Description de la Chine (La Haye)/Du génie et du caractère de la nation chinoise

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Scheuerleer (2p. 88-94).


Du génie et du caractère de la nation chinoise.


A parler en général les Chinois sont d’un esprit doux, traitable, et humain ; il règne beaucoup d’affabilité dans leur air et dans leurs manières, et l’on n’y voit rien de dur, d’aigre, ni d’emporté.

Cette modération se remarque même parmi les gens du peuple. « Je me trouvai un jour, dit le père de Fontaney, dans un chemin étroit et profond, ou il se fit en peu de temps, un grand embarras de charrettes. Je crus qu’on allait s’emporter, se dire des injures, et peut-être se battre, comme on fait souvent en Europe ; mais je fus fort surpris de voir des gens qui se saluaient, qui se parlaient avec douceur, comme s’ils se fussent connus et aimés depuis longtemps, et qui s’aidaient mutuellement à se débarrasser.

C’est surtout à l’égard des vieillards qu’on doit marquer toute sorte de respect et de déférence. L’empereur en donne lui-même l’exemple à ses peuples. Un petit mandarin du tribunal des Mathématiques âgé de cent ans, se rendit au palais le premier jour de l’année chinoise, pour saluer feu l’empereur Cang hi. Ce prince qui ne voyait personne ce jour là, ordonna néanmoins qu’on le fît entrer dans la salle ; comme ce bon vieillard était assez mal vêtu, chacun s’empressa de lui prêter des habits. On le conduisit dans l’appartement de l’empereur : Sa Majesté qui était assise sur une estrade à la manière tartare, se leva, alla au-devant de lui, et le reçut avec de grands témoignages d’affection. Il voulut se mettre à genoux, mais l’empereur le releva aussitôt, et lui prenant les deux mains avec bonté : « Vénérable vieillard, lui dit-il, je vous admettrai désormais en ma présence, toutes les fois que vous viendrez me saluer, mais je vous avertis pour toujours, que je vous dispense de toutes sortes de cérémonies. Pour moi je me lèverai à votre arrivée, et j’irai au-devant de vous. Ce n’est pas à que je rends cet honneur, c’est à votre âge ; et pour vous donner des marques réelles de mon affection, je vous fais dès maintenant premier président du tribunal des Mathématiques. »

Ce fut pour ce vieillard le comble du bonheur ; jamais de sa vie il ne goûta une joie si pure.

Lorsqu’on a à traiter avec les Chinois, il faut bien se donner de garde de se laisser dominer à un naturel trop vif ou trop ardent : le génie du pays demande qu’on soit maître de ses passions, et surtout d’une certaine activité turbulente qui veut tout faire, et tout emporter. Les Chinois ne sont pas capables d’écouter en un mois, ce qu’un Français pourrait leur dire en une heure : il faut souffrir, sans prendre feu, ce flegme qui semble leur être plus naturel qu’à aucune autre nation ; car ils ne manquent pas de feu et de vivacité, mais ils apprennent de bonne heure à se rendre maîtres d’eux-mêmes. Aussi se piquent-ils d’être plus polis, et plus civilisés, qu’on ne l’est ailleurs.

Il en coûte à un étranger pour se rendre civil et poli, selon leur goût. Leur cérémonial en plusieurs occasions est gênant et embarrassant : c’est une affaire que de l’apprendre, et c’en est une autre que de l’observer ; mais cet embarras ne regarde guère que la manière de traiter avec les personnes à qui on doit un grand respect, ou certains cas particuliers, comme les premières visites, les jours de la naissance d’un mandarin, etc. Car quand on s’est vu plusieurs fois, on agit ensemble avec la même familiarité et la même aisance qu’on peut faire en Europe. Et si l’on veut user de cérémonies, ils sont les premiers à vous dire : pou iao tso he, ne faites pas avec moi l’étranger, sans façon, sans façon.

Si les Chinois sont doux et paisibles dans le commerce de la vie, et quand on ne les irrite pas, ils sont violents et vindicatifs à l’excès, lorsqu’on les a offensés. En voici un exemple : on s’aperçut dans une province maritime, que le mandarin avait détourné à son profit une grande partie du riz, que l’empereur dans un temps de stérilité envoyait, pour être distribué à chaque famille de la campagne ; les peuples l’accusèrent à un tribunal supérieur, et prouvèrent que de quatre cents charges de riz qu’il avait reçues, il n’en avait donné que quatre-vingt-dix. Le mandarin fut cassé sur l’heure de son emploi.

Quand il fut sorti de la ville pour prendre le chemin de la mer, il fut bien surpris qu’au lieu de trouver à son passage des tables chargées de parfums, de nouvelles bottes à changer, comme on use à l’égard de ceux qui se sont fait estimer et aimer du peuple, il se vit environné d’une foule prodigieuse de peuples, non pas pour lui faire honneur, mais pour l’insulter, et lui reprocher son avarice. Les uns l’invitèrent par dérision à demeurer dans le pays, jusqu’à ce qu’il eût achevé de manger le riz, que l’empereur lui avait confié pour le soulagement des peuples ; d’autres le tirèrent hors de sa chaise et la brisèrent ; plusieurs se jetèrent sur lui, déchirèrent ses habits, et mirent en pièces son parasol de soie ; tous le suivirent jusqu’au vaisseau, en le chargeant d’injures et de malédictions.

Quoique les Chinois, pour leurs intérêts particuliers, soient naturellement vindicatifs, ils ne se vengent jamais qu’avec méthode ; ils dissimulent leur mécontentement, et comme ils n’en viennent jamais aux voies de fait, surtout les personnes d’une certaine distinction, ils gardent avec leurs ennemis les dehors et les bienséances ; on dirait qu’ils sont insensibles. Mais l’occasion de détruire leur ennemi se présente-elle ? ils la saisissent sur-le-champ ; et s’ils ont paru si patients, ce n’a été que pour trouver le moment favorable de porter plus sûrement leur coup.

Il y a des cantons, où les peuples aiment de telle sorte le procès, qu’ils engagent leurs terres, leurs maisons, leurs meubles, tout ce qu’ils ont, pour avoir le plaisir de plaider, et de faire donner une quarantaine de coups de bâtons à leur ennemi ; et il arrive quelquefois que celui-ci, moyennant une plus grosse somme, qu’il donne sous main au mandarin, a l’adresse d’éluder le châtiment, et de faire tomber les coups de bâton sur le dos de celui qui l’avait appelé en justice. De là naissent entre eux les haines mortelles, qu’ils conservent toujours dans le cœur, jusqu’à ce qu’ils aient trouvé occasion de tirer une vengeance qui les satisfasse.

Une des voies qu’ils emploient pour se venger, quoique rarement, c’est de mettre le feu pendant la nuit à la maison de leur ennemi : les pailles allumées qui le réveillent en tombant sur lui, le font ressouvenir des coups de bâton qu’il a fait donner. Ce crime est un des capitaux de l’empire ; selon les lois, ceux qui en sont convaincus, doivent être punis de mort, et les mandarins sont très adroits pour découvrir le coupable.

Il n’est pas surprenant de trouver de pareils excès, chez un peuple qui n’est pas éclairé des lumières de l’Évangile. On en voit pourtant, à qui les seules lumières de la raison, inspirent de l’horreur pour ces sortes de crimes, et qui se réconcilient de bonne foi avec leurs ennemis.

Leur modestie est surprenante : les lettrés ont toujours un air composé et ils ne feraient pas le moindre geste, qui ne fût entièrement conforme aux règles de la bienséance.

La pudeur semble être née avec les personnes du sexe ; elles vivent dans une continuelle retraite ; elles sont décemment couvertes, jusqu’à leurs mains qui ne paraissent jamais, et qu’elles tiennent toujours cachées sous de longues et larges manches. Si elles ont quelque chose à donner, même à leurs frères et à leurs parents, elles le prennent de la main toujours couverte de leur manche, et le mettent sur la table, où les parents peuvent le prendre.

L’intérêt est le grand faible de cette nation : il fait jouer aux Chinois toute sorte de personnages, même celui de désintéressé. Qu’il y ait quelque gain à faire, ils y emploieront toute la subtilité de leur esprit : on les voit s’insinuer avec adresse auprès des personnes qui peuvent favoriser leurs prétentions, ménager de longue main leur amitié par de fréquents services, s’ajuster à tous les caractères avec une souplesse étonnante, et tirer avantage des moindres ouvertures qu’on leur donne, pour parvenir à leurs fins ; l’intérêt est comme le mobile de toutes leurs actions : dès qu’il se présente le moindre profit, rien ne leur coûte, et ils entreprendront les voyages les plus pénibles : enfin c’est là ce qui les met dans un mouvement continuel, et ce qui remplit les rues, les rivières, les grands chemins d’un peuple infini, qui va et qui vient, et qui est toujours en action.

Quoique généralement parlant, ils ne soient pas aussi fourbes et aussi trompeurs que le père le Comte les dépeint, il est néanmoins vrai que la bonne foi n’est pas leur vertu favorite, surtout lorsqu’ils ont à traiter avec les étrangers : ils ne manquent guère de les tromper s’ils le peuvent, et ils s’en font un mérite : il y en a même qui étant surpris en faute, sont assez impudents pour s’excuser sur leur peu d’habileté. « Je ne suis qu’une bête, comme vous voyez, disent-ils, vous êtes beaucoup plus habile que moi, une autre fois je ne me jouerai pas à un Européen. » Et en effet, on dit que quelques Européens n’ont pas laissé de leur en apprendre.

Rien n’est plus risible que ce qui arriva au capitaine d’un vaisseau anglais : il avait fait marché avec un négociant chinois de Canton, d’un grand nombre de balles de soie qu’il devait lui fournir ; quand elles furent prêtes, le capitaine va avec son interprète chez le Chinois, pour examiner par lui-même, si cette soie était bien conditionnée. On ouvre le premier ballot, et il la trouva telle qu’il la souhaitait ; mais ses ballots suivants qu’il fit ouvrir, ne contenaient que des soies pourries : sur quoi le capitaine s’échauffa fort, et reprocha au Chinois dans les termes les plus durs, sa méchanceté et sa friponnerie : le Chinois l’écouta de sang-froid, et pour toute réponse : « Prenez vous-en, monsieur, lui dit-il, à votre fripon d’interprète, il m’avait protesté que vous ne feriez pas la visite des ballots. »

Cette adresse à tromper, se remarque principalement parmi les gens du peuple, qui ont recours à mille ruses, pour falsifier tout ce qu’ils vendent : il y en a qui ont le secret d’ouvrir l’estomac d’un chapon, et d’en tirer toute la chair, de remplir ensuite le vide, et de fermer l’ouverture si adroitement, qu’on ne s’en aperçoit que dans le temps que l’on veut le manger.

D’autres contrefont si bien les vrais jambons, en couvrant une pièce de bois d’une terre qui tient lieu de la chair, et d’une peau de cochon, que ce n’est qu’après l’avoir servi et ouvert avec le couteau, qu’on découvre la supercherie. Il faut avouer néanmoins qu’ils n’usent guère de ces sortes de ruses qu’avec les étrangers ; et dans les autres endroits, les Chinois ont peine à les croire.

Les voleurs n’usent presque jamais de violence, ce n’est que par subtilité et par adresse qu’ils cherchent à dérober ; il s’en trouve qui suivent les barques, et se coulent parmi ceux qui les tirent sur le canal impérial, dans la province de Chan tong, ou l’on en change tous les jours ; ce qui fait qu’ils sont moins connus ; ils se glissent alors dans les barques pendant la nuit ; et on dit même que par le moyen de la fumée d’une certaine drogue qu’ils brûlent, ils endorment tellement tout le monde, qu’ils ont toute liberté de fouiller de tous cotés, et d’emporter ce qu’ils veulent, sans qu’on s’en aperçoive. Il y a de ces voleurs qui suivent quelquefois un marchand deux ou trois jours, jusqu’à ce qu’il ait trouvé le moment favorable de faire son coup.

La plupart des Chinois sont tellement attachés à leur intérêt, qu’ils ont de la peine à s’imaginer qu’on puisse rien entreprendre que par des vues intéressées. Ce qu’on leur dit des motifs qui portent les hommes apostoliques à quitter leurs pays, leurs parents, et tout ce qu’ils ont de plus cher au monde, dans la seule vue de glorifier Dieu et de sauver les âmes, les surprend étrangement, et leur paraît presque incroyable. Ils les voient traverser les plus vastes mers avec des dangers et des fatigues immenses ; ils savent que ce n’est ni le besoin qui les attire à la Chine, puisqu’ils y subsistent, sans leur rien demander, et sans attendre d’eux le moindre secours ; ni l’envie d’amasser des richesses, puisqu’ils sont témoins du mépris qu’en font les ouvriers évangéliques ; ils ont recours à des desseins politiques, et quelques-uns sont assez simples, pour se persuader qu’ils viennent tramer des changements dans l’État, et par des intrigues secrètes, se rendre maîtres de l’empire.

Quelque extravagant que soit ce soupçon, il y a eu des gens capables de le concevoir : Yang quang sien ce redoutable ennemi du nom chrétien, qui fit souffrir au père Adam Schal une si cruelle persécution, et qui voulait envelopper tous les missionnaires dans la ruine de ce grand homme, leur imposa ce crime affreux.

Une accusation si déraisonnable trouva créance dans des esprits naturellement défiants et soupçonneux ; et si la main de Dieu par des prodiges inespérés, n’eût déconcerté le projet de cet ennemi du christianisme, c’était fait de la sainte loi, et des prédicateurs qui l’annonçaient. Il y en a cependant et en grand nombre, qui connaissant de plus près les missionnaires, sont si frappés de leur extrême désintéressement, que c’est là un des plus pressants motifs, qui les portent à se faire chrétiens.

L’extrême attachement à la vie est un autre faible de la nation chinoise. Il n’y a guère de peuples qui aiment tant à vivre, quoique pourtant il s’en trouve plusieurs, surtout parmi les personnes du sexe, qui se procurent la mort, ou par colère, ou par désespoir. Mais il semble, à voir ce qui se passe, surtout parmi le pauvre peuple, qu’ils craignent encore plus de manquer de cercueil après leur mort. Il est étonnant de voir jusqu’où va leur prévoyance sur cet article : tel qui n’aura que neuf ou dix pistoles, l’emploiera à se faire construire un cercueil plus de vingt ans avant qu’il en ait besoin, et il le regarde comme le meuble le plus précieux de la maison.

On ne peut nier pourtant que le commun des Chinois, lorsqu’ils sont dangereusement malades, n’attendent la mort assez tranquillement : et il n’est pas nécessaire de prendre beaucoup de précautions pour la leur annoncer.

Pour ne rien omettre du caractère de l’esprit chinois, je dois ajouter qu’il n’y a point de nation plus fière de sa prétendue grandeur, et de la prééminence qu’elle se donne sur tous les autres peuples. Cet orgueil qui est né avec eux, inspire, même à la plus vile populace, un mépris souverain pour toutes les autres nations. Entêtés de leurs pays, de leurs mœurs, de leurs coutumes, et de leurs maximes, ils ne peuvent se persuader qu’il y ait rien de bon hors de la Chine, ni rien de vrai que leurs savants aient ignoré : ils ne se sont un peu désabusés, que depuis que les Européens sont entrés dans leur empire. Au commencement qu’ils les virent, ils leur demandaient s’il y avait des villes, des villages, et des maisons en Europe.

Nos missionnaires ont eu souvent le plaisir d’être témoins de leur surprise, et de leur embarras à la vue d’une mappemonde. Quelques lettrés prièrent un jour l’un d’eux[1] de leur en faire voir une : ils y cherchèrent longtemps la Chine : enfin ils prirent pour leur pays, un des deux hémisphères, qui contient l’Europe, l’Afrique, et l’Asie. L’Amérique leur paraissait trop grande pour le reste de l’univers. Le Père les laissa quelque temps dans l’erreur, jusqu’à ce qu’enfin il y en eut un qui lui demanda l’explication des lettres et des noms qui étaient sur la carte. Vous voyez l’Europe, lui dit le Père, l’Afrique, et l’Asie. Dans l’Asie voici la Perse, les Indes, la Tartarie. Où est donc la Chine ? s’écrièrent-ils. C’est dans ce petit coin de terre, répondit le Père, et en voici les limites. Saisis d’étonnement, ils se regardaient les uns les autres, et se disaient ces mots chinois : siao te kin, c’est-à-dire, elle est bien petite.

Quelque éloignés qu’ils soient d’atteindre à la perfection où l’on a porté les arts et les sciences en Europe, on ne gagnera jamais sur eux de rien faire à la manière européenne : on eut de la peine à obliger les architectes chinois à bâtir l’église, qui est dans le palais, sur le modèle venu d’Europe. Leurs vaisseaux sont assez mal construits : ils admirent la bâtisse de ceux d’Europe : quand on les exhorte à l’imiter, ils sont surpris qu’on leur en fasse même la proposition : c’est la construction de la Chine, répondent-ils ; mais elle ne vaut rien, leur dit-on ; n’importe, dès que c’est celle de l’empire, elle suffit, et ce serait un crime d’y rien changer.

Mais si les ouvriers répondent de la sorte, cela ne vient pas seulement de l’attachement qu’ils ont à leurs usages, mais encore de la crainte où ils sont, qu’en s’écartant de leur méthode, ils ne contentent pas l’Européen qui les emploie ; car les bons ouvriers entreprennent et exécutent aisément tous les modèles qu’on leur propose, dès qu’il y a de l’argent à gagner, et qu’on a la patience de les diriger.

Enfin pour donner le dernier trait qui caractérise les Chinois, il me suffit de dire que, quoiqu’ils soient vicieux, ils aiment naturellement la vertu et ceux qui la pratiquent. La chasteté qu’ils n’observent pas, ils l’admirent dans les autres, et surtout dans les veuves ; et lorsqu’il s’en trouve qui ont vécu dans la continence, ils en conservent le souvenir par des arcs de triomphe, qu’ils élèvent à leur gloire, et ils honorent leur vertu par des inscriptions durables. Il n’est pas de la bienséance pour une honnête femme de se marier après la mort de son mari.

Comme ils sont fins et rusés, ils savent garder les dehors, et ils couvrent leurs vices avec tant d’adresse, qu’ils trouvent le moyen de les dérober à la connaissance du public. Ils portent le plus grand respect à leurs parents, et à ceux qui ont été leurs maîtres : ils détestent toute action, toute parole, et même les gestes, où il paraît de la colère ou de l’émotion ; mais aussi ils savent parfaitement dissimuler leur haine. On ne leur permet point de porter des armes, même dans les voyages ; l’usage en est abandonné aux seuls gens de guerre.

Ils n’ont d’estime et d’ardeur que pour les sciences, qui sont le seul principe de la noblesse : parce que, comme je l’ai dit, on n’a d’honneurs et de prérogatives, que selon le rang qu’elles donnent dans l’empire.



  1. Le Père Chavignac.