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Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments/Grange-Batelière (rue)

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Grange-Batelière (rue).

Commence aux boulevarts des Italiens, no 2, et Montmartre, no 18 ; finit à la rue du Faubourg-Montmartre, nos 19 et 21. Le dernier impair est 23 ; le dernier pair, 34. Sa longueur est de 307 m. — 2e arrondissement, quartier de la Chaussée-d’Antin.

La partie comprise entre la rue du Faubourg-Montmartre et l’hôtel de la Grange-Batelière existait dès la fin du XVIIe siècle et s’appelait rue Batelier.

« Le roy étant en son conseil a ordonne et ordonne que la rue de Richelieu sera continuée depuis le cours, de la même largeur de 6 toises jusqu’à la rencontre d’un pan coupé qui sera formé de 8 toises de face jusqu’à la distance de 3 toises de la maison de la Grange-Batelière, et qu’il sera formé une rue en retour de 3 toises de largeur depuis le d. pan coupé, le long du mur de la d. maison jusqu’à la rencontre du chemin des Marais, etc., etc. (Voyez rue Pinon.) Fait au conseil d’état du roi, sa majesté y étant, tenu à Fontainebleau le 18e jour d’octobre 1704. Signé Louis. » — Deux décisions ministérielles, l’une du 7 fructidor an X, signée Chaptal ; l’autre du 20 octobre 1821, et enfin une ordonnance royale du 16 avril 1831, ont fixé la largeur de cette voie publique à 11 m. 69 c. Les propriétés riveraines ne sont pas soumises à retranchement. — Conduite d’eau. — Éclairage au gaz (compe Anglaise).

La Grange-Batelière est indiquée, en 1243, sous le nom de Granchia Batilliaca. Elle est appelée, en 1260, Granchia Batalleria. L’abbé Lebœuf pense que cette dernière dénomination provenait des joûtes ou exercices militaires qui se faisaient près de cet emplacement. Dans une déclaration rendue en 1522, les religieuses de l’abbaye Saint-Antoine reconnaissent que le 10 avril 1204 on leur donna un muid de grains à prendre sur la Grange-Batelière. Ce fief était possédé la fin du XIVe siècle par Guy, comte de Laval. Suivant acte du 11 février 1421, Jean de Malestroit, évêque de Nantes et chancelier de Bretagne, donna l’hôtel, cour, colombier, jardins, etc., de la Grange-Batelière aux prieur et religieux des Blancs-Manteaux. On voit dans ce titre que cette propriété relevait de l’évêque de Paris et qu’elle contenait 120 arpents.

En 1473, elle était possédée par Jean de Bourbon, comte de Vendôme.

L’hôtel de la Grange-Batelière, où sont établis les bureaux de la mairie du 2e arrondissement, appartient à la ville de Paris.