissent en abondance toutes sortes de bons poissons. La raison pour laquelle les Tartares y ont bâti une citadelle, c’est pour être toujours maîtres d’une ville, que sa situation rend importante : on dit communément, que quand on s’est emparé de Kin tcheou, on tient la clef de la Chine.


HOANG TCHEOU FOU. Huitième ville.


La situation de cette ville sur les bords du fleuve Yang tse kiang, le peu de distance où elle est de la capitale, la quantité de lacs dont elle est comme environnée, la rendent un séjour délicieux : aussi est-elle extrêmement peuplée, et elle ne le cède pas à la plupart des autres villes, par le commerce qui s’y fait. Il y arrive chaque jour un nombre surprenant de barques chargées de toutes sortes de marchandises.

Tout son terroir est admirablement bien cultivé et agréablement diversifié, tant par les rivières et les ruisseaux qui l’arrosent, que par les montagnes qui se trouvent au nord. Quelques-unes de ces montagnes sont couvertes d’arbres, et forment des forêts qui sont d’une grande utilité aux peuples. On y trouve des fontaines dont l’eau a la propriété de donner au thé un goût délicat.

On prend dans le fleuve aux environs de cette ville, grand nombre de tortues, les unes fort grandes, et les autres très petites, que les seigneurs conservent pour leur divertissement dans leurs jardins, et dans leurs maisons de plaisance. On y fait d’excellente eau de vie qui est très forte, qui prend feu en un instant, et qui n’a point de mauvaise odeur. On y cueille aussi des marrons très bons et très gros. Son ressort comprend neuf villes, une du second ordre, et huit du troisième.


PARTIE MÉRIDIONALE
DE LA PROVINCE DE HOU QUANG


Première ville et capitale de cette partie méridionale.
TCHANG TCHA FOU


C’est la capitale de la partie méridionale de la province que les Chinois nomment Hou nan : elle est située sur une grosse rivière qui communique avec le grand lac Tong ting hou. Les rivières et les lacs dont le pays est arrosé, et la facilité qu’ont les laboureurs à conduire l’eau dans les terres par des machines de leur invention dont je parle ailleurs, rend son terroir gras et fertile, en sorte qu’on n’a jamais à craindre la disette, même dans le temps de la plus grande sécheresse. On pêche dans ses rivières quantité de poissons, et surtout dans quelques-unes de fort belles lamproies.

Le pays est partie plat, partie montagneux ; on tire des montagnes de fort beau cinabre ou vermillon, et quantité de talc que les médecins chinois réduisent en chaux, et mêlent dans du vin : ils prétendent que c’est un remède admirable pour conserver la santé. Cette capitale a dans son ressort particulier une ville du second ordre, et onze du troisième.

Les habitants d’une de ces villes ont donné lieu à une grande fête qui se célèbre le cinquième mois dans tout l’empire avec beaucoup de joie et d’appareil. Le mandarin qui gouvernait cette ville et dont les peuples estimaient et chérissaient la probité et la vertu, s’étant noyé dans la rivière, ils instituèrent en son honneur une fête qu’ils célébraient par des jeux, par des festins, et par des combats sur l’eau, comme s’ils eussent voulu chercher ce mandarin, l’objet de leur amour et de leur douleur. Cette fête qui fut d’abord particulière à cette ville, s’observa ensuite dans tout l’empire.

On prépare pour ce jour-là de petites barques longues et étroites, toutes dorées, qui portent à l’un des bouts la figure d’un dragon, et c’est pourquoi on les appelle long tchuen. Il se faisait autrefois des combats sur l’eau de part et d’autre, et il y avait des prix réglés pour ceux qui remportaient la victoire, mais comme ces sortes de divertissements devenaient dangereux, et ont été quelquefois accompagnés d’accidents funestes, les mandarins les ont défendus presque par tout l’empire.


YO TCHEOU FOU. Seconde ville.


La situation de cette ville est admirable : elle est bâtie sur les bords du grand fleuve Yang tse kiang, et du grand lac Tong ting. Ce lac qui ressemble à une mer, est remarquable par la grandeur de son circuit, lequel est de plus de quatre-vingt de nos lieues ; par l’abondance de ces eaux, surtout en certaines saisons, où deux des plus grands fleuves de la province enflés par les pluies, viennent s’y décharger, et en sortent ensuite continuant leur route, avec une diminution peu sensible ; et par la quantité étonnante de beaux poissons qu’on y pêche. Le grand nombre de barques et de marchandises qui y abordent, la rendent une des plus riches villes de l’empire.

Son territoire est séparé par le grand lac dont je parle : il consiste en une ville du second ordre, et sept du troisième. Quelques-unes de ces villes sont au levant du lac, et quelques autres au couchant, il est partout extrêmement fertile, et rempli de différentes espèces d’orangers et de citronniers.

De grandes forêts d’arbres, et surtout de pins, couvrent plusieurs de ses montagnes. Dans quelques-unes on trouve de la pierre d’azur, et une pierre verte, laquelle réduite en poudre, fournit aux peintres une très belle couleur verte. On tire de quelques autres du talc, et des petites pierres noires que les médecins réduisent pareillement en poudre très fine, dont ils se servent comme d’un remède efficace contre les maux de gorge, et surtout contre l’esquinancie.


PAO KING FOU. Troisième ville.


Cette ville est bâtie sur la rivière de Lo kiang dont les eaux vont se jeter dans la rivière de Heng kiang, qui communique avec le lac Tong ting. Son territoire qui consiste en des vallées fertiles et de fort belles campagnes, devient montagneux lorsqu’on approche de la province de Quang si. Elle n’a dans son ressort qu’une ville du second ordre, et quatre autres du troisième.

Au nord d’une de ces villes nommée Ou kang tcheou, la rivière est très dangereuse, et il est peu sûr d’y naviguer : ses eaux se précipitent à travers les rochers avec une rapidité étonnante. On y a dressé une colonne de cuivre, à laquelle on attache les barques, jusqu’à ce qu’on ait pu prendre les mesures nécessaires, pour leur faire remonter la rivière sans péril.


HENG TCHEOU FOU. Quatrième ville.


Le district de cette ville est assez étendu : il comprend une ville du second ordre, et neuf du troisième, qui sont de sa juridiction. Elle est située dans un angle que forment deux rivières qui enferment une partie de son territoire. Ses montagnes sont très agréables et très bien cultivées ; il y en a d’autres couvertes d’arbres toujours verts. Le pays produit tout ce qui est nécessaire à la vie ; on y trouve beaucoup de gibier, il y a quantité de mines d’argent qu’on ne permet pas de creuser ; on y fait de fort bon papier, enfin tout y abonde, et ce n’est pas une des moindres villes de la province.


TCHANG TE FOU. Cinquième ville.


C’est une grosse ville bâtie sur les bords de la rivière Yuen kiang et à très peu de distance du grand lac Tong ting, où elle va se décharger. Son territoire n’est pas fort étendu, puisqu’elle n’a que quatre villes du troisième ordre dans son ressort ; mais le pays est le plus fertile de la province ; et sa rivière, qui est presque partout navigable, y fait fleurir le commerce. Tout y croît en abondance.

Ce qu’on y voit de singulier, c’est une espèce particulière d’orangers, qui ne portent de fruit, que quand la saison des autres est passée, ce qui les fait appeler par les Chinois, orangers d’hiver. Les oranges qu’ils produisent sont d’un goût délicieux.

Ses montagnes sont remplies de bêtes fauves : il y croît des cèdres, dont le fruit n’est pas bon à manger : mais on le suspend dans les chambres, et il y exhale une douce odeur qui les parfume. On y trouve aussi quantité d’azur, et on y recueille de la manne.


TCHING TCHEOU FOU. Sixième ville.


Cette ville est située dans l’angle de deux rivières ; le pays est arrosé d’une infinité de ruisseaux, qui rendent ses vallées fertiles et abondantes. Ses montagnes, qui sont en grand nombre, fournissent quantité de vif argent, de pierres d’azur, et de pierres vertes propres pour la peinture : il y a aussi des mines d’or et d’argent.

Les peuples qui habitent ces montagnes, n’ont pas la politesse du commun des Chinois ; ils sont d’un caractère dur et sauvage, ce qui les fait regarder comme des barbares. La juridiction de cette ville en comprend dix autres, dont une est du second ordre, et neuf du troisième.


TONG TCHEOU FOU. Septième ville.


C’est la ville la plus méridionale de la province ; elle est bâtie au milieu des montagnes, que leur verdure rend fort agréables à la vue, et sur les bords d’une rivière qui se joint fort près de là à la rivière de Siang kiang. L’eau de cette rivière est si claire et si nette que dans les endroits même où elle est la plus profonde, on peut compter les cailloux et les plus petites pierres qui sont au fond.

Il croît quantité de bambous dans quelques endroits de ce territoire, et dans d’autres des lien hoa dont les fleurs sont jaunes. Il est rare d’en trouver ailleurs de cette couleur. Elle compte dans son ressort huit villes qui en dépendent, dont une est du second ordre, et les sept autres sont du troisième.

Outre ces villes principales, il y en a encore deux du second ordre, qui ne dépendent d’aucun fou ou villes du premier ordre, et qui ont chacune une juridiction sur d’autres villes qui en relèvent. La première s’appelle Tsin tcheou, qui est sur la frontière de la province de Koei tcheou. Elle a dans son ressort trois villes du troisième ordre. La seconde se nomme Tching tcheou, ville grande et très peuplée, qui est bâtie entre deux rivières. Cinq villes du troisième ordre en dépendent, toutes situées sur la frontière de la province de Quang tong. Quoique ce pays soit plein de montagnes, il ne laisse pas d’être bien cultivé.