Dictionnaire touareg – français/H

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Texte établi par André Basset, Imprimerie nationale de France (p. 495-682).

H 

eh va. prim. ; conj. 12 «  » ; ω (ihă, ihâ, éd ieh, our ihé) ‖ être dans ‖ l’impératif d’eh est très peu us. : On emploie hab. à sa place l’impér. d’emel « être (dans un lieu) » ou d’un autre verbe analogue ‖ peut avoir pour suj. et rég. dir. des p., des an., ou des ch. ‖ eh, empl. dans son sens propre « être dans », est touj. immédiatement suivi de son rég. dir., à moins que celui-ci ne soit un pronom le précédant. Quand le suj. d’eh « être dans » le suit, et que son rég. dir. le suit aussi, celui-ci est touj. un pron. affixe représentant le subs. qui, d’après le sens de la phrase, devrait être régime direct et se rapportant avec lui en genre et en nombre ; ce subs. est placé après le suj., en apposition avec le pr. af. rég. dir. (Ex. our essineṛ édeg oua hĕn ⁒ je ne sais pas le lieu que ils ont été dans (je ne sais pas dans quel lieu ils ont été ; ou : je ne sais pas dans quel lieu ils sont) = midden hân édeg ou-în ⁒ les h. sont dans ce lieu là = hân tenet eddoûnet, tăṅṛârîn ? ⁒ sont dans elles des gens, les ravines ? (y a-t-il des gens dans les ravines ?) = ih ê Kenân, éhen ? – ih ê ⁒ est dans elle K., la tente ? (K. est-il dans la tente ?). – il est dans elle (il y Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/496 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/497 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/498 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/499 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/500 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/501 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/502 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/503 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/504 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/505 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/506 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/507 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/508 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/509 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/510 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/511 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/512 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/513 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/514 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/515 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/516 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/517 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/518 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/519 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/520 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/521 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/522 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/523 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/524 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/525 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/526 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/527 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/528 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/529 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/530 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/531 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/532

ăzehheġîri ⵣⵂⴶⵔⵉ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. izehheġîrîten ⵣⵂⴶⵔⵜⵏ), daṛ zehheġîrîten ‖ fait de faire se traîner sur le sol ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

ăheġâra ⵂⴶⵔⴰ sm. n. d’é. prim. ; φ (pl. iheġârâten ⵂⴶⵔⵜⵏ ; fs. tăheġârat ⵜⵂⴶⵔⵜ ; fp. tiheġârâtîn ⵜⵂⴶⵔⵜⵏ), daṛ heġarâten, daṛ theġârâtîn ‖ hom. (ou an.) lent à l’excès ‖ le fp. tiheġârâtîn sign. p. ext. « gros nuages noirs et près de terre échelonnés les uns derrière les autres ». Les tiheġârâtîn ne se voient dans l’Ăh. qu’en hiver et sont touj. froides. Syn. de tibii. v. ⴶⵏ aġenna.

ăhaġéré ⵂⴶⵔⵉ sm. φ (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. ihaġérîten ⵂⴶⵔⵜⵏ), daṛ haġérîten ‖ nom d’une plante non persistante (« stipa tortilis Desf. » (B. T.)).

ⵂⴳⵔ ăhaggar ⵂⴳⵔ sm. φ (pl. ihaggâren ⵂⴳⵔⵏ ; fs. tăhaggart ⵜⵂⴳⵔ⵿ⵜ ; fp. tihaggârîn ⵜⵂⴳⵔⵏ), daṛ haggâren, daṛ thaggârîn ‖ touareg noble (d’une des tribus nobles de l’Ăhaggar, de l’Ajjer, ou des Tăitoḳ) ‖ ne signifie ni touareg noble d’une tribu noble touaregue qlconque, ni hom. noble de n’importe quels pays, race, religion ‖ diffère d’ămâjeṛ « touareg noble (d’une des tribus nobles de l’Ăir, des Ioullemmeden, ou des Kel-Geres) », qui sign. p. ext. « hom. noble (de naissance) (de n’importe quel pays, de n’importe quelle race, et de n’importe quelle religion) » ‖ les Touaregs semblent se diviser en 7 groupes principaux, Kel-Ăhaggar, Kel-Ajjer, Tăitoḳ, Kel-Ăir, Kel-Ădṛaṛ, Ioullemmeden, Kel-Geres ; les 3 premiers habitent la partie N. du Sahara et sont surtout en relations avec l’Algérie, les 4 autres habitent la partie S. du Sahara ou le Soudan et ont presque toutes leurs relations avec le Soudan. Chacun d’eux, à l’exception des Kel-Ădṛaṛ, est divisé en 3 castes, les nobles (ăhaggar chez les uns, ămâjeṛ chez les autres), les plébéiens vassaux (ămeṛid), les esclaves (akli). Chez les Kel-Ădṛaṛ, il y a 3 castes aussi ; mais la caste supérieure n’est pas appelée « noble » ; elle est formée d’une seule tribu, les Ifôṛas (ms. Ăfâṛis), composée d’éléments variés, chérifs, marabouts, arabes, etc., et regardée com. tribu maraboutique et non com. tribu noble ; les 2 castes inférieurs sont, com. dans les autres groupes, les plébéiens vassaux et les esclaves ‖ le mot ăhaggar est, dans ses lettres radicales, le même que le mot Houara ⵂⵓⵔ, car la lettre redoublée devient la plupart du temps redoublé, et permute fréquemment avec . D’autre part, le mot Oûraṛen, nom de la principale tribu noble des Kel-Ajjer, est, dans ses lettres radicales, le même que le mot Aouriṛa. On sait, par les écrivains arabes, qu’une tribu berbère de Houara et une tribu berbère d’Aouriṛa habitaient le Fezzan à une époque historique. Si l’on remarque que les mots Ilemtéen et Ilemtien sont, dans leurs lettres radicales, les mêmes que le mot Lemta, (Ilemtéen est le np. d’une petite tribu touaregue habitant l’Ajjer ; Ilemtien est le nom dont les populations berbères du Touat et du Tidikelt se servent de nos jours pour désigner, en langue berbère, tous ceux que les Arabes appellent « Touareg » et que les Kel-Ăhaggar appellent Imoûhaṛ) ; que les Kel-Ăhaggar appellent actuellement Tărġa la région appelée Fezzan par les Arabes, et que c’est certainement de ce nom Tărġa que vient le mot arabe « Touareg » (v. Benhazera ; six mois chez les Touareg du Ahaggar) ; que le nom de Tărġa et celui de Lemta figurent, l’un à côté de l’autre, dans le Sahara tripolitain, sur des cartes géographiques du 17e siècle (v. O. Dapper ; description de l’Afrique ; 1686) ; que le mot « touareg » a, pour les Arabes du Tidikelt 2 sens distincts, un sens restreint qui est exclusivement celui de « touareg noble », et un sens étendu qui est celui de « touareg (qlconque) » : on peut admettre que la tribu berbère des Houara, dont le nom s’est transformé en Ăhaggar, a émigré du Fezzan vers le massif montagneux qui a pris son nom, l’a conquis, a réduit à l’état de plébéiens vassaux (ămeṛid) les fractions berbères qui l’habitaient, que son nom y est devenu syn. de « noble » parce qu’elle était la tribu conquérante et souveraine, et qu’après s’être communiqué au massif montagneux central qui est comme la citadelle de la contrée et en est la seule partie touj. habitée, il s’est étendu à toute la région soumise à sa domination. (v. Victor Picquet ; les civilisations de l’Afrique du Nord) ‖ les Touaregs nobles Kel-Ăhaggar sont aujourd’hui au nombre de 60 ou 80 familles, les Touaregs nobles Tăitoḳ sont à peine 15 familles. Ils sont presque tous pauvres. Autrefois ils étaient beaucoup plus nombreux et riches. Les expéditions lointaines les ont décimés. Il y a 100 ou 150 ans, la condition des plébéiens vassaux était dure ; les nobles exigeaient d’eux de lourdes redevances, se faisaient héberger et entretenir par eux, se faisaient donner par eux de gré ou de force tout ce qui leur convenait ; à cette époque, les ămeṛid ne possédaient pas des chameaux, les nobles seuls en avaient, les ămeṛid ne possédaient que des chèvres, d’où leur est resté le nom de kel-oulli « gens de chèvres » sous lequel ils sont très souvent désignés. À mesure que les nobles ont diminué de nombre, par suite des expéditions et des guerres dont ils ont, pendant longtemps, fourni seuls ou presque seuls les contingents, les ămeṛid ont gagné en force et amélioré leur condition ; ils ont acquis des chameaux, cultivé le sol, et à peu près toute la richesse est passée en leurs mains ; aujourd’hui, comme nombre et comme fortune, ils sont toute la force du pays. L’occupation de l’Ăhaggar par la France a donné le coup de grâce à la puissance des nobles : elle a établi l’égalité ; elle a ôté aux nobles la suprématie sur les ămeṛid et leur a retiré le droit de rien exiger d’eux ; ils ne gardent que la noblesse de sang ; les ămeṛid restent plébéiens de sang mais ne sont plus vassaux ‖ sur l’origine des nobles et des plébéiens de l’Ăh., et sur les peuples qui ont habité l’Ăh. avant eux, il existe 2 faisceaux de traditions : le 1er, mêlé de fables et de légendes, est universellement connu et presqu’ universellement accrédité dans l’Ăh. ; le 2d, beaucoup plus simple, n’est connu et cru que d’un petit nombre d’hom. appartenant aux familles ămeṛid les plus distinguées. — Voici le 1er. À une époque relativement récente, 2 femmes musulmanes, appartenant aux Berâber marocains, arrivèrent, venant du Maroc, à la palmeraie de Sîlet (Ăhaggar). Ces 2 femmes étaient de conditions inégales ; l’une, noble, s’appelait Ti-n-hînân ; l’autre, plébéienne, vassale et servante de la 1ère, s’appelait Tăkăma (ou, selon d’autres, Temâlek). Avaient-elles d’autres femmes, des hommes, avec elles ? qui eurent-elles pour époux ? on l’ignore. On sait qu’elles trouvèrent le pays vide ou à peu près vide d’habitants et qu’elles s’y établirent tout à fait pacifiquement. Toutes les régions entourant l’Ătakôr, toutes les parties basses et cultivables étaient inhabitées ; seuls qlq. idolâtres nommés Isebeten, vivaient dans les monts Tăé̆ssa, les plus inaccessibles de l’Ătakôr. Le pays avait eu antérieurement une population nombreuse, attestée par les palmeraies de Sîlet et d’Ennedid, les figuiers de Tit, Terhenânet, etc., qui existaient à l’arrivée de Ti-n-hînân, par les anciens ouvrages de canalisation que les travaux modernes mettent à jour, par les épées gigantesques et les grands ossements humains qu’on trouve qlqf. en fouillant le sol, par les nombreux tombeaux préhistoriques, cercles de prière et autres monuments préhistoriques épars dans l’Ăh., par les puits des déserts qui entourent l’Ăh., puits creusés par des races antérieures aux Touaregs, à une époque inconnue d’eux, et dont les margelles, usées par les cordes et successivement exhaussées, prouvent la haute antiquité. Comment le pays était-il vide, après avoir été si habité ? La guerre avait probablement détruit ses habitants. Les « Ṣeḥḥaba » (« compagnons de Mahomet », nom sous lequel on désigne les 1ers conquérants arabes) avaient, croit-on vaguement, traversé l’Ăhaggar, et en le traversant ils l’avaient dévasté et avaient exterminé ses habitants presque jusqu’au dernier. Cette population détruite par les « Ṣeḥḥaba », qui avait précédé immédiatement les Touaregs actuels dans l’Ăhaggar, était le peuple idolâtre des Isebeten ; les Isebeten étaient courts d’esprit, ils parlaient la langue touaregue mais en un dialecte spécial et grossier ; un de leurs rois, Ăkkar, est enterré au pied du mont Ăsekrem, au cœur de l’Ătakôr, dans un tombeau monumental qu’on voit encore. À l’arrivée de Ti-n-hînân, les derniers restes des Isebeten vivaient dans les cavernes des monts Tăé̆ssa ; ils voyaient de loin la plaine blanche d’Ăġanar, la regardaient comme une divinité et la redoutaient. Certains Touaregs plébéiens de la tribu des Dăg-Ṛâli sont regardés comme ayant parmi leurs ascendants masculins des Isebeten. Ti-n-hînân s’établit à Ăbalessa ; elle eut une fille, Kella, de laquelle descendent tous les Kel-Ṛela. Tăkăma eut 2 filles ; de l’une descend la tribu noble de 2d ordre des Ihaḍânâren, de l’autre descendent les 2 tribus plébéiennes des Dăg-Ṛâli et des Ăit-Loaien. Ti-n-hînân donna les palmeraies de Sîlet et d’Ennedid aux 2 filles de Tăkăma, aux descendants desquelles elles appartiennent encore. Longtemps les Kel-Ṛela, les Dăg-Ṛâli et les Ăit-Loaien vécurent seuls dans l’Ăh., peu nombreux, sans chameaux, chassant le mouflon et faisant paître qlqes chèvres leur seule propriété ; ils ne sortaient pas de l’Ăh., ne voyageaient pas, ne connaissaient ni le Tidikelt, ni l’Ăir, ni l’Ăd. Peu à peu, leur nombre crût. Ils excitèrent l’envie des Kel-ăhen-mellen et des Téġehé-mellet qui habitaient le Tidikelt ; ceux-ci, com. les Tăitoḳ, les Oûraṛen et les Touareg de l’Ăjjer, ont une origine différente de celle des Kel-Ṛela et n’ont rien de commun avec Ti-n-hînân ni Tăkăma. Les Kel-ăhen-mellen et les Téġehé-mellet envahirent l’Ăh., se portèrent sur Ennedid où s’élevait alors un village, centre des Dăg-Ṛâli, prirent la village et le brûtèrent ; les Dăg-Ṛâli s’assemblèrent, surprirent leurs agresseurs à Tâhârt dans la vallée d’Oûtoûl, et les massacrèrent presque tous ; ils s’emparèrent de leurs chameaux, et c’est alors qu’ils commencèrent à posséder des chameaux. Les Kel-Ṛela, Dăg-Ṛâli et Ăit-Loaien, continuant à croître en nombre et en forces, commencèrent à sortir de leur pays. De gré ou de force, ils installèrent dans le SW. de l’Ăh. une tribu de l’Ăir, originaire d’Iṅġâl, les Âġouh-en-tĕhlé, à une époque récente. Il y a qlq. générations seulement, ils accueillirent les descendants d’une esclave des Imenân, qui s’alliant aux uns et aux autres et surtout aux Ahl-Ạzzi d’Insalah, formèrent la tribu des Iklân-en-tăousit. Enfin, à une époque très récente, ils contraignirent, par la force, la collection de dix tribus appelée Iseḳḳemâren à quitter le plateau de Tademait (entre Touat, Gourara et Tidikelt), qu’elle habitait, et à venir s’installer sur leur territoire pour les renforcer. Les Kel-Ăh. ne peuvent fixer aucune date pour ces évènements, mais ils s’accordent à dire que Ti-n-hînân et sa compagne étaient musulmans, marocaines, Berâber, et que leur établissement dans l’Ăh. a été pacifique et est récent. — Voici le 2d faisceau de traditions. Une femme, nommée Lemtoûna, est la mère commune de tous les Touaregs, de la tribu des Ilemtéen (tribu faible maintenant, nombreuse autrefois) et de certaines tribus berbères établies à Ghadamès (Tripolitaine) et dans son voisinage. Lemtoûna a eu une sœur, qui est la mère commune de la plupart des tribus berbères du Maroc et notamment du groupe de tribus marocaines appelé Berâber. Les Isebeten, peuple idolâtre de langue touaregue qui habitait l’Ăh. avant que l’islam s’y établit, sont les ancêtres des plus anciennes tribus plébéiennes (ămeṛid) de l’Ăh., tandis que les nobles sont venus d’une autre contrée à une époque postérieure et ont une origine différente. C’est par vive force, guerre et conquête que les nobles s’emparèrent de l’Ăh. ; ils vainquirent et réduisirent en une demi servitude qui s’adoucit avec le temps les Isebeten, qui formaient la population de l’Ăh. au moment où ils y entrèrent, et dont les descendants sont les plus anciennes tribus plébéiennes (ămeṛid) de l’Ăh., c. à d. les Dăg-Ṛâli et les Ăit-Loaien. Pour les Âġouh-en-tĕhlé, les Iklân-en-tăousit et les Iseḳḳemâren, le 2d faisceau de traditions s’accorde avec le 1er en ce qui touche leur origine, leur récent établissement dans l’Ăh., et les circonstances de leur établissement ‖ sur l’origine des Touaregs du Nord et du Sud-Est (Kel-Ăhaggar, Kel-Ăjjer, Tăitoḳ, Kel-Ăir), v. Lieutenant Gardel ; les Touareg-Ajjer ‖ les principales tribus de l’Ăhaggar sont : 1º tribus nobles : Kel-Ṛela, Inemba, Iboglân, Ikerremoien, Téġehé-mellet, Ikadeien, Ikenbîben ; 2º tribus plébéiennes (imṛad) : Dăg-Ṛâli, Ăit-Loaien, Âġouh-en-tĕhlé, Ṛelaiddîn, Ibettenâten, Ireġenâten, Iklân-en-tăousit, Ifereggânen, Ihṛaien ; 3º tribus plébéiennes (Iseḳḳemâren) : Kel-Tăżoûlet, Kel-Ămeġid, Kel-Tăfedest, Kel-Immîdir, Kel-Ouhet, Kel-Teroûrit, Kel-Iṅṛer, Iheiaouen-Hâda, Iselâmâten. — Les principales tribus du groupe des Tăitoḳ sont : 1º tribus nobles : Tăitoḳ, Iṛechchoûmen ; 2º tribus plébéiennes (imṛad) : Kel-Ăhnet, Téġehé-n-Ĕfis, Ioueroueren, Ikechchemâḍen ; 3º tribu plébéienne (Iseḳḳemâren) : Kel-I-n-toûnîn. — Les principales tribus de l’Ăj. sont : 1º tribus nobles : Oûraṛen, Imaṅṛasâten, Ihaḍânâren, Kel-Iżebân ; 2º tribu maraboutique : Ifôṛas ; 3º tribus plébéiennes (imṛad) : Imeḳḳérṛesen, Kel-Tôbren, Kel-Ăġerâġer, Kel-Ăherir, Ifîlalen, Ifereḳḳenen, Ioueroueren, Kel-Âras, Isesmeḍen, Ikerkoûmen, Iserekkîten, Ibetâmen, Ikîlżen ; 4º tribu ni noble ni plébéienne : Imeṭṭerîlâlen ‖ on a placé le mot ăhaggar aux lettres ⵂⴳⵔ et non aux lettres ⵂⵓⵔ, bien que le redoublé soit certainement en remplacement d’un redoublé, parce que, de nombreux mots contenant la lettre sans qu’elle appartienne à leur racine, il reste incertain si la racine d’ăhaggar est ⵂⵓⵔ ou ⵓⵔ.

Ăhaggar ⵂⴳⵔ ⁂ sm. (s. s. pl.) ‖ massif montagneux central du pays des Kel-Ăhaggar (massif de forme ovale, dont l’altitude varie entre 2.000 et 3.000 mètres, et qui est compris entre 23° et 23°30′ lat. N. et 2°50′ et 3°40′ long. E.) ‖ syn. d’Ătakôr-n-Ăhaggar, de Tăkerkort-n-Ăhaggar, de Tehount-n-Ăhaggar, ainsi que d’Ătakôr, de Tăkerkort et de Tehount, abbréviations des 3 expressions précédentes, et d’Ăhaġ empl. d. ce s. ‖ Ăhaggar est le nom propre du massif montagneux central du pays des Kel-Ăhaggar et le terme le plus employé de beaucoup pour le désigner ; les 7 autres expressions n’en sont que des surnoms.

Ăhaggar ⵂⴳⵔ ⁂ sm. (s. s. pl.) ‖ pays tout entier des Kel-Ăhaggar (territoire soumis à la domination des Kel-Ăhaggar, compris entre le Tidikelt, l’Ăhnet, l’Ădṛaṛ, l’Ăir et l’Ăjjer) ‖ p. ext. Ăhaggar s’emploie qlqf. d. le s. de « les Kel-Ăhaggar ». On dit, p. ex., « l’Ăhaggar a fait ceci » dans le sens de « les Kel-Ăhaggar ont fait ceci ».

Kel-Ăhaggar ⴾⵍⵂⴳⵔ ⁂ sm. pl. (ms. ăgg-Ăhaggar ⴳⵂⴳⵔ ; fs. oult-Ăhaggar ⵓⵍ⵿ⵜⵂⴳⵔ ; fp. chêt-Ăhaggar ⵛⵜⵂⴳⵔ) ‖ gens de l’Ăhaggar (np. des Touaregs qui habitent le territoire de l’Ăhaggar, en un seul corps de nation, sous le commandement d’un chef unique appelé ămenoûkal) ‖ ce nom s’applique à tous les membres de la nation, à qlq. tribu qu’ils appartiennent, sans distinction de nobles ni de plébéiens ‖ v. ⵂⵗ aheṛ, Ămâhaṛ.

tăhaggart ⵜⵂⴳⵔ⵿ⵜ sf. (s. s. pl.) ‖ dialecte de l’Ăhaggar (dialecte tămâhaḳ parlé par les Kel-Ăhaggar, les Kel-Ăjjer et les Tăitoḳ) ‖ les Touaregs parlent tous la même langue appelée tămâhaḳ. Elle comprend 4 dialectes : la tăhaggart, parlée par les Kel-Ăhaggar, les Kel-Ăjjer et les Tăitoḳ ; la tăirt, parlée par les Kel-Ăir ; la tădṛaḳ (appelée dans l’Ădṛaṛ tădṛaḳ, et dans l’Ăh. taḍaḳ), parlée par les Kel-Ădṛaṛ ; la tăoullemmet, parlée par les Ioullemmeden, les Kel-Geres et les autres Touaregs du Soudan.

Ăhaggar-oua-heġrĭn ⵂⴳⵔⵓⵂⴶⵔⵏ ⁂ (m. à m. « Ăhaggar celui qui ayant été haut (haut-Ăhaggar) ») sm. (s. s. pl.) ‖ np. d’une des parties du massif montagneux central du pays des Kel-Ăhaggar.

Ăhaggar-oua-ġezzoŭlen ⵂⴳⵔⵓⴶⵣⵍⵏ ⁂ (m. à m. « Ăhaggar celui qui ayant été bas (bas-Ăhaggar) ») sm. (s. s. pl.) ‖ np. d’une des parties du massif montagneux central du pays des Kel-Ăhaggar.

Ihaggâren ⵂⴳⵔⵏ ⁂ (Ăir) sm. pl. φ (ms. Ăhaggar ⵂⴳⵔ ; fs. Tăhaggart ⵜⵂⴳⵔ⵿ⵜ ; fp. Tihaggârîn ⵜⵂⴳⵔⵏ), daṛ Haggâren, daṛ Thaggârîn ‖ surnom donné par les Kel-Ăir à un petit groupe de Kel-Ăṛefsa établi dans l’Ăir ‖ les Kel-Ăṛefsa sont une fraction des Âġouh-en-tĕhlé, tribu touaregue plébéienne (ămeṛid) de l’Ăh. ‖ le surnom Ihaggâren a le sens de « gens de l’Ăhaggar ».

Hoggar ⵂⴳⵔ ‖ corruption arabe du mot Ăhaggar.

hougger ⵂⴳⵔ vn. prim. ; conj. 95 « doukkel » ; (iehhoŭgger, iehhoûgger, éd iehhougger, our iehhougger) ‖ être touareg noble (d’une des tribus dont les membres s’appellent ăhaggar, c. à d. d’une des tribus nobles de l’Ăhaggar, de l’Ăjjer, ou des Tăitoḳ) ‖ diffère de moujer « être touareg noble (d’une des tribus dont les membres s’appellent ămâjer, c. à d. d’une des tribus nobles de l’Ăir, des Ioullemmeden, ou des Kel-Geres) », qui signifie p. ext. « être noble (de naissance) (à qlq. pays, race, religion qu’on appartienne) ».

ăhougger ⵂⴳⵔ sm. nv. prim. ; (s. s. pl.) ‖ fait d’être touareg noble (d. le s. ci. d.).

tăhouggera ⵜⵂⴳⵔⴰ sf. nv. prim. ; (s. s. pl.) ‖ m. s. q. le pr. ‖ p. ext. « noblesse touaregue (collection des Touaregs nobles qui s’appellent ăhaggar (d. le s. ci. d.)) ». (Ex. tăhouggera, neṛ ta-h ; tămeṛeda, neṛ ta-h ⁒ la noblesse touaregue, la voilà ; la plèbe vassale, la voilà (voilà les Touaregs nobles ; voilà les plébéiens vassaux)) ‖ peu us. d. le s. « fait d’être touareg noble ». Presque touj. employé d. le s. « noblesse touaregue ».

ăheggar (ăhiggar) ⵂⴳⵔ sm. φ (pl. iheggâren (ihiggâren) ⵂⴳⵔⵏ), daṛ heggâren (higgâren) ‖ datte (entière, non ouverte ni cassée) ‖ toute datte, fraîche ou sèche, qui n’est ni ouverte ni cassée, est un ăheggar ‖ diffère de té̆iné « dattes (qlconques, en qualité indéterminée, entières ou cassées, fraîches ou sèches) » ‖ diffère d’éferḍis « fragment de datte (fragment grand ou petit d’une datte fraîche ou sèche) ».

ⵂⴳⵗ heggĕṛ ‖ v. ⵂⵓⵗ ihouaṛ.

ⵂⵂ ihohân ⵂⵂⵏ sm. φ (pl. s. s.), daṛ hohân ‖ vapeur d’eau ‖ se dit de la vapeur d’eau qui s’exhale d’une eau chaude, d’une ch. humide et chaude, d’une p., d’un an., d’une surface humide qlconque ‖ diffère d’ettehouhou « vapeurs épaisses sortant du sol après une pluie et l’enveloppant d’une couche haute et dense » ‖ diffère de melamouk « vapeurs légères formant une nappe mince à la surface du sol après la pluie ».

ettehouhou ⵜⵂⵂⵓ sm. (pl. ettehouhoûten ⵜⵂⵂⵜⵏ) ‖ vapeurs épaisses sortant du sol après une pluie et l’enveloppant d’une couche haute et dense ‖ v. ci-dessus ihohân.

ⵂⵂ tăhaha ⵜⵂⵂⴰ sf. φ (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. tihahiouîn ⵜⵂⵂⵓⵏ), daṛ thahiouîn ‖ fruit sec de l’arbre appelé en tăm. abseṛ ‖ p. ext. Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/540 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/541 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/542 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/543 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/544 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/545 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/546 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/547 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/548 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/549 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/550 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/551 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/552 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/553 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/554 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/555 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/556 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/557 monture), qu’il s’écoule trop vite ‖ v. tallit.

heliheli ⵂⵍⵂⵍⵉ vn. prim. ; conj. 45 « ġemiġemi » ; (ihleihelei, iehîleihelei, éd ihliheli, our ihheihelei) ‖ trottiner (trotter à tout petits pas, de manière à aller à une vitesse égale à celle de l’allure du pas, ou moindre, tout en faisant le mouvement du trot) (le suj. étant un chameau ou un chien) ‖ fig. « trottiner de çà et de là (le suj. étant une p.) » ; en parlant des p., est touj. empl. en mauvaise part ‖ fig. « aller de çà et de là (le suj. étant des nuages) » ‖ v. ci-dessus ahel.

zehheliheli ⵣⵂⵍⵂⵍⵉ va. f. 1 ; conj. 132 « seddeṛideṛi » ; (izheleihelei, iezîheleihelei, éd izehheliheli, our izheleihelei) ‖ faire trottiner ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

tîhliheli ⵜⵂⵍⵂⵍⵉ vn. f. 12 ; conj. 245 « tîheḍeḍi » ; (itîhliheli, our itehliheli) ‖ trottiner hab. ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

zîhliheli ⵣⵂⵍⵂⵍⵉ va. f. 1.12 ; conj. 245 « tîheḍeḍi » ; (izîhliheli, our izehliheli) ‖ faire hab. trottiner ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

ăhliheli ⵂⵍⵂⵍⵉ sm. nv. prim. ; φ (pl. ihlihelien ⵂⵍⵂⵍⵉⵏ), daṛ ĕhlihelien ‖ fait de trottiner ‖ a t. les s. c. à c. du prim. ‖ sign. aussi « trottinement ».

ăzehheliheli ⵣⵂⵍⵂⵍⵉ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. izehhelihelien ⵣⵂⵍⵂⵍⵉⵏ), daṛ zehhelihelien ‖ fait de faire trottiner ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

ăhelaihelai ⵂⵍⵉⵂⵍⵉ sm. n. d’é. prim. ; φ (pl. ihelaihelaien ⵂⵍⵉⵂⵍⵉⵏ ; fs. tăhelaihelait ⵜⵂⵍⵉⵂⵍⵉⵜ ; fp. tihelaihelaîn ⵜⵂⵍⵉⵂⵍⵉⵏ), daṛ helaihelaien, daṛ thelaihelaîn ‖ hom. qui trottine de çà et de là ‖ est touj. empl. en mauvaise part.

ehel ⵂⵍ va. prim. ; conj. 25 « egel » ; ω ρ (ihlă, ihlâ, éd ihel, our ihlé) ‖ attarder ‖ a aussi les s. pas. et pron. « être attardé » et « s’attarder » ‖ peut avoir pour suj. des p., des an., des ch., des causes qlconques. Ne peut avoir pour rég. dir. que des p. ou des an. ‖ ex. ma kai ihlĕn ? – ihl i êḍes ⁒ quoi t’ayant attardé ? (qu’est-ce qui t’a attardé ?). – m’a attardé le sommeil (ce qui m’a attardé, c’est que j’ai dormi) = ihl i stenfous foull ăżamai, ik̤rĕk ⁒ m’a attardé [mon] aiguille pour la couture, elle s’est égarée = Moûsa ihlâ ṛour ĕmnâs, our essineṛ ma ikânnM. s’attarde auprès des chameaux, je ne sais pas ce qu’il fait = imnâs ehlĕn, ma ġĕn ? ⁒ les chameaux se sont attardés, qu’ont-ils fait ? (les chameaux tardent, que font-ils ?) ‖ p. ext. « divertir (amuser) » (Ex. Moûsa ihl âneṛ s ăouâlM. nous a attardés par [ses] paroles (ou : M. nous a divertis par ses paroles) = Dâssin, ehl âneṛ s imżadD., divertis-nous par le violon (D., divertis-nous en jouant du violon) = Koûka tehl i s tmeḳḳâsK. m’a attardé par des historiettes (ou : K. m’a diverti par des historiettes)) ‖ p. ext. « mettre en retard ». D. ce s., est syn. de żoużi ‖ lorsqu’on dit qu’un h. de mœurs libres a attardé ou diverti une f. de mœurs libres, ou réciproquement, sans indiquer la cause de l’attardement ou le genre du divertissement, cela sign. souv. qu’ils se sont attardés et divertis ensemble par l’ăhâl et l’asri ‖ diffère de ṛenouṛen « tarder un peu ; s’attarder un peu ; attendre un peu (n.) ».

nemehli ⵏⵎⵂⵍⵉ vn. f. 2bis ; conj. 49 « medeggou » ; (inmehla, ienîmehla, éd inmehli, our inmehla) ‖ s’attarder réc. l’un l’autre ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

hâll ⵂⵍ va. f. 5 ; conj. 217 « lâss » ; ω (ihâll, our ihell) ‖ attarder hab. ‖ a aussi les s. pas. et pron. ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

tînmahli ⵜⵏⵎⵂⵍⵉ vn. f. 2bis.12 ; conj. 244 « tîmendou » ; (itînmehli, our itenmehli) ‖ s’attarder hab. réc. l’un l’autre ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 2bis.

tăhellaout ⵜⵂⵍⵓⵜ sf. nv. prim. ; φ (pl. tihellaouîn ⵜⵂⵍⵓⵏ), daṛ thellaouîn ‖ fait d’attarder ; attardement ‖ a aussi les s. pas. et pron. « fait d’être attardé » et « fait de s’attarder » ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

ănmehli ⵏⵎⵂⵍⵉ sm. nv. f. 2bis ; φ (pl. inmehlîten ⵏⵎⵂⵍⵜⵏ), daṛ ĕnmehlîten ‖ fait de s’attarder réc. l’un l’autre ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 2bis.

ăhâl ⵂⵍ sm. φ (pl. ihallen ⵂⵍⵏ), daṛ hallen ‖ réunion galante (réunion de jeunes hom. et de jeunes fem. assemblés pour se divertir entr’eux) ‖ en principe, les jeunes filles, les jeunes femmes et les hom. encore jeunes et non mariés ou dont les épouses sont éloignées prennent seuls part aux ăhâl ; qlqf. les jeunes époux y vont aussi, ensemble, plutôt en spectateurs qu’en acteurs ; les hom. âgés n’y vont jamais ; les fem. âgées y vont assez souvent, mais comme spectatrices ou com. présidentes. Les vrais acteurs de l’ăhâl sont les hom. et les fem. qui pratiquent l’asri « liberté de mœurs », c. à d. les fem. actuellement non mariées, ne vivant pas dans la pénitence (aucune ne vit dans la pénitence dans l’Ăh.), et en âge d’être courtisées, et les hom. non mariés, ne vivant pas dans la pénitence (aucun ne vit dans la pénitence dans l’Ăh.), ou mariés mais éloignés de leurs épouses, et en âge de courtiser. Quand il y a dans un campement qlq. jeunes fem. et jeunes hom. non mariés, ils se réunissent chaque soir à la tombée de la nuit, soit en plain air à qlq. pas du campement, soit sous la tente d’une fem. vivant seule, soit sous une tente spéciale que les parents font dresser exprès pour les ăhâl. À mesure qu’ils arrivent, les jeunes femmes et les jeunes hom. s’asseyent les uns contre les autres, se mêlant. On cause, on plaisante ; s’il y a une joueuse de violon, elle joue ho-hôo ; qlqf. les hom. récitent ou chantent des vers ; qlqf. on joue à des jeux d’esprit. C’est là une partie de l’ăhâl ; pour certains de ses acteurs, c’est la seule, et l’ăhâl se borne pour eux à ce divertissement décent ; pour d’autres, l’ăhâl est mêlé d’asri « liberté de mœurs » ; ils font, entre homme et femme, des attouchements très libres et se donnent des rendez-vous pour le reste de la nuit. L’ăhâl cesse à l’heure de l’ăżoûżeġ « heure de la traie du soir (heure de la nuit close (environ 2h½ ou 3 h. après le coucher du soleil)) » ; à cette heure, chacun retourne à sa tente pour le repas du soir, et l’ăhâl général est terminé. Rarement l’ăhâl général recommence après le repas du soir ; cela ne se fait que pour cause exceptionnelle, p. ex. pour faire honneur à des étrangers de passage ; même dans ce cas, l’ăhâl général n’est pas aussi nombreux qu’avant le repas du soir. L’ăhâl du soir est de règle partout où se trouvent qlq. jeunes fem. et jeunes hom. non mariés, il n’est pas le seul, on peut en outre se réunir de jour, à n’importe quelle heure, une ou plusieurs fois, pour des ăhâl qui sont semblables à ceux du soir ; mais les ăhâl de jour sont moins réguliers, moins fréquents, et ils réunissent moins de monde que ceux du soir, à cause des occupations de la journée. Lorsqu’un campement est nombreux, il s’y tient parfois plusieurs ăhâl en même temps. Quand des campements sont peu éloignés l’un de l’autre, les jeunes hom. d’un campement vont souvent à l’ăhâl de l’autre. Parfois de jeunes hom. font plus de 200 kilomètres pour passer qlq. jours en visiteurs dans un campement où il y a un ăhâl agréable. Les visites faites dans des campements étrangers, dans un but de galanterie, à une ou plusieurs fem. vivant dans l’asri « liberté de mœurs », s’appellent ărabouh ; l’hom. qui les fait est l’ăzerrebah des fem. qu’il visite ; la fem. qui les reçoit est la tăzerrebaht des hom. qui la visitent. On ne désigne jamais un ăhâl par le nom du chef du campement où il se tient, ni par aucun nom d’hom., mais par le nom d’une fem. ou d’un groupe de fem., p. ex. par le nom de la fem. dans la tente duquel il se tient, ou par celui de la fem. qui le préside hab., ou par celui d’une joueuse de violon qui y joue, ou par celui de la fem. dont l’agrément est le principal attrait de la réunion, ou par un pluriel comme « les filles d’un tel » ou « les femmes de telle tribu ». Les hom., surtout les étrangers, et surtout quand les ăhâl réunissent une nombreuse compagnie, n’y vont d’ordinaire qu’élégamment vêtus. Dans les ăhâl, les fem. et les hom. réunis élisent qlqf. une présidente ; qlqf. ils élisent une présidente et un président ; jamais ils n’élisent un président seul ; la plupart du temps ils n’élisent ni l’un ni l’autre ; la présidente s’appelle tamṛart n ăhâl, le président s’appelle aṛar n ăhâl ; leurs fonctions sont les mêmes et consistent à juger les différends qui s’élèvent par plaisanterie dans l’ăhâl et à y infliger par plaisanterie des pénitences ; ces fonctions durent ce que veulent ceux qui les on données, qlqf. une seule soirée, qlqf. plusieurs, qlqf. plus longtemps. On donne aussi parfois le nom de tamṛart n ăhâl à une fem., jeune ou vieille, dans la tente de laquelle on se rémit ordinairement pour l’ăhâl ‖ p. ext. « conversation galante (entre une fem. et 2 ou plusieurs hom., ou entre une fem. et un hom. en tête-à-tête) ». D. ce s., ăhâl peut signifier un simple entretien mêlé d’asri à un degré qlconque (l’asri comprend tous les actes de liberté de mœurs sans exception, depuis les moindres jusqu’aux plus graves) ; ăhâl « conversation galante » est donc un terme vague qui peut signifier des choses très diverses. (Ex. Biska iġâmmei ăhâl daṛ KoûkaB. cherche à obtenir conversation galante de dans K. (B. cherche à obtenir de K. conversation galante ; c. à d. B. cherche à obtenir de K. des conversations galantes que ne sont que des simples entretiens ; ou : B. cherche à obtenir de K. des conversations galantes mêlées d’asri dans une mesure limitée ; ou : B. cherche à obtenir de K. un asri illimité)) ‖ ăhâl « conversation galante » est empl. qlqf. com. syn. d’asri « liberté de mœurs », pour exprimer la même ch. qu’asri en termes plus discrets ‖ messa s n ăhâl « maîtresse d’elle de la conversation galante (fem. qui posède, a, pratique la conversation galante) », ta n ăhâl « celle de la conversation galante », oult ăhâl « fille de la conversation galante », ta tesrĕiet « celle qui ayant pratiqué la liberté de mœurs (celle qui pratique la liberté de mœurs) », tămesroit « fem. pratiquant la liberté de mœurs » sont 5 expr. syn. signifiant « fem. pratiquant la liberté de mœurs ». (Ex. ma temoûs messa s n ăhâl daṛ hanân ? – elouânet. Okkôżet : Koûka, Mîmi, Hekkou, Fekkou ⁒ qu’est la maîtresse d’elle de la conversation galante dans les tentes ? (quelle est la fem. pratiquant la liberté de mœurs dans ce campement ?) – elles sont en grande quantité. [Elles sont] quatre : K., M., H., F. (il y en a beaucoup. Elles sont quatre : K., M., H., F.)). Dans l’ex. précédent, on pourrait, sans rien changer au sens, remplacer messa s n ăhâl par ta n ăhâl, oult ăhâl, ta tesrĕiet, ou tămesroit ‖ les 4 expr. messa s n ăhâl, ta n ăhâl, oult ăhâl et tămesroit sont empl. qlqf. dans le s. « ma (ta, sa) fem. pratiquant la liberté de mœurs (la fem. avec laquelle je (tu, il) pratique hab. la liberté de mœurs) », le pronom possessif étant s. e. Par délicatesse, quand les Kel-Ăh. se servent d’un de ces 4 termes pour désigner la fem. chez laquelle ils vont hab. en conversation galante, ils n’y joignent jamais de pron. possessif. Le sens général indique si un pron. possessif est s. e. ou non. (Ex. mani s tekkîd ? – messa s n ăhâl a kkîṛ ⁒ vers où vas-tu ? (où vas-tu ?). – une fem. pratiquant la liberté de mœurs ce que je vais chez (c’est chez une fem. pratiquant la liberté de mœurs que je vais ; ou : c’est chez la fem. avec laquelle je pratique hab. la liberté de mœurs que je vais)). Dans l’ex. précédent, on pourrait, sans rien changer au sens, remplacer messa s n ăhâl par ta n ăhâl, oult ăhâl, ou tămesroităout ăhâl « frapper ăhâl » signifie « faire réunion galante (ou conversation galante) ; tenir réunion galante (ou conversation galante) ». Souĕt ăhâl « faire [à qlq’un] frapper ăhâl » signifie « faire [à qlq’un] faire réunion galante (ou conversation galante) ; faire [à qlq’un] tenir réunion galante (ou conversation galante) » ; d. ce s., souĕt se construit av. un seul acc., qui est ăhâl ; la p. à qui le suj. fait tenir réunion (ou conversation) galante, c. à d. la p. avec laquelle le suj. tient réunion (ou conversation) galante se met au datif. Ăout ăhâl et souĕt ăhâl ne sont pas syn., bien que, dans certains cas, on puisse se servir indistinctement de l’un ou de l’autre : ăout ăhâl ne s’emploie pas avec un rég. au datif ; souĕt ăhâl s’emploie accompagné d’un datif exprimant la p. à laquelle on fait faire ăhâl, c. à d. avec laquelle on fait ăhâl. (Ex. 1. ouĕteṛ ăhâl ṛour Dâssin ⁒ j’ai fait ăhâl chez D. (c. à d. j’ai pris part à une réunion galante chez D. (ce qui peut se faire assis loin de D., dans une réunion nombreuse, sans lui dire un mot, ni être aperçu d’elle) ; ou : je me suis livré à une conversation galante chez D. (assis près d’elle, sans autre fem., avec 2 ou 3 hom. ou en tête à tête) ; ou : je me suis livré à une conversation galante chez D. (dans sa tente, ou dans son campement, avec une autre fem. qu’elle)) = 2. esoueteṛ ăhâl ṛour Dâssin ⁒ j’ai fait faire ăhâl chez D. (cette phrase est syn. de la précédente ; elle en a tous les sens et n’en a aucun d’autre) = 3. esoueteṛ ăhâl i Dâssin ⁒ j’ai fait faire ăhâl à D. (c. à d. je me suis livré à une conversation galante avec D., soit devant témoin, soit en tête à tête, en un lieu et dans des circonstances qlconques). Les mots esoueteṛ ăhâl i « j’ai fait faire ăhâl à » peuvent être dits par un hom. ou par une fem. ; mais il y a une distinction à faire : un hom. ne peut dire qu’il a fait faire ăhâl qu’à une seule fem. ; une fem. peut dire qu’elle a fait faire ăhâl à un, 2 ou plusieurs hom. = 4. Koûka tennă : esoueteṛ ăhâl i MoûsaK. a dit : j’ai fait faire ăhâl à M. (c. à d. je me suis livré à une conversation galante avec M., soit devant témoins, soit en tête à tête, en un lieu et dans des circonstances qlconques) = 5. ousĕn-d Moûsa d Kenân Koûka, tesouet âsen ăhâl ⁒ sont arrivés M. et K., elle leur a fait faire ăhâl (M. et K. sont arrivés chez K., elle s’est livrée avec eux à une conversation galante) = 6. ak ahel eggâteṛ ăhâl ṛour Dâssin ⁒ chaque jour je fais ăhâl chez D. (a t. les s. c. à c. de l’ex. 1.) = 7. ak ahel sâouâteṛ ăhâl ṛour Dâssin ⁒ chaque jour je fais faire ăhâl chez D. (cette phrase est syn. de la précédente ; elle en a tous les sens et n’en a aucun autre) = 8. ak ahel sâouâteṛ ăhâl i Dâssin ⁒ chaque jour je fais faire ăhâl à D. (a t. les s. c. à c. de l’ex. 3.)) ‖ ăout « être frapée », ayant pour suj. ăhâl, sign. « se faire ; se tenir ». (Ex. ăhâl iouĕt enḍ ahel ṛour Hekkou ⁒ une réunion galante s’est tenue hier chez H. = ăhâl iouât dimardeṛ dăou tăbarekkat ⁒ une réunion galante se tient maintenant sous le tamarix = ak ahel ăhâl iggât daṛ tăṛezzit ⁒ chaque jour une réunion galante se tient dans le lit [de la vallée]) ‖ ăhâl « conversation galante » est souv. employé com. rég. dir. d’eġmi « chercher à obtenir » ou d’eġrou « obtenir » ; le sens de la phrase est différent selon que le nom de la p. de laquelle on cherche à obtenir ou obtient ăhâl est touj. un hom. ; celle de laquelle le suj. cherche à obtenir ou obtient ăhâl est touj. une fem. (Ex. 9. eġmĕier ăhâl daṛ Dâssin ⁒ j’ai cherché à obtenir conversation galante de dans D. (j’ai cherché à obtenir conversation galante de D. personnellement, soit devant témoins, soit en tête à tête, en un lieu et dans des circonstances qlconques) = 10. eġmĕieṛ ăhâl ṛour Dâssin ⁒ j’ai cherché à obtenir conversation galante de chez D. (j’ai cherché à obtenir conversation galante de D. personnellement, soit devant témoins, soit en tête à tête, en un lieu et dans des circonstances qlconques (la phrase est syn. de la précédente)) ; ou : j’ai cherché à obtenir conversation galante chez D. (c. à d. dans la tente ou dans le campement de D., soit d’elle-même soit d’une autre fem.) = 11. eġrĕoueṛ ăhâl daṛ Dâssin ⁒ j’ai obtenu conversation galante de dans D. (d. le s. c. à c. de l’ex. 9.) = 12. eġrĕoueṛ ăhâl ṛour Dâssin ⁒ j’ai obtenu conversation galante de chez D. (d. le s. c. à c. de l’ex. 10.) ; ou : j’ai obtenu conversation galante chez D. (d. le s. c. à c. de l’ex. 10.)) ‖ la phrase ekkîṛ ăhâl en Koûka « je vais à l’ăhâl de K. » peut avoir 2 sens : « je vais à la conversation galante de K. (je vais tenir conversation galante avec K., soit devant témoins, soit en tête à tête, en un lieu ou dans des circonstances qlconques) », ou « je vais à la réunion galante de K. (je vais à la réunion galante qui se tient chez K., ou que préside K., ou dont K. est une des joueuses de violon, ou dont K. est le principal attrait) » ‖ amṛar n ăhâl sign. « président de réunion galante » ; tamṛart n ăhâl sign. « présidente de réunion galante » ou « fem. (d’âge qlconque) dans la tente de laquelle on se réunit ordinairement pour les réunions galantes » ‖ ăbaraḍ n ăhâl et tăbaraṭ n ăhâl sont des expr. de louange qui signifient « jeune hom. (ou jeune fem.) fait pour les réunions galantes (qui a sa place marquée dans les réunions galantes, qui brille dans les réunions galantes) » ; elles sont les équivalentes d’ăbaraḍ n imżad, tăbaraṭ n imżad, et d’ăbaraḍ en tbarâḍîn. v. ⴱⵔⴹ ăbaraḍ ; v. ⵎⵥⴷ imżad ‖ l’ăhâl accompagné d’asri, et l’asri avec tout ce qu’il comporte, bien qu’interdits par la religion musulmane, sont universellement admis et permis dans l’Ăh., dans leur plénitude, sans que nul ne s’élève contr’eux ; ils sont universellement pratiqués par les pers. des 2 sexes non mariées et en âge de courtiser ou d’être courtisé. L’ăhâl accompagné d’actes d’asri et les actes d’asri ne sont interdits qu’aux fem. actuellement mariées ; si celles-ci se livrent à ces actes c’est en cachette, et pour elles ils sont qualifiés de tikra « vol (c. à d. adultère) » ‖ qlqf., mais rarement, ăhâl sign. p. ext. « assemblée (d’hom. seuls ; de fem. seules ; de guerriers) ». Empl. ainsi, il désigne hab. des assemblées nombreuses ‖ v. ⵏⴱⵔ enber, senber.

imehlân ⵎⵂⵍⵏ sm. φ (pl. s. s.), daṛ mehlân ‖ amusements ‖ on donne le nom d’imehlân à tous les jeux des enfants et des grandes personnes, à tout ce qu’ils font pour se distraire et se divertir, jeu avec des poupées ou des jouets qlconques, gais entretiens, contes amusants, plaisanteries, jeu d’instruments de musique, récitation ou chant de vers, fantasias de cavaliers, jeu de balle, jeux de hasard ou de combinaisons, cajoleries faites pour amuser, réunions galantes, conversations galantes, plaisirs de l’amour, etc.

hellou ⵂⵍⵓ sm. (pl. helloûten ⵂⵍⵜⵏ) ‖ flânerie (fait de s’attarder à des riens) ‖ ex. Koûka, ih êt hellouK., est dans elle la flânerie (K. est flâneuse).

hellouhellou ⵂⵍⵂⵍⵓ sm. (pl. hellouhelloûten ⵂⵍⵂⵍⵜⵏ) ‖ m. s. q. le pr. ‖ plus us. q. le pr.

mehelhel ⵎⵂⵍⵂⵍ vn. prim. ; conj. 42 « lekeslekes » ; (imhelhel, iemîhelhel, éd imhelhel, our imhelhel) ‖ être attardé (par un travail astreignant ; par des p., des an., des ch., des accidents qui dérangent continuellement) ‖ d. le s. « être attardé (par un travail astreignant) » peut souv. se traduire par « être affairé ; être très occupé » ; se dit d’une p. qui est affairé par suite d’un travail ou d’une occupation qlconques très astreignants ‖ d. le s. « être attardé (par des p., des an., des ch., des accidents qui dérangent continuellement) », peut souv. se traduire « être dérangé continuellement » ; Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/565 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/566 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/567 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/568 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/569 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/570 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/571 Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/572 Page:Foucauld, Dictionnaire 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ănâhoṛ ⵏⵂⵗ sm. φ (pl. inoûhaṛ ⵏⵂⵗ), daṛ noûhaṛ ‖ creux qui, lorsqu’il y a une pluie ou une crue, devient un réservoir d’eau naturel d’une durée assez longue (durant d’un à 6 mois ou davantage) ‖ v. ⴶⵍⵎⵎ ăġelmam.

tăhaḳḳa ⵜⵂⵈⴰ sf. φ (pl. tiheṛouîn ⵜⵂⵗⵓⵏ), daṛ theṛouîn ‖ petite maison servant de magasin pour conserver les provisions ‖ depuis l’occupation française, la plupart des Kel-Ăh. conservent leurs provisions, objets précieux, réserves de toute sorte dans des tăhaḳḳa situées dans les villages qui s’élèvent auprès des points de cultures ; avant l’occupation française, ils les conservaient dans des cachettes difficiles à découvrir appelées ăseggefer.

ăsâhaṛ ⵙⵂⵗ sm. φ (pl. isoûhaṛ ⵙⵂⵗ), daṛ soûhaṛ ‖ chant (suite de sons modulés émis par la voix humaine) ‖ ne se dit que du chant des pers. ; ne se dit pas du chant des oiseaux. Tout ce que chante une p., qlq. soient les paroles et l’air, est un ăsâhaṛaoui ăsâhaṛ « apporter un chant » signifie « chanter un chant » ‖ les Kel-Ăh. ne chantent que des vers. Tous les vers peuvent se réciter ou se chanter ; on les récite plus souvent qu’on ne les chante. « Pièce de vers » se dit tesâouit. « Vers » se dit tăfirt (« mot »). « Composer une pièce de vers » et « réciter une pièce de vers » se disent l’un et l’autre aoui tesâouit (« apporter une pièce de vers ») ; aoui est le seul verbe employé pour exprimer les 2 idées de composer une pièce de vers et de réciter une pièce de vers (de n’importe quel auteur), le sens général fait comprendre celui des 2 sens dans lequel il est employé. « Rythme poétique » se dit ăné̆a. « Air de chant » se dit aussi ăné̆a, bien qu’il y ait plus d’airs de chant que de rythmes. « Air de violon » se dit ażel (« branche »). — Les fem. chantent rarement, et presque jamais devant les hom., si ce n’est dans les cérémonies des noces. Les hom. chantent beaucoup, soit dans les voyages, seuls ou en compagnie, soit dans les réunions galantes de jeunes hom. et de jeunes fem. appelées ăhâl. — On ne chante pas les vers sur un air qlconque : il y a plusieurs rythmes poétiques ; à chacun d’eux correspondent certains airs de chant ; on ne peut chanter les vers que sur les airs qui correspondent à leur rythme. Le nombre des airs de chant s’accroit sans cesse, toute personne pouvant en inventer de nouveaux. — Le même mot ăné̆a signifie « rythme poétique » et « air de chant » ; à chaque ăné̆a « rythme » correspondent plusieurs ăné̆a « air de chant ». À chaque ăné̆a « air de chant » correspond un ażel « air de violon », car on peut accompagner sur le violon tous les airs de chant. Outre ces airs de violon correspondant aux airs de chant, il y a d’autres ażel qui ne correspondent à aucun air de chant et qui ne se jouent que seuls, sans chant. — Les fem. seules jouent du violon. Elles sont loin de toutes en jouer ; il n’y en a pas une sur dix qui en joue. Les joueuses de violon sont proportionnellement plus nombreuses chez les nobles que chez les plébéiens. — Les rythmes poétiques, les airs de chant et les airs de violon sont les mêmes chez les Kel-Ăh., les Kel-Ăj. et les Tăitoḳ. Ceux qui sont en usage dans ces 3 groupes ne le sont pas chez les autres Touaregs, tels que les Kel-Ăd., Kel-Ăir, Ioullemmeden, etc., lesquels en ont de différents. Chez les Kel-Ăh., Kel-Ăj. et Tăitoḳ, les rythmes poétiques les plus connus sont : le sé̆ié̆nin, le heinena, l’il-âneṛ-Ialla (m. à m. « Dieu nous possède »), l’âliouen (m. à m. « les oliviers »), la târé, l’ăhellel (m. à m. « fait de chanter, en la répétant un grand nombre de fois, la phrase « allah allah allah – la ilah ill allah » ») qui est appelé aussi ăhellel-es-Mess-îneṛ (m. à m. « ăhellel pour Dieu »), l’ăzahalaġ ; les 3 premiers sont les plus modernes et les plus usités ; l’âliouen et la târé, très anciens, sont exclusivement réservés à des vers chantés par les fem. dans certaines cérémonies des noces ; l’ăhellel, employé autrefois pour les seules poésies pieuses, n’est plus usité ; l’ăzahalaġ, qui servait autrefois pour tous les sujets, est tombé en désuétude. Les principaux ăné̆a « air de chant » sur lesquels se chantent les vers du rythme sé̆ié̆nin sont : ăné̆a oua n K̤edouha « l’air de chant de K̤. (np. d’h.) », ăné̆a oua n Goûma « l’air de chant de G. (np. d’h.) », ăné̆a oua n Ăgg-Ămma « l’air de chant d’Ă. (np. d’h.) », ăné̆a oua n Kel-Ṛela « l’air de chant des Kel-Ṛ. (np. de tribu) », ăné̆a oua n Tăitoḳ « l’air de chant des T. (np. de tribu) », ăné̆a oua n Selâmâten « l’air de chant des Iselâmâten (np. de tribu) ». Les principaux airs sur lesquels se chantent les vers du rythme heinena sont : ăné̆a oua n Eṭṭahir « l’air de chant d’E. (np. d’h.) », ăné̆a oua n chêt-Ġânet « l’air de chant des femmes de Ġ. (np. de lieu) », ăné̆a oua n Tfîlalîn « l’air de chant des femmes des Ifîlalen (np. de tribu) », ăné̆a oua n Kel-Âras « l’air de chant des Kel-Â. (np. de tribu) », ăné̆a oua n Ouḳḳîren « l’air de chant des Ou. (np. de tribu) », ăné̆a oua iouneiiin « l’air de chant celui qui ayant été ayant été préoccupé (l’air de chant « le préoccupé ») ». Les principaux airs sur lesquels se chantent les vers du rythme il-âneṛ-Ialla sont : ăné̆a oua n Ăjjer « l’air de chant de l’Ăj. », ăné̆a oua n Ăhaggar « l’air de chant de l’Ăh. ». — Les principaux airs de violon ne correspondent à aucun air de chant sont : ażel oua n dât-ămoud « l’air de violon du dernier tiers de la nuit », ażel oua m medoûten « l’air de violon des terres imbibées d’eau » appelé aussi ażel oua n Becher d Ou-Bâlla « l’air de violon de B. et d’Ou. (noms pr. d’h.) », ażel oua n Thaḍânârîn « l’air de violon des femmes des Ihaḍânâren (np. de tribu) », ażel oua n K̤ĕlba « l’air de violon de K̤. (np. d’h.) », ażel oua n Sanbêr « l’air de violon de S. (np. d’h.) », ażel oua n Ăseġġereimal « l’air de violon d’Ă. (np. d’h.) », ażel oua n Elk̤oumelli « l’air de violon d’E. (np. de f.) », ażel oua n Ârab « l’air de violon de l’Arabe », ażel oua n ĕnhêl « l’air de violon de l’autruche », ażel oua n iisân « l’air de violon des chevaux », ażel oua n loûġân « l’air de violon de la fantasia à méhari », ażel oua n Ăsekâka « l’air de violon d’Ă. (np. de lieu) », ażel oua n Ăk̤erreouai « l’air de violon d’Ă. ».

Ămâhaṛ ⵎⵂⵗ ⁂ sm. φ (pl. Imoûhaṛ ⵎⵂⵗ ; fs. Tămâhaḳ ⵜⵎⵂⵈ ; fp. Timoûhaṛ ⵜⵎⵂⵗ), daṛ Moûhaṛ, daṛ Tmoûhaṛ ‖ Touareg (hom. de race touaregue ; an. (ou ch.) d’origine touaregue) ‖ Ămâhaṛ est le nom général dont les Kel-Ăh. se servent pour désigner les p. appartenant à la race que les Arabes appellent « touaregue » et les an. et ch. d’origine touaregue. Les Touaregs semblent former 7 groupes principaux, Kel-Ăhaggar, Kel-Ăjjer, Tăitoḳ, Kel-Ăir, Kel-Ădṛaṛ, Ioullemmeden, Kel-Geres. Les Kel-Ăh. ne désignent par le nom d’Ămâhaṛ que les Touaregs seuls ; ils ne donnent pas ce nom aux Berbères non Touaregs ; ils n’ont pas de mot signifiant « Berbère non Touareg (hom. de race berbère non Touareg) », ni de mot signifiant « Berbère (hom. de race berbère) » ; ils ne désignent les gens de race berbère qui ne sont pas Touaregs que par leur nom respectif de tribu ou de groupement ‖ v. ⵂⴳⵔ ăhaggarĂmâhaṛ se prononce Ămâcheṛ dans l’Ăd., et Ămâjeṛ dans l’Ăir et chez les Ioul. ; mais ămâcheṛ et ămâjeṛ ont, dans l’Ăd., l’Ăir et chez les Ioul., un sens différent de celui qu’a Ămâhaṛ dans l’Ăh. ; ils sont noms communs et non pas noms propres, et ils signifient « touareg noble (d’une des tribus nobles de l’Ăir, des Ioullemmeden, ou des Kel-Geres) » et p. ext. « hom. noble (de naissance) (de n’importe quel pays, de n’importe quelle race, et de n’importe quelle religion) ». v. ci-dessous ămâjeṛ et ămâcheṛĂmâhaṛ se prononce Ămâjeṛ et Ămâziṛ dans le dialecte des Berbères sédentaires de Ṛât et de Ġânet ; Ămâjeṛ et Ămâziṛ sont syn. d’Ămâhaṛ ; v. ci-dessous tămâcheḳ.

tămâhaḳ ⵜⵎⵂⵈ (m. à m. « touaregue ») sf. (s. s. pl.) ‖ langue touaregue ‖ se prononce dans l’Ăd. tămâcheḳ ‖ v. ⵂⴳⵔ ăhaggar, tăhaggart.

ămâjeṛ ⵎⵋⵗ sm. φ (pl. imâjeṛen ⵎⵋⵗⵏ ; fs. tămâjeḳ ⵜⵎⵋⵈ ; fp. timâjeṛîn ⵜⵎⵋⵗⵏ), daṛ mâjeṛen, daṛ tmâjeṛîn ‖ touareg noble (d’une des tribus nobles de l’Ăir, des Ioullemmeden, ou des Kel-Geres) ‖ p. ext. « hom. noble (de naissance) (de n’importe quel pays, de n’importe quelle race et de n’importe quelle religion) ». D. ce s., est syn. d’ételli ‖ fig. « hom. (an., ch.) doué d’excellentes qualités ; hom. (an., ch.) de qualité supérieure ». Se dit de toute p., an., ou ch. qu’on veut louer, d’un noble, d’un plébéien, d’un esclave, d’un chameau, d’un chien, d’une selle, d’un vêtement, d’un couteau, d’un objet mobilier qlconque, d’un pâturage, d’un lieu, d’un pays, etc. D. ce s., est syn. d’étélli et d’elk̤ôr, moins us. que le 1er et plus us. que le 2d ‖ v. ⵂⴳⵔ ăhaggarămâjeṛ a, dans l’Ăir et chez les Ioul., les mêmes sens que dans l’Ăh. v. ci-dessus Ămâhaṛ.

Ămâjeṛ ⵎⵋⵗ (dial. Berb. séd. Ṛ. et Ġ.) ⁂ sm. φ (pl. Imoûjaṛ ⵎⵋⵗ ; fs. Tămâjeḳ ⵜⵎⵋⵈ ; fp. Timoûjaṛ ⵜⵎⵋⵗ), daṛ Moûjaṛ, daṛ Tmoûjaṛ ‖ syn. d’Ămâhaṛ ‖ syn. d’Ămâziṛ (dial. Berb. séd. Ṛ. et Ġ.) et plus us. que lui ‖ non us. dans l’Ăh.

moujeṛ ⵎⵋⵗ vn. prim. ; conj. 39 « houreġ » ; ρ (iemoŭjeṛ, iemoûjeṛ, éd imoujeṛ, our iemoujeṛ) ‖ être touareg noble (d’une des tribus dont les membres s’appellent ămâjeṛ, c. à d. d’une des tribus nobles de l’Ăir, des Ioullemmeden, ou des Kel-Geres) ‖ p. ext. « être noble (de naissance) (à qlq. pays, race, religion qu’on appartienne) » ‖ p. ext. « être noble (d’âme, de caractère, de manières) ». Se dit de p. de n’importe quelle condition, de nobles, de plébéiens et d’esclaves ‖ d. le s. « être noble (de naissance) » et « être noble (d’âme, de caractère, de manières) », est syn. de loullet (Ta. 2) ‖ diffère de hougger « être touareg noble (d’une des tribus dont les membres s’appellent ăhaggar, c. à d. d’une des tribus nobles de l’Ăhaggar, de l’Ăjjer, ou des Tăitoḳ) ».

ămoujjeṛ ⵎⵋⵗ sm. nv. prim. ; (s. s. pl.) ‖ fait d’être touareg noble (d. le s. de moujeṛ) ‖ a t. les s. c. à c. de moujeṛ.

mouheṛ ⵎⵂⵗ vn. prim. ; conj. 39 « houreġ » ; (iemoŭheṛ, iemoûheṛ, éd imouheṛ, our imouheṛ) ‖ syn. de moujeṛ ‖ expression incorrecte.

ămâcheṛ ⵎⵛⵗ (Ăd.) sm. φ (pl. imoûchaṛ ⵎⵛⵗ ; fs. tămâcheḳ ⵜⵎⵛⵈ ; fp. timoûchaṛ ⵜⵎⵛⵗ), daṛ moûchaṛ, daṛ tmoûchaṛ ‖ syn. d’ămâjeṛ ‖ non us. dans l’Ăh.

tămâcheḳ ⵜⵎⵛⵈ (Ăd.) (m. à m. « touaregue noble ») sf. (s. s. pl.) ‖ langue touaregue ‖ syn. de tămâhaḳ ‖ non us. dans l’Ăh. ‖ dans l’Ăd., ou-tămâcheḳ (m. à m. « hom. de langue touaregue ») (pl. kel-tămâcheḳ ; fs. oult-tămâcheḳ ; fp. chêt-tămâcheḳ) signifie « Touareg (hom. de race touaregue) » et est syn. d’Ămâhaṛ empl. d. ce s. ; ou-tămâcheḳ ne signifie pas « an. (ou ch.) d’origine touaregue ». Non us. dans l’Ăh.

Imâziṛen ⵎⵣⵗⵏ ⁂ mp. φ (ms. Ămâziṛ ⵎⵣⵗ ; fs. Tămâziḳ ⵜⵎⵣⵈ ; fp. Timâziṛîn ⵜⵎⵣⵗⵏ), daṛ Mâziṛen, daṛ Tmâziṛîn ‖ np. d’une tribu berbère non touaregue habitant en Tripolitaine dans la région de Ghadamès.

Ămâziṛ ⵎⵣⵗ (dial. Berb. séd. Ṛ. et Ġ.) ⁂ sm. φ (pl. Imâziṛen ⵎⵣⵗⵏ ; fs. Tămâziḳ ⵜⵎⵣⵈ ; fp. Timâziṛîn ⵜⵎⵣⵗⵏ), daṛ Mâziṛen, daṛ Tmâziṛîn ‖ syn. d’Ămâhaṛ ‖ syn. d’Ămâjeṛ (dial. Berb. séd. Ṛ. et Ġ.) et moins us. que lui ‖ non us. dans l’Ăh.

ⵂⵗ houḳḳet (Ta. 2) ⵂⵈⵜ va. prim. ; conj. 97 « doubet (Ta. 2) » ; (iehhoŭḳḳet, iehhoûḳḳet, éd ihhouḳḳet, our iehhouḳḳet) ‖ frapper de la pointe (avec un objet un peu pointu mais non piquant, p. ex. avec le bout du doigt ou d’un bâton) ‖ le rég. dir. ne peut être qu’une p. ou un an. ‖ se dit d’une p. ou d’un an. qu’on frappe avec le bout du doigt, d’un bâton, ou de qlq. ch. d’analogue, par jeu ou pour les stimuler ‖ syn. de douḳḳet (Ta. 2).

zehheḳḳet (Ta. 2) ⵣⵂⵈⵜ va. f. 1 ; conj. 134 « seġġereffet (Ta. 2) » ; (izheḳḳet, iezîheḳḳet, éd izehheḳḳet, our izheḳḳet) ‖ faire frapper de la pointe (d. le s. ci. d.) ‖ se c. av. 2 acc.

tîheḳḳoût (Ta. 8) ⵜⵂⵈⵜ va. f. 16 ; conj. 255 « tîġreffoût (Ta. 8) » ; (itîheḳḳoût, our iteheḳḳout) ‖ frapper hab. de la pointe (d. le s. ci. d.).

zîheḳḳoût (Ta. 8) ⵣⵂⵈⵜ va. f. 1.16 ; conj. 255 « tîġreffoût (Ta. 8) » ; (iîheḳḳoût, our izeheḳḳout) ‖ faire hab. frapper de la pointe (d. le s. ci. d.) ‖ se c. av. 2 acc.

ăhaḳḳou ⵂⵈⵓ sm. nv. prim. ; φ (pl. iheḳḳoûten ⵂⵈⵜⵏ), daṛ heḳḳoûten ‖ fait de frapper de la pointe (d. le s. ci. d.).

ăzehheḳḳou ⵣⵂⵈⵓ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. izehheḳḳoûten ⵣⵂⵈⵜⵏ), daṛ zehheḳḳoûten ‖ fait de faire frapper de la pointe (d. le s. ci. d.).

tehouḳḳit ⵜⵂⵈⵜ sf. φ (pl. tihouḳḳa ⵜⵂⵈⴰ), daṛ thouḳḳa ‖ coup de pointe (donné avec un objet un peu pointu, mais non piquant, d. le s. ci. d.) ‖ p. ext. « index tendu [vers une p.] (pour lui donner un petit coup, ou pour la railler et l’exciter sans la toucher) » ‖ teh ê tehouḳḳit « est dans lui l’index tendu » sign. « il est très sensible aux coups d’index (il a des soubresauts nerveux dès qu’on le touche au flanc avec l’index tendu) », ou « il est très sensible aux index tendus vers lui (il se met en colère dès qu’on pointe vers lui l’index pour se moquer de lui et l’exciter) ».

ⵂⵗ ahṛou ⵂⵗⵓ sm. φ (pl. ihṛoûten ⵂⵗⵜⵏ ; fs. tahṛout ⵜⵂⵗⵜ ; fp. tihṛoûtîn ⵜⵂⵗⵜⵏ), daṛ ĕhṛou (ăhṛou), daṛ ĕhṛoûten, daṛ tĕhṛout (tăhṛout), daṛ tĕhṛoûtîn ‖ veau d’un an (depuis le moment auquel il a un an révolu jusqu’à celui auquel il a 2 ans révolus) ‖ v. ⴱⵔⴾⵓ éberkaou.

ⵂⵗ têhaḳ ⵜⵂⵈ sf. (n. d’u. et col.) (pl. té̆hṛîn ⵜⵂⵗⵏ) ‖ nom d’un arbre (« salvadora persica L. » Duv.) (ar. « irâk ») ‖ la têhaḳ produit un petit fruit comestible appelé ârġéh ou ăḳḳouñhareḳ.

ⵂⵗⵉ tăhṛait ⵜⵂⵗⵉⵜ sf. φ (pl. tihṛaîn ⵜⵂⵗⵉⵏ), daṛ tĕhṛaîn ‖ bayonnette.

ⵂⵗⵏ éheṛen ⵂⵗⵏ sm. φ (pl. iheṛnân ⵂⵗⵏⵏ), daṛ ăheṛen (ĕheṛen), daṛ heṛnân ‖ pilou (instrument pour piler dans un mortier) ‖ éheṛen en toufat « pilou du matin » signifie « 1ère ligne blanche qui apparait au ciel à la fin de la nuit (1ère lueur blanche qui apparait au ciel à la fin de la nuit, annonçant l’aurore) ». P. ext. éheṛen s’empl. qlqf. d. le s. d’éheṛen en toufat. Les pilons dont on se sert hab. dans l’Ăh. sont de gros bâtons cylindriques, dépouillés de leur écorce, ayant 0m,75c à 1m,50c de long et 0m,05c à 0m,07c de diamètre ; d’où le nom donné à la 1ère ligne blanche qui parait à l’horizon le matin. v. ⴷⵓ adou, tădeggat.

ⵂⵗⵔ ăhṛer ‖ v. ⵗⵔ iṛar.

ⵂⵗⵗ ahṛeṛ ⵂⵗⵗ vn. prim. ; conj. 65 « agdeh » ; (iouhṛĕṛ, iouhṛâṛ, éd iahṛeṛ, our iouhṛiṛ) ‖ être couché sur le dos ; se coucher sur le dos ‖ peut avoir pour suj. une p. ou un an. ‖ est opposé à bounbi « être couché sur le côté ; se coucher sur le côté ». Diffère d’ens « être couché (dans une position qlconque) ; se coucher (d. le s. ci. d.) », le suj. étant une p., un an., ou une ch.

zihṛeṛ ⵣⵂⵗⵗ va. f. 1 ; conj. 171 « zihṛeṛ » ; (iezzoŭhṛeṛ, iezzoûhṛeṛ, éd izihṛeṛ, our iezzouhṛeṛ) ‖ coucher sur le dos ; faire se coucher sur le dos.

toûhṛâṛ ⵜⵂⵗⵗ vn. f. 18 ; conj. 260 « toûksâḍ » ; (itoûhṛâṛ, our itouhṛaṛ) ‖ être hab. couché sur le dos ; se coucher hab. sur le dos.

zâhṛâṛ ⵣⵂⵗⵗ va. f. 1.7 ; conj. 233 « sâġâr » ; (izâhṛâṛ, our izihṛiṛ) ‖ coucher hab. sur le dos ; faire hab. se coucher sur le dos.

tăheṛeḳ ⵜⵂⵔⵈ sf. nv. prim. ; φ (pl. tiheṛeṛîn ⵜⵂⵗⵗⵏ), daṛ theṛeṛîn ‖ fait d’être couché sur le dos ; fait de se coucher sur le dos.

ăzihṛeṛ ⵣⵂⵗⵗ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. izihṛîṛen ⵣⵂⵗⵗⵏ), daṛ zihṛîṛen ‖ fait de coucher sur le dos ; fait de faire se coucher sur le dos.

ⵂⵗⵗ ăheṛeṛa ⵂⵗⵗⴰ sm. φ (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. iheṛeṛâten ⵂⵗⵗⵜⵏ), daṛ heṛeṛâten ‖ nom d’une plante non persistante ‖ l’ăheṛeṛa est abondant dans l’Ăj., mais rare dans l’Ăh. C’est un bon pâturage pour le bétail. Qlqf. les p. le cueillent encore tendre, le font bouillir dans l’eau et le mangent.

ⵂⵙ ahes ⵂⵙ sm. φ (pl. ihessen ⵂⵙⵏ), daṛ ĕhes (ăhes), daṛ hessen ‖ grand feu ‖ p. ext. « enfer », est syn. de témsé.

ⵂⵙ ouhas ⵂⵙ sm. (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. ouhasen ⵂⵙⵏ) ‖ nom d’une plante non persistante (« echinopsilon muricatus Moq. » (B. T.)) (ar. « ṛebbîr ») ‖ syn. d’erż-tirikîn.

ouhast ⵂⵙ⵿ⵜ sm. (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. ouhasen ⵂⵙⵏ) ‖ m. s. q. le pr.

ⵂⵙ hâs (âs) ‖ v. s (es, is, ich).

ⵂⵙⵉ housi ⵂⵙⵉ vn. prim. ; conj. 80 « housi » ; (ihŏsei, iehôsei, éd ihousi, our ihosei) ‖ être beau ; être joli ‖ se dit des p., des an. et des ch.

zehhousi ⵣⵂⵙⵉ va. f. 1 ; conj. 139 « sebberouri » ; (izhasei, iezîhasei, éd izehhousi, izhasei) ‖ rendre beau ; rendre joli.

tîhoûsoûi ⵜⵂⵙⵉ vn. f. 14 ; conj. 249 « tîkroûkoûḍ » ; (itîhoûsoûi, our itehousoui) ‖ être hab. beau ; être hab. joli ‖ p. ext. « embellir (n.) (devenir plus beau, augmenter en beauté) ».

zîhoûsoûi ⵣⵂⵙⵉ va. f. 1.14 ; conj. 249 « tîkroûkoûḍ » ; (izîhoûsoûi, our izehousoui) ‖ rendre hab. beau ; rendre hab. joli.

tihoûsai ⵜⵂⵙⵉ sf. nv. prim. ; φ (pl. s. s.), daṛ thoûsai ‖ fait d’être beau ; fait d’être joli ; beauté.

ăzehhoûsi ⵣⵂⵙⵉ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. izehhoûsouien ⵣⵂⵙⵉⵏ), daṛ zehhoûsouien ‖ fait de rendre beau ; fait de rendre joli.

ⵂⵙⵏ hâsen (âsen) ‖ v. s (es, is, ich).

hâsnet (âsnet) ‖ v. s (es, is, ich).

ⵂⵙⵙ éheses ⵂⵙⵙ sm. φ (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. ihesesen ⵂⵙⵙⵏ), daṛ ăheses (ĕheses), daṛ hesesen ‖ nom d’une plante non persistante (ar. « entel », « ḥendegoug »).

ⵂⵙⵜ ouhast ‖ v. ⵂⵙ ouhas.

ⵂⵜ ăhît sm. φ (pl. ihatten ⵂⵜⵏ), daṛ hatten ‖ bruit (assemblage de sons confus) ‖ se dit de tout bruit confus, fort ou un peu fort, p. ex. du bruit du vent, d’un torrent, des flots de la mer, de la pluie, d’un feu qui ronfle, de pierres qui roulent, d’an. qui marchent ou courent avec bruit, etc. Ne se dit pas du son de la voix des p., ni de celui de la voix des an., ni de celui de l’echo, ni de celui des instruments de musique, ne de celui des cloches, de de celui des clochettes, sons qui s’expriment tous par émesli « son de la voix ; voix ». La bruit du tonnerre et celui des détonations d’armes à feu peuvent s’exprimer ad lib. par ăhît et par émesli ‖ il n’y a pas, en tăm., de mot signifiant « son (ce qui frappe l’ouïe) », servant à exprimer tout ce qui s’entend ; on emploie des mots différents selon les variétés de sons : ăhît sert à exprimer les bruits confus et sans harmonie ; émesli sert à exprimer le son de la voix des p. et des an. et les sons qui ressemblent à la voix et ont de l’harmonie, com. ceux de l’echo et des instruments de musique ; tăkat « bruit de voix confus ( de pers.) (excessif, en soi ou à cause des circonstances) » et p. ext. « bruit de voix confus (produit par plusieurs pers. qui causent ensemble d’une manière bruyante ou non) » sert à exprimer un bruit de voix de pers. excessif ou confus ; érîkas signifie « bruit de pas (fort ou faible, de p. ou d’an.) » ; éfîkas signifie « faible bruit de pas (de p. ou d’an.) » ; ăfrekrek et ăfrekferek sont syn. et signifient « petit bruit de craquement » ; ăġnoûnou « son égal et prolongé » sert à exprimer certains sons égaux et prolongés com celui de fils télégraphiques que fait vibrer le vent, celui d’un disque de métal qu’on frappe et qui produit de longues vibrations sonores, celui du tonnerre quand il produit des grondements sourds et prolongés et non des sons éclatants ; teheriiit « bruit sourd » sert à exprimer les bruits sourds de cause connue ou inconnue, com. celui d’un corps qui tombe lourdement dans l’eau, celui d’un éboulement lointain, celui d’un aérolithe qui tombe, celui d’un boulet de canon qui passe en sifflant ; éżînaġ signifie « bruit confus de voix (de pers. ou d’an.) ».

ⵂⵜ éhati ⵂⵜⵉ sm. φ (pl. ihatân ⵂⵜⵏ ; fs. téhatit ⵜⵂⵜⵜ ; fp. tihatâtîn ⵜⵂⵜⵜⵏ), daṛ ăhati (ĕhati), daṛ hatân, daṛ tăhatit (tĕhatit), daṛ thatâtîn ‖ nègre (libre ou esclave) ne parlant ni le touareg ni l’arabe mais un des idiomes soudanais compris sous le nom de téhatit ‖ diffère d’étîfen, d’ăounnan, et d’ébeñher.

téhatit ⵜⵂⵜⵜ sf. φ (s. s. pl.), daṛ tăhatit (tĕhatit) ‖ nom d’un certain groupe d’idiomes soudanais (nom collectif sous lequel sont compris un certain nombre d’idiomes parlés par des peuples nègres du Soudan).

téhatit ⵜⵂⵜⵜ sf. φ (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. tihetât ⵜⵂⵜⵜ), daṛ tăhatit (tĕhatit), daṛ thetât ‖ nom d’une plante persistante.

ⵂⵜ tihattîn ‖ v. ⵂⵍ téhelé.

ⵂⵜⴱ hetebbet (Ta. 2) ⵂⵜⴱⵜ vn. prim. ; conj. 47 « ġereffet (Ta. 2) » ; (ihtebbet, iehîtebbet, éd ihtebbet, our ihtebbet) ‖ descendre un peu en glissant (se déplacer un peu de haut en bas en glissant) ‖ peut avoir pour suj. une p., un an., ou une ch. Quand le suj. est une p. ou un an., signifie qu’une partie du corps de la p. ou de l’an. est descendue un peu en glissant ‖ ne s’emploie que pour exprimer de petits glissements de haut en bas, p. ex. celui de la tête appuyée sur un oreiller qui, pendant le sommeil, glisse au bas de l’oreiller, celui du pied d’une p. ou d’un an. qui glisse dans un petit creux ou d’une pierre peu élevée au bas de celle-ci, celui d’une poutre horizontale soutenant un toit qui, sans tomber, descend un peu et glisse de son logement dans un autre qu’elle se forme un peu plus bas, celui d’une paroi de caisse qui descend un peu, en glissant sur les clous qui la retiennent et en les courbant, sans cesser d’être tenue par eux, etc. ‖ ex. aḍer in ihtebbet daṛ ânou n ăkoûtei, deroṛ ouḍĭṛ ⁒ mon pied est descendu un peu en glissant dans un trou de souris, bientôt je suis tombé (mon pied s’est enfoncé en glissant dans un trou de souris, je suis presque tombé) ‖ diffère de selelet (Ta. 1) « glisser (sur une surface glissante horizontale ou en pente) (le suj. étant une p., un an., ou une ch.) » qui se dit des p., an., ou ch. qui glissent sur une longueur qlconque, petite ou grande, sur une surface glissante comme de la glace, de l’argile humide, une roche lisse, etc.

zehhetebbet (Ta. 2) ⵣⵂⵜⴱⵜ va. f. 1 ; conj. 134 « seġġereffet (Ta. 2) » ; (izhetebbet, iezîhetebbet, éd izehhetebbet, our izhetebbet) ‖ faire descendre un peu en glissant.

tîhtebboût (Ta. 8) ⵜⵂⵜⴱⵜ vn. f. 16 ; conj. 255 « tîġreffoût (Ta. 8) » ; (itîhtebboût, our itehtebbout) ‖ descendre hab. un peu en glissant.

zîhtebboût (Ta. 8) ⵣⵂⵜⴱⵜ va. f. 1.16 ; conj. 255 « tîġreffoût (Ta. 8) » ; (izîhtebboût, our izehtebbout) ‖ faire hab. descendre un peu en glissant.

ăhtebbou ⵂⵜⴱⵓ sm. nv. prim. ; φ (pl. ihtebboûten ⵂⵜⴱⵜⵏ), daṛ ĕhtebboûten ‖ fait de descendre un peu en glissant.

ăzehhetebbou ⵣⵂⵜⴱⵓ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. izehhetebboûten ⵣⵂⵜⴱⵜⵏ), daṛ zehhetebboûten ‖ fait de faire descendre un peu en glissant.

ⵂⵜⴶⵂⵜⴶ heteġheteġ ⵂⵜⴶⵂⵜⴶ vn. prim. ; conj. 42 « lekeslekes » ; (ihteġheteġ, iehîteġheteġ, éd ihteġheteġ, our ihteġheteġ) ‖ palpiter (avoir des mouvements violents et désordonnés) (le suj. étant le cœur) ‖ p. ext. « palpiter (avoir des mouvements (qlconques, normaux ou désordonnés)) (le suj. étant le cœur) ». S’empl. souv. dans ce s. pour exprimer qu’une p. ou un an. vivent ou ne vivent plus. P. ex., on dit en parlant d’un mourant « son cœur palpite encore » ou « son cœur ne palpite plus », pour exprimer qu’il vit encore ou qu’il est mort.

zehheteġheteġ ⵣⵂⵜⴶⵂⵜⴶ va. f. 1 ; conj. 122 « seddekkel » ; (izheteġheteġ, iezîheteġheteġ, éd izehheteġheteġ, our izheteġheteġ) ‖ faire palpiter [le cœur] (faire [le cœur] avoir des mouvements violents et désordonnés).

tîhteġheteġ ⵜⵂⵜⴶⵂⵜⴶ vn. f. 13 ; conj. 246 « tîdekkoûl » ; (itîhteġhetîġ, our itehteġhetîġ ‖ palpiter hab. ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

zîhteġhetîġ ⵣⵂⵜⴶⵂⵜⴶ va. f. 1.13 ; conj. 246 « tîdekkoûl » ; (izîhteġhetîġ, our izehteġhetiġ) ‖ faire hab. palpiter (d. le s. de la f. 1.).

ăhteġheteġ ⵂⵜⴶⵂⵜⴶ sm. nv. prim. ; φ (pl. ihteġhetîġen ⵂⵜⴶⵂⵜⴶⵏ), daṛ ĕhteġhetîġen ‖ fait de palpiter ‖ a t. les s. c. à c. du prim. ‖ ne signifie pas « une palpitation (un mouvement violent et désordonné) [du cœur] ».

ăzehheteġheteġ ⵣⵂⵜⴶⵂⵜⴶ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. izehheteġhetîġen ⵣⵂⵜⴶⵂⵜⴶⵏ), daṛ zehheteġhetîġen ‖ fait de faire palpiter (d. le s. de la f. 1.).

ⵂⵜⵍ zehhetel ⵣⵂⵜⵍ va. f. 1 ; conj. 122 « seddekkel » ; (izhetel, iezîhetel, éd izehhetel, our izhetel) ‖ appuyer [une p., une ch.] [à qlq. ch.] ‖ a aussi les s. pas. et pron. « être appuyé [à qlq. ch.] » et « s’appuyer [à qlq. ch.] » ‖ ce à quoi, contre quoi, sur quoi, le suj. appuie le rég. dir. se met à l’abl. et est accompagné de foull « sur ; contre » ou de s (es) « au moyen de » ‖ ex. ezheteleṛ ăllaṛ in foull tăzzait ⁒ j’ai appuyé mon javelot contre un dattier = ezhateleṛ éṛef in n ăfous in ⁒ j’ai appuyé ma tête au moyen de ma main (j’ai appuyé ma tête contre ma main) = ăllaṛ in izhetel. – ma s izhetel ? – izhetel es tăzzait ⁒ mon javelot a été appuyé (mon javelot est appuyé). – quoi au moyen de a-t-il été appuyé ? (contre quoi est-il appuyé ?). – il a été appuyé au moyen d’un dattier (il est appuyé contre un dattier) = zehhetel foull ĕblal ⁒ appuie-toi contre une pierre = Moûsa izhetel s ăllaṛM. s’est appuyé au moyen de son javelot (M. s’appuie sur son javelot) ‖ syn. de seddemer empl. d. les s. « appuyer ; être appuyé ; s’appuyer ».

zâhetâl ⵣⵂⵜⵍ va. f. 1.7 ; conj. 230 « târeġâh » ; (izâhetâl, our izehetil) ‖ appuyer hab. ‖ a aussi les s. pas. et pron.

ăzehhetel ⵣⵂⵜⵍ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. izehhetîlen ⵣⵂⵜⵍⵏ), daṛ zehhetîlen ‖ fait d’appuyer ‖ a aussi les s. pas. et pron. « fait d’être appuyé » et « fait de s’appuyer ».

ăzehhetal ⵣⵂⵜⵍ sm. n. d’é. f. 1 ; φ (pl. izehhetâlen ⵣⵂⵜⵍⵏ ; fs. tăzehhetalt ⵜⵣⵂⵜⵍ⵿ⵜ ; fp. tizehhetâlîn ⵜⵣⵂⵜⵍⵏ), daṛ zehhetâlen, daṛ tzehhetâlîn ‖ hom. qui s’appuie sans cesse à qlq. ch. (h. trop paresseux pour se soutenir de lui-même et qui cherche touj. à s’appuyer contre qlq. ch.).

ⵂⵜⵍ ăhîtal ‖ v. ⵂⵉⵜⵍ heitel.

ⵂⵜⵎ ăhâtim ⵂⵜⵎ sm. φ (pl. ihoûtâm ⵂⵜⵎ), daṛ hoûtâm ‖ huile d’olive ‖ p. ext. « huile (qlconque) » ‖ sign. aussi « fruit de l’olivier sauvage appelé en tăm. âléo » ; d. ce s., le s. ăhâtim est n. d’u. et col., le pl. ihoûtâm est pl. de div. ou p. n.

ăhâtin ⵂⵜⵏ sm. φ (pl. ihoûtân ⵂⵜⵏ), daṛ hoûtân ‖ m. s. q. le pr. ‖ expression incorrecte.

tehâtimt ⵜⵂⵜⵎ⵿ⵜ sf. φ (pl. tihoûtâm ⵜⵂⵜⵎ), daṛ thoûtâm ‖ olivier (« olea europaea L. » (Duv.)) ‖ la tehâtimt, olivier cultivé et producteur d’olives et d’huile, n’existe pas dans l’Ăh. ; on y trouve, dans le massif montagneux central, à des altitudes variant entre 1.600 et 2.800 mètres, des oliviers sauvages appelés en tăm. âléo.

âtim ⵜⵎ sm. (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. âtîmen ⵜⵎⵏ) ‖ fruit de l’olivier sauvage appelé en tăm. âléo ‖ expression incorrecte.

ăhattin ⵂⵜⵏ sm. φ (pl. ihettân ⵂⵜⵏ), daṛ hettân ‖ grande bouteille en cuir (servant à mettre le beurre ; d’une contenance de 25 à 100 litres) ‖ l’ăhattin a une forme spéciale ; il est oblong, a un goulot et a un bouchon.

tăhattint ⵜⵂⵜⵏ⵿ⵜ sf. φ (pl. tihettân ⵜⵂⵜⵏ), daṛ thettân ‖ bouteille en cuir petite ou moyenne (servant à mettre le beurre ; d’une contenance inférieure à 25 litres) ‖ p. ext. « bouteille petite ou moyenne (en matière qlconque, destinée à n’importe quel usage) ; boite à couvercle petite ou moyenne (de matière et forme qlconques, destinée à n’importe quel usage) ». Toutes les bouteilles en substance dure qlconque, verre, métal, etc., depuis les plus petites (com. les flacons de parfum) jusqu’à celles d’environ 25 litres, sont des tăhattint. Toutes les boites à couvercle, en matière qlconque, cuir dur, métal, bois, carton, etc., de toute forme, cylindriques, coniques, sphériques, en forme d’œuf, cubiques, etc., depuis les plus petites (com. les tabatières et les boites de capsules) jusqu’à celles d’environ 25 litres, sont des tăhattint ‖ diffère d’essendoûḳ « caisse ; boite de forme cubique ou rectangulaire » et d’ettabouk empl. dans le même sens, qui se disent de caisses et de boites de toutes dimensions, avec ou sans couvercle ; les caisses et boites cubiques ou rectangulaires, avec ou sans couvercle ; les caisses et boites cubiques ou rectangulaires, avec couvercle, d’une contenance inférieure à 25 litres, peuvent être appelés ad lib. tăhattint, essendoûḳ, ou ettabouk ‖ diffère de tăkebat « très petite boite à couvercle (de matière et forme qlconques, destinée à n’importe quel usage) ». Toute tăkebat est une tăhattint, mais non inversement.

ⵂⵜⵏ ăhattin ‖ v. ⵂⵜⵎ ăhâtim.

ⵂⵜⵔ ăhoûter ⵂⵜⵔ sm. φ (pl. ihoûtâr ⵂⵜⵔ), daṛ hoûtâr ‖ crocodile ‖ syn. d’ăṛôchaf et d’ăġânba ‖ très peu us.

ⵂⵜⵙ ahtes ⵂⵜⵙ sm. φ (n. d’u. et col.) (pl. ihetsân ⵂⵜⵙⵏ), daṛ ĕhtes (ăhtes), daṛ hetsân ‖ nom d’un arbre (« acacia albida Delile » (Duv.)).

ⵂⵟ hiṭ ⵂⵟ pi. exclam. ‖ exclam. sans sens précis s’employant pour attirer l’attention, soit quand on voit qlq. ch. d’inattendu, soit quand on entend un vent qu’une p. laisse échapper du fondement ‖ peut souv. se traduire par « tiens ! » ‖ ne s’emploie pas en bonne compagnie.

ⵂⵟⴼ tehaṭṭouft ‖ v. ⴹⴼ eṭṭef.

ⵂⵥ aheż ⵂⵥ va. prim. ; conj. 66 « aġer » ; ρ (iouhĕż, iouhâż, éd iaheż, our iouhiż) ‖ être proche de (être près de) ; être rapproché de ; s’approcher de ; se rapprocher de ‖ peut avoir pour suj. et rég. dir. des p., des an. et des ch. ‖ exprime la proximité ou le rapprochement dans l’espace et dans le temps ‖ ex. aheż Moûsa ⁒ approche-toi de M. (ou : rapproche-toi de M.) = aheż, aheż ! ⁒ approche-toi, approche-toi ! = ihanân in ouhâżen ihanân em Moûsa ⁒ mes tentes sont proches des tentes de M. = ămoud en tăfâské iouhâż ⁒ la fête du sacrifice religieux de l’« ạid eḍḍaḥia » est proche = iouhâż éd ekkeṛ Tăouat ⁒ il est près j’irai au Touat (je partirai prochainement pour le T.) = ahż i-d ⁒ rapproche-toi de moi ‖ p. ext. « être proche de (par le sang) ». (Ex. Moûsa iouhâż Dâssin ; ti s em Moûsa ăña s em ma s en DâssinM. est proche [par le sang] de D. ; le père de lui de M. [est] frère d’elle de la mère d’elle de D. (le père de M. est frère de la mère de D.)).

żiheż ⵥⵂⵥ va. f. 1 ; conj. 172 « siġer » ; ρ (ieżżoŭheż, ieżżoûheż, éd iżiheż, our ieżżouheż) ‖ approcher de ; rapprocher de ; faire s’approcher de ; faire se rapprocher de ‖ se c. av. 2 acc. ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

nemihaż ⵏⵎⵂⵥ vn. f. 2bis ; conj. 185 « nemiġar » ; (inmahaż, ienîmahaż, éd inmihaż, our inmahaż) ‖ être proche l’un de l’autre ; être rapproché l’un de l’autre ; s’approcher l’un de l’autre ; se rapprocher l’un de l’autre ‖ ce dont le suj. est proche ou se rapproche est à l’abl. et accompagné de d (ed) « avec », à moins que tout ce qui est proche l’un de l’autre ou se rapproche l’un de l’autre ne soit suj. ‖ p. ext. « s’approcher [d’une p., d’un an., d’une ch.] (n.) ; se rapprocher [d’une p., d’un an., d’une ch.] (n.) ». Ce dont le suj. s’approche ou se rapproche est à l’abl. et accompagné de d (ed) « avec ». D. ce s., est syn. d’aheż.

nemiheż ⵏⵎⵂⵥ vn. f. 2bis ; conj. 50 « keniher » ; ρ (inmaheż, ienîmaheż, éd inmiheż, our inmaheż) ‖ m. s. q. le pr.

żennemiheż ⵥⵏⵎⵂⵥ va. f. 2bis.1 ; conj. 136 « zekkeniher » ; ρ (iżnemaheż, iezînemaheż, éd iżennemiheż, our iżnemaheż) ‖ approcher l’un de l’autre ; rapprocher l’un de l’autre ; faire s’approcher l’un de l’autre ; faire se rapprocher l’un de l’autre ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 2bis.

tâheż ⵜⵂⵥ va. f. 6 ; conj. 228 « tâġer » ; (itâheż, our itiheż) ‖ être hab. proche de ; être hab. rapproché de ; s’approcher hab. de ; se rapprocher hab. de ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

żâhâż ⵥⵂⵥ va. f. 1.7 ; conj. 233 « sâġâr » ; (iżâhâż, our iżihiż) ‖ approcher hab. de ‖ se c. av. 2 acc. ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

tînmihâż ⵜⵏⵎⵂⵥ vn. f. 2bis.13 ; conj. 246 « tîdekkoûl » ; (itînmihâż, our itenmihaż) ‖ être hab. proche l’un de l’autre ; être hab. rapproché l’un de l’autre ; s’approcher hab. l’un de l’autre ; se rapprocher hab. l’un de l’autre ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 2bis.

tînmihîż ⵜⵏⵎⵂⵥ vn. f. 2bis.13 ; conj. 246 « tîdekkoûl » ; (itînmihîż, our itenmihiż) ‖ m. s. q. le pr.

żînmihîż ⵥⵏⵎⵂⵥ va. f. 2bis.1.13 ; conj. 246 « tîdekkoûl » ; (iżînmihîż, our iżenmihiż) ‖ approcher hab. l’un de l’autre ; rapprocher hab. l’un de l’autre ; faire hab. s’approcher l’un de l’autre ; faire hab. se rapprocher l’un de l’autre ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 2bis.1.

êheż ⵂⵥ sm. nv. prim. ; (s. s. pl.) ‖ fait d’être proche de ; fait d’être rapproché de ; fait de s’approcher de ; fait de se rapprocher de ‖ sign. aussi « proximité » ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

ăżîheż ⵥⵂⵥ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. iżîhîżen ⵥⵂⵥⵏ), daṛ żîhîżen ‖ fait d’approcher de ; fait de rapprocher de ; fait de faire s’approcher de ; fait de faire se rapprocher de ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

ănmihaż ⵏⵎⵂⵥ sm. nv. f. 2bis ; φ (pl. inmihâżen ⵏⵎⵂⵥⵏ), daṛ ĕnmihâżen ‖ fait d’être proche l’un de l’autre ; fait d’être rapproché l’un de l’autre ; fait de s’approcher l’un de l’autre ; fait de se rapprocher l’un de l’autre ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 2bis.

ănmiheż ⵏⵎⵂⵥ sm. nv. f. 2bis ; φ (pl. inmihîżen ⵏⵎⵂⵥⵏ), daṛ ĕnmihîżen ‖ m. s. q. le pr.

ăżennemiheż ⵥⵏⵎⵂⵥ sm. nv. f. 2bis.1 ; φ (pl. iżennemihîżen ⵥⵏⵎⵂⵥⵏ), daṛ żennemihîżen ‖ fait d’approcher l’un de l’autre ; fait de rapprocher l’un de l’autre ; fait de faire s’approcher l’un de l’autre ; fait de faire se rapprocher l’un de l’autre ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 2bis.1.

ⵂⵣⵍ é̆hézzal ‖ v. ⵣⵍ ziizzel.