Dictionnaire touareg – français/I

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Texte établi par André Basset, Imprimerie nationale de France (p. 682-708).
◄  H
J   ►

I 

ei va. prim. ; conj. 20 « ei » ; ω (ioiă, ioiâ, éd iei, our ioié) ‖ laisser ‖ peut avoir pour suj. et rég. dir. des p., des an. et des ch. ‖ p. ext. « laisser en paix ; laisser tranquille ; laisser de côté ; laisser sans toucher ; lâcher ; abandonner ; emettre ; permettre » ‖ ex. ei i-d haret n âman ⁒ laisse-moi chose d’eau (laisse-moi un peu d’eau) = menna our toi ămekehi daṛ Ăhaggar ⁒ la sécheresse n’a pas laissé de nourriture dans l’Ăh. (la sécheresse n’a pas laissé de pâturage pour les an. dans l’Ăh.) = iheṅġa ou hâs oiin haret ⁒ les ennemis ne lui ont pas laissé chose (les ennemis ne lui ont rien laissé) = tourna ou hi toi animir ⁒ la maladie ne m’a pas encore laissé (la maladie ne m’a pas encore abandonné) = ei ăbaraḍ, ou t teṅṛid ⁒ laisse l’enfant, ne le tue pas (laisse l’enfant tranquille, ne le tourmente pas) = out toiid tămeṭṭ ennek ṛâs ennît ⁒ ne laisse pas ta femme seulement elle (ne laisse pas ta fem. seule) = ei haret n eddoûnet ⁒ laisse la chose des gens (laisse sans y toucher la propriété des gens ; ne touche pas au bien d’autrui) = ei ăselsou hin ⁒ laisse mon vêtement (laisse mon vêtement ou il est ; ou : ne touche pas à mon vêtement ; ou : lâche mon vêtement) = ioiă tămeṭṭ ennît ⁒ il a laissé sa femme (il a abandonné sa femme) = ouiĭṛ tăkoûba hin ṛour Moûsa ⁒ j’ai laissé mon épée chez M. (volontairement, ou par omission) = ei amis iḍân ⁒ laisse le chameau il paît (laisse le chameau paître) = ei i éd ekkeṛ Tăouat ⁒ laisse-moi j’irai au Touat (laisse-moi aller au T. ; permets-moi d’aller au T.) = ei akli nnek éd ieġ éhen ⁒ laisse ton esclave il fera tente (laisse ton esclave se marier ; permets à ton esclave de se marier) = ei iell ik ét tekk tămeṭṭ in ⁒ laisse ta fille elle ira chez ma fem. (laisse ta fille aller chez ma fem. ; permets à ta fille d’aller chez ma fem.) ‖ p. ext. « lancer [une pierre, un javelot, une arme de jet pouvant se lancer avec la main] (contre une p., un an., une ch.) ». Ce contre quoi on lance est à l’abl. et accompagné d’une prép. qui est hab. s (es) « vers ». D. ce s., est syn. d’eġer ‖ p. ext. « lancer [des guerriers, des cavaliers, des chevaux, des méharis, etc.] (contre l’ennemi) ». Ce contre quoi on lance est à l’abl. et accompagné d’une prép. qui est hab. s (es) « vers ». D. ce s., est syn. d’eġer et d’enḍou ‖ d. le s. « abandonner », ei diffère d’enḍou ; enḍou renferme une idée de dédain pour ce qu’on abandonne qui n’est pas dans ei.

soueii ⵙⵓⵉ va. f. 1 ; conj. 116 « soueṅṛi » ; ω (isoueia, iesîoueia, éd isoueii, our isoueia) ‖ faire laisser ‖ se c. av. 2 acc. ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

souĕi ⵙⵓⵉ va. f. 1 ; conj. 119 « souĕr » ; (isouei, iesîouei, éd isouĕi, our isouei) ‖ m. s. q. le pr. ‖ peu us.

nemeii ⵏⵎⵉ va. f. 2bis ; conj. 49 « medeggou » ; ω (inmeia, ienîmeia, éd inmeii, our inmeia) ‖ laisser l’un et l’autre (act.) ; se laisser l’un à l’autre (act.) ; se laisser réc. l’un l’autre (n.) ‖ ex. Kenân ed Biska enmeien ăk̤K. et B. ont laissé l’un et l’autre le lait (ou : K. et B. se sont laissé l’un à l’autre le lait) = Iddĕr ed Bîbi enmeienI. et B. se sont laissés réc. l’un l’autre (I. et B. se sont abandonnés réc. (chacun ayant assez de l’autre)).

nemei ⵏⵎⵉ va. f. 2bis ; conj. 183 « nemeṅṛ » ; (inmei, ienîmei, éd inmei, our inmei) ‖ m. s. q. le pr. ‖ peu us.

toueii ⵜⵓⵉ vn. f. 3 ; conj. 193 « toueddi » ; (ittoueia, ietîoueia, éd iettoueii, our ittoueia) ‖ être laissé ; se laisser ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

touei ⵜⵓⵉ vn. f. 3 ; conj. 194 « touedd » ; (ittouei, ietîouei, éd iettouei, our ittouei) ‖ m. s. q. le pr. ‖ peu us.

tâi ⵜⵉ va. f. 6 ; conj. 224 « târ » ; ω (itâi, our itii) ‖ laisser hab. ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

sâoueia ⵙⵓⵉⴰ va. f. 1.10 ; conj. 238 « târeżża » ; ω (isâoueia, our iseoueii) ‖ faire hab. laisser ‖ se c. av. 2 acc. ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

tînmii ⵜⵏⵎⵉ va. f. 2bis ; conj. 244 ; (itînmii, our itenmii) ‖ laisser hab. l’un et l’autre (act.) ; se laisser hab. l’un à l’autre (act.) ; se laisser hab. réc. l’un l’autre (n.).

tâoueia ⵜⵓⵉⴰ vn. f. 3.10 ; conj. 238 ; (itâoueia, our iteoueii) ‖ être hab. laissé ; se laisser hab. ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 3.

tiiaout ⵜⵉⵓⵜ sf. nv. prim. ; (pl. tiiaouîn ⵜⵉⵓⵏ), daṛ tiiaouîn ‖ fait de laisser ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

ăsoueii ⵙⵓⵉ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. isoueiîten ⵙⵓⵉⵜⵏ), daṛ ĕsoueiîten ‖ fait de faire laisser ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

ănmeii ⵏⵎⵉ sm. nv. f. 2bis ; φ (pl. inmeiîten ⵏⵎⵉⵜⵏ), daṛ ĕnmeiîten ‖ fait de laisser l’un et l’autre ; fait de se laisser l’un à l’autre ; fait de se laisser réc. l’un l’autre.

ătoueii ⵜⵓⵉ sm. nv. f. 3 ; φ (pl. itoueiîten ⵜⵓⵉⵜⵏ), daṛ ĕtoueiîten ‖ fait d’être laissé ; fait de se laisser ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 3.

tiit ⵜⵉⵜ sf. (pl. tiiâtîn ⵜⵉⵜⵏ), daṛ tiiâtîn ‖ concession de l’usage [d’un an. domestique] (pour un temps plus ou moins long) ‖ la tiit est la concession, pour un temps déterminé ou indéterminé, de l’usage d’un ou plusieurs an. domestiques, tels que chameaux, bœufs, ânes, chèvres, moutons, chevaux, etc., de n’importe quel sexe et propres à n’importe quel service. Dans la tiit, tout ce que produisent les an. dont l’usage est concédé, lait, beurre, laine, gains résultants de transports, de locations, de travaux qlconques, appartient à celui à qui a été faite la concession ; le propriétaire ne conserve que la propriété des an., celle de leur progéniture, et le droit de se les faire rendre quand il lui plait. L’usage de la progéniture des an. concédés appartient à celui à qui a été faite la concession jusqu’à ce que le propriétaire la réclame. La tiit n’est pas faite dans un but interessé, c’est un secours prêté à un pauvre, ou un service rendu à un ami. Les tiit sont, la plupart du temps, l’usage concédé à un pauvre d’un certain nombre d’an., afin qu’il vive de leur produit ou de leur travail, pour un temps qlconque hab. indéterminé et très long, ou bien l’usage concédé à un ami de chamelles laitières, de vaches laitières, ou de chèvres laitières pour la période durant laquelle elles ont du lait.

eiet-ten ⵉⵜⵏ (m. à m. « laissez-les ») sm. (s. et pl.) ‖ combat singulier ‖ signifie littéralement « laissez-les [se combattre, sans intervenir] » ‖ se dit pr. de tout combat singulier, avec ou sans armes, depuis les combats à mort jusq’aux luttes entre amis en jouant ‖ se dit p. ext. des combats singuliers en paroles ou en pièces de vers, pour exprimer que tous les assistants se taisent et laissent 2 champions faire assaut de paroles ou faire assaut de vers.

é̆i sm. (pl. é̆iiân ⵉⵏ) ‖ mâle (p. (an., végétal) de sexe masculin) ‖ p. ext. « mot de genre masculin ».

tait ⵜⵉⵜ sf. φ (pl. tihiou ⵂⵓ), daṛ tiit, daṛ thiou ‖ pied de devant (de quadrupède) ‖ p. ext. « membre antérieure (entier, y compris le bras) (de quadrupède) » ‖ v. ⴹⵔ aḍer.

i (é ) pr. af. dép. des n. ; 1e p. s. (forme irrégulière) ‖ de moi ‖ les pronoms personnels sont :

1º pronoms personnels sujets (isolés) :

s. moi nek, nekkounan
toi (m.) kai, kaiounan
″ (f.) kem, kemmounan
lui, elle enta
p. nous (m.) nekkaniḍ
″ (f.) nekkanetiḍ
vous (m.) kaouaniḍ, egganiḍ
″ (f.) kemetiḍ, eggemetiḍ
eux entaniḍ
elles entanetiḍ

Il existe 3 pronoms personnels irréguliers, âneṛ, ouet, kmet (met), qui ont plutôt la forme de pronoms personnels régimes (affixes) que de pron. pers. isolés, mais dont le sens semble être celui de pron. pers. isolés. Âneṛ semble signifier « nous » ; ouet est mp. et semble signifier « vous ». Ils paraissent être des restes de formes anciennes tombées en désusétude. Ils ne s’emploient que dans les expr. suivantes, qui sont très usuelles : 1º Ialla ouet ! « Dieu, vous ! », foull Ialla ouet ! « pour Dieu, vous ! », Ialla kmet ! (Ialla met !) « Dieu, vous ! », foull Ialla kmet ! (foull Ialla met !) « pour Dieu, vous ! ». Dans ces phrases, qui sont syn., et signifient toutes « pour l’amour de Dieu », la présence de ouet, kmet, met, n’ajoute rien au sens et ne fait que préciser qu’on parle à la 2e p. mp. ou à la 2e p. fp. ; v. ⵉⵍ Ialla. 2º éia ouet ! « venez, vous ! », éia kmet ! (éia met !) « venez, vous ! ». Dans ces phrases, qui sont syn., et signifient toutes « venez », la présence de ouet, kmet, met, n’ajoute rien au sens et ne fait que préciser qu’on parle à la 2e p. mp. ou à la 2e p. fp. ; v. ⵉⵓ éo. 3º hé kai ! « tiens, toi ! », hé kem ! « tiens, toi ! », hé ouet ! « tenez, vous ! », hé kmet ! (hé met !) « tenez, vous ! ». Dans ces phrases, qui sont syn., et qui signifient les unes « tiens ! », et les autres « tenez ! », la présence de kai, kem, ouet, kmet, met, n’ajoute rien au sens et ne fait que préciser qu’on parle à la 2e p. ms., à la 2e p. fs., à la 2e p. mp., ou à la 2e p. fp. ; v. « tiens ! tenez ! ». 4º endaou âneṛ ! « faisons compagnie, nous ! (allons ensemble, nous !) », enda ouet ! « faisons compagnie, vous ! (allons ensemble, vous !) », enda kmet ! (enda met !) « faisons compagnie, vous ! (allons ensemble, vous !) », enda ouet âneṛ ! « faisons compagnie, vous, nous ! (allons ensemble, vous et nous !) », enda kmet âneṛ ! (enda met âneṛ !) « faisons compagnie, vous, nous ! (allons ensemble, vous et nous !) ». Dans ces phrases, qui sont syn., et signifient toutes « allons ensemble ! », la présence d’âneṛ, ouet, kmet, met, n’ajoute rien au sens, et ne fait, quand on emploie âneṛ, que laisser dans le vague le genre et le nombre des p. auxquelles on s’adresse, quand on emploie ouet, kmet, met, que préciser qu’on parle à la 2e p. mp., ou à la 2e p. fp. ; v. ⴷⵓ idaou. 5º enda ouet ! « allons, vous ! », enda kmet ! (enda met !) « allons, vous ! ». Dans ces phrases, qui sont syn., et signifient toutes « allons ! », la présence d’ouet, kmet, met, n’ajoute rien au sens, et ne fait que préciser qu’on parle à la 2e p. mp., ou à la 2e p. fp. ; v. ⴷⵓ idaou.

2º pronoms personnels affixes dépendant des noms :

forme régulière forme irrégulière forme spéciale
s. de moi in (hin) i, é ennou
″ toi (m.) ennek k, ek, ik
″ ″ (f.) ennem m, em, im
″ lui, d’elle ennît e, es, is, ich
p. de nous neneṛ neṛ, îneṛ (hîneṛ), k neṛ
″ vous (m.) naouen ouen, iouen (hiouen), kouen, ikouen
″ ″ (f.) nekmet kmet, ikmet
″ eux nesen sen, ssen, isen (hisen), issen (hissen)
″ elles nesnet snet, isnet

La forme régulière s’emploie avec tous les subs. excepté ceux qui exigent l’emploi de la forme irrégulière ; elle s’emploie avec ceaux des pronoms relatifs et des pronoms indéfinis auxquels on peut joindre des pron. affixes, à l’exception du pronom qui exige l’emploi de la forme spéciale ; elle s’emploie avec les particules ṛâs et berin. — Les subs. qui exigent l’emploi de la forme irrégulière sont : ti, ma, ăña, messa, oulet ma, chêt ma, ăit ma, ăñet ma, ăgg elet ma, oult elet ma, ăit elet ma, chêt elet ma, (qui exigent la forme k, m, s, k neṛ, kouen, kmet, ssen, snet) ; matt, messaouat, chêt maou, ăit maou, ăñet maou, ăit elet maou, chêt elet maou, auxquels il faut ajouter les noms de nombres cardinaux sin, senât (senâtet), keraḍ, kerâḍet, etc. dans les expressions essin îneṛ « nous 2 », senât (senâtet) îneṛ « nous 2 », etc., ainsi que les mots essener, essenetîn, ekkerḍen, ekkerḍetîn, etc., (qui exigent la forme é, ik, im, is, îneṛ (hîneṛ), iouen (hiouen), ikmet, isen (hisen) (issen (hissen)), isnet) ; rour, iell, (qui exigent la forme é, ik, im, is, ik neṛ, ikouen, ikmet, issen, isnet) ; tei, (qui exige la forme k, m, s, neṛ, ouen, kmet, sen, snet) ; echch, (qui exige la forme é, ik, im, is (ich), ik neṛ (îneṛ), ikouen, ikmet, issen, isnet) ; meddân, (qui exige la forme i, ek, em, es, neṛ, ouen, kmet, sen, snet) ; mess, (qui exige la forme i, ik, im, is, ik neṛ, ikouen, ikmet, issen, isnet) ; messaou, (qui exige la forme i, k, m, s, neṛ, ouen, kmet, sen, snet) ; egen, (qui exige la forme ek, em, is, iouen, ikmet, isen (issen), isnet). — La forme speciale ennou ne s’emploie qu’après le pronom indéfini i « un qui ; des qui » ; ti « une qui ; des qui » ; les pronoms affixes des autres pronoms employés après i et ti sont les pron. af. de la forme régulière. — Parmi les subs. qui exigent l’emploi de la forme irrégulière du pron. affixe, certains présentent, dans leur emploi avec les pronoms affixes, d’autres particularités, qui sont les suivantes : 1º les subs. matt, maou, rour, iell, echch, meddân, mess, messaou, messaouat sont touj. accompagnés d’un pronom affixe ; (ex. iell is en rour é tous-ed ⁒ la fille de lui de mon fils est arrivée (la fille de mon fils est arrivée)) ; 2º les subs. ti, tei, ma, ăña, messa, qui signifient à la fois « père, pères, mère, frère, maîtresse » et « mon père, mes frères, ma mère, mon frère, ma maîtresse », ne sont employés sans pron. af. que quand ils ont le sens de « mon père, mes frères, ma mère, mon frère, ma maîtresse », et sont touj. accompagnés d’un pron. af. dans les autres cas ; (ex. ti iglă ⁒ mon père est parti = ti s en Biska iglă ⁒ le père de lui de B. est parti (le père de B. est parti) = messa, neṛ ta-h ⁒ ma maîtresse, la voici = messa s en tĕklit, neṛ ta-h ⁒ la maîtresse d’elle de l’esclave, la voici (la maîtresse de l’esclave, la voici)) ; 3º les subs. ti, tei, ma, matt, rour, iell, echch, meddân, ăña, mess, messaou, messa, messaouat présentent une particularité au sujet de l’emploi après eux de des pron. af. de la 3e p. s. (s, es, is) et des 3es p. p. (sen, ssen, isen, issen ; snet, isnet) ; c’est la suivante : lorsque le pron. af. de la 3e p. qui suit un de ces noms représente un subs. plur., il se met au plur. si le subs. qu’il représente est avant lui, et il se met au sing. si le subs. qu’il représente est après lui ; dans le 2d cas, il sign. non pas « de lui, d’elle, d’eux, d’elles », mais « de cela » ; (ex. ti s en tbarâḍîn, neṛ oua-h ⁒ le père de cela des jeunes filles, le voici (le père des jeunes filles, le voici) = tibarâḍîn, ti snet, neṛ oua-h ⁒ les jeunes filles, le père d’elles, le voici (les jeunes filles, leur père, le voici) = matt is en barâḍen, neṛ ti-h ⁒ les mères de cela des garçons, les voici) = ibarâḍen, matt issen, neṛ ti-h ⁒ les garçons, les mères d’eux, les voici (les garçons, leurs mères, les voici)).

3º pronoms affixes régimes directs des verbes :

forme régulière forme irrégulière
s. moi i (hi) i
toi (m.) kai îk
″ (f.) kem îm
lui t ê
elle tet êt
p. nous âneṛ (hâneṛ) âneṛ
vous (m.) kaouen îouen
″ (f.) kemet îkmet
eux ten în
elles tenet înet

En ce qui concerne les pron. af. régimes directs, les verbes se divisent en 2 classes : 1º verbes à pronoms affixes régimes directs réguliers, (avec lesquels les pr. af. rég. dir. ont touj. la forme régulière) ; 2º verbes à pronoms affixes régimes directs irréguliers, que nous appelons verbes ω, (avec lesquels les pr. af. rég. dir. ont la forme régulier quand le verbe est à l’indic. futur, à l’un des participes, aux 1e, 2e p. s., 2es, 3es p. p. des indic. pas., prés. et aor., ou aux 1e, 3es p. s., 1e, 2es, 3es p. p. de l’impér. ; ils ont la forme irrégulière quand le verbe est aux 3es p. s., 1e p. p. des indic. pas., prés. et aor., et à la 2e p. s. de l’impér.).

4º pronoms affixes régimes indirects des verbes :

s. à moi i (hi)
″ toi (m.) âk (hâk)
″ ″ (f.) âm (hâm)
″ lui, à elle âs (hâs)
p. ″ nous âneṛ (hâneṛ)
″ vous (m.) âouen (hâouen)
″ ″ (f.) âkmet (hâkmet)
″ eux âsen (hâsen)
″ elles âsnet (hâsnet)

Lorsque le sens de la phrase s’y prête, on peut faire suivre un verbe par le pron. af. rég. ind. des v. de la 3e p. s. âs « à lui » signifiant « à cela (pour cela, en ce qui concerne cela, à ce sujet) », ayant un sens explicatif. Bien qu’âs employé ainsi soit usité, et d’un emploi assez fréquent soit au milieu des phrases soit à leur fin, il n’ajoute jamais rien au sens, n’est jamais nécessaire dans une phrase, peut toujours se supprimer sans changer rien d’autre dans la phrase, et par suite il est toujours une longueur inutile et une inélegance ; il est toujours plus élégant de ne pas se servir d’âs explétif que de s’en servir. Âs explétif signifiant « à cela » suit touj. le verbe dont il est rég. ind., il ne le précède jamais ; il ne peut donc s’employer que dans les propositions positives, et dans celles où la place des pr. af. rég. du verbe est après le verbe, non dans les propositions négatives, ni dans aucune de celles où la place des pr. af. rég. du verbe est avant le verbe. v. ⵏⵏ innîn. (Ex. 1. elmed âs innîn rîḳ ḳai ⁒ apprends à lui (à cela) que je t’aime (apprends pour cela (en ce qui concerne cela) que je t’aime ; apprends que je t’aime) = 2. elmed innîn rîḳ ḳai ⁒ apprends que je t’aime = 3. elmed âs a s rîḳ ḳai ⁒ apprends à lui (à cela) ce que dans je t’aime (apprends pour cela (en ce qui concerne cela) que je t’aime ; apprends que je t’aime) = 4. elmed a s rîḳ ḳai ⁒ apprends à lui (à cela) ce que dans je t’aime (apprends que je t’aime) = 5. elmed âs rîḳ ḳai ⁒ apprends à lui (à cela) je t’aime (apprends pour cela (en ce qui concerne cela) [que] je t’aime ; apprends que je t’aime) = 6. elmed rîḳ ḳai ⁒ apprends je t’aime (apprends [que] je t’aime ; apprends que je t’aime). Ces 6 phrases sont syn. ; toutes sont correctes ; la 6e est de beaucoup la plus élégante. v. ⵏⵏ innîn. — ex. 1. Moûsa éd igel toufat, ourdîṛ âsM. partira demain, je pense à lui (à cela) (M. partira demain, je pense pour cela (en ce qui concerne cela) ; M. partira demain, je pense) = 2. Moûsa éd igel toufat, ourdîṛM. partira demain, je pense. Ces 2 phrases sont syn. ; toutes 2 sont correctes ; la 2e est beaucoup la plus élégante. — ex. 1. erĭneṛ enḍ ahel, tessâned âs ? – essâneṛ âs ⁒ j’ai été malade hier, tu sais à lui (à cela) ? (j’ai été malade hier, tu sais pour cela (en ce qui concerne cela) ? j’ai été malade hier, tu le sais ?). – je sais à lui (à cela) (je sais pour cela (en ce qui concerne cela) ; je le sais) = 2. erĭneṛ enḍ ahel, tessâned ? – essâneṛ ⁒ j’ai été malade hier, tu sais ? (j’ai été malade hier, tu le sais ?). – je sais (je le sais). Ces 2 phrases sont syn. ; toutes 2 sont correctes ; la 2de est de beaucoup la plus élégante) ‖ quand le sens de la phrase s’y prête, on peut faire accompagner un verbe par le pr. af. rég. ind. des v. à une p. qlconque du sing. ou du plur., « à moi, à toi, à lui, à elle, à nous, etc. », signifiant « pour moi (en ce qui concerne, à mon sujet), pour toi (en ce qui concerne, à ton sujet), etc. » ayant un sens explétif soit usité, et d’un emploi assez fréquent soit au milieu des phrases soit à leur fin, il n’ajoute jamais rien au sens, n’est nécessaire dans une phrase, peut toujours se supprimer sans rien changer d’autre dans la phrase, et par suite il est toujours une longueur inutile et une inélégance ; il est touj. plus élégant de ne pas se servir du pr. af. rég. ind. explétif que de s’en servir. Le pr. af. rég. ind. des v. employé ainsi dans le sens explétif peut soit suivre soit précéder le verbe ; il peut s’employer dans toutes les phrases, positives ou négatives, dont le sens se prête à son emploi, qlq. doive être sa place dans la phrase. (Ex. 1. oudân i rîḳ ḳen, nek ou ten riṛ ⁒ ils pensent à moi je les aime, moi je ne les aime pas (ils pensent pour moi (en ce qui me concerne, à mon sujet) [que] je les aime, moi je ne les aime pas ; ils pensent que je les aime, je ne les aime pas) = 2. éd eġroueṛ Moûsa daṛ Tit, ma hi tourdîd ? – ourdîṛ âk é t teġroued ⁒ trouverai-je M. dans T., que penses-tu à moi ? (trouverai-je M. à T., que penses-tu ?). – je pense à toi tu le trouveras (je pense pour toi (en ce qui te concerne, à ton sujet) [que] tu le trouveras ; je pense que tu le trouveras) = 3. teṛîled âneṛ én neġrou ichkân daṛ Ăhaggar ? – ou hâouen eṛileṛ ⁒ conjectures-tu à nous nous trouverons des plantes dans l’Ăh. ? (conjectures-tu pour nous (en ce qui nous concerne, à notre sujet) [que] nous trouverons de l’herbe fraîche et tendre dans l’Ăh. ? penses-tu que nous trouverons de l’herbe fraîche et tendre dans l’Ăh. ?). – je ne conjecture pas à vous (je ne [le] conjecture pas pour vous (en ce qui vous concerne, à votre sujet) ; je ne le pense pas) = 4. midden ousĕn-d hik ; ou hâsen t ourdiṛ ⁒ les hom. sont arrivés ici vite ; je ne l’ai pas pensé à eux (je ne l’ai pas pensé pour eux (en ce qui les concerne, à leur sujet) ; je ne l’aurais pas pensé) = 5. Mîmi terâ Biska ; ou hâs t eṛileṛM. aime B. ; je ne l’ai pas conjecturé à elle (je ne l’ai pas conjecturé pour elle (en ce qui la concerne, à son sujet) ; je ne l’aurais pas pensé) = 6. Dâssin ed Koûka, ourdân âsnet ġânninet tîdet ; entanetiḍ ennĕhet bahou ; ou hâsnet t ourdiṛD. et K., ils pensent à elles elles disent la verité ; elles ont dit un mensonge ; je ne l’ai pas pensé à elles (D. et K., on pensait pour elles (en ce qui les concerne, à leur sujet) [qu’]elles disaient la verité ; elles ont menti ; je ne l’aurais pas pensé pour elles (en ce qui les concerne, à leur sujet) ; D. et K., on pensait qu’elles disaient la verité ; elles ont menti ; je ne l’aurais pas pensé). Dans ces 6 phrases, on peut supprimer, partout où il s’y trouve, le pron. af. rég. ind. des v. employé au sens explétif ; et il est beaucoup plus élégant de le supprimer).

5º pronoms affixes régimes des particules :

s. moi i
toi (m.) k (ek, âk, ik)
″ (f.) m (em, âm, im)
lui, elle s (es, âs, is)
p. nous neṛ (eneṛ, îneṛ)
vous (m.) ouen (iouen)
″ (f.) kmet (ekmet, ikmet)
eux sen (esen, isen, issen)
elles snet (esnet, isnet)

Toutes les particules ne se construisent pas avec ces pronoms, mais seulement les suivantes : dăou (dăg), daṛ, ṛour, dât, ḍeffer, denneġ, ser, d « avec ; et ; dans », s « à ; pour ; vers ; dans », foull, ġir. On ne fait pas suivre indifféremment ces particules d’une qlconque des formes k, ek, âk, ik, etc. Chaque particule se construit invariablement avec une seule des formes du pronom.

dăou (dăg) « sous » daṛ « dans »
ṛour « chez »
dât « devant »
ḍeffer « derrière »
denneġ « au dessus de »
ser « du côté de »
d « avec ; et ; dans »
s « à ; pour ; dans »
foull « sur » ġir « entre »
Accolade H9.svg Accolade H9.svg Accolade H9.svg Accolade H9.svg Accolade H9.svg
se construit avec : se construit avec : se construit avec : se construit avec : se construit avec :
i i i i
k ek ek âk ik
m em em âm im
s es es âs is
neṛ neṛ eneṛ neṛ îneṛ
ouen ouen ouen ouen iouen
kmet kmet ekmet kmet ikmet
sen sen esen sen isen (issen)
snet snet esnet snet isnet

i (hi ⵂⵉ) pr. af. rég. dir. des v. ; 1e p. s. ‖ moi ‖ v. ci-dessus i (é).

i (hi ⵂⵉ) pr. af. rég. ind. des v. ; 1e p. s. ‖ à moi ‖ v. ci-dessus i (é).

i pr. af. des particules ; 1e p. s. ‖ moi ‖ v. ci-dessus i (é).

ê pr. af. rég. dir. des v. ; 3e p. m. s. (forme irrégulière) ‖ lui ‖ v. ci-dessus i (é).

i pr. indéfini ; ms. (pl. i  ; fs. ti ⵜⵉ ; fp. ti ⵜⵉ) ‖ celui [qlq.’il soit] qui ; celui [qlq.’il soit] que ; un qui ; un que ‖ i s’emploie accompagné d’un verbe, dont il est suj., rég. dir., ou rég. ind., ou accompagné d’un subs. ou d’un pr. af. dép. des n. ; quand il est rég. ind. d’un verbe, ou qu’il se rapporte à un subs., il peut être accompagné d’une prép. telle que « à ; dans ; avec ; chez ; de ; etc. » ‖ i diffère du pron. rélatif oua « celui qui ; celui que ; qui ; que ; lequel ; celui » ; oua a touj. un sens défini ; i a toujours un sens indéfini ‖ Ex. i dd-iousĕn éd iġrou, ti tt-tousĕt ét teġrou ⁒ celui qlq.’il soit qui étant arrivé ici trouvera, celle qlq.’elle soit qui étant arrivée ici trouvera (celui qlq.’il soit qui viendra recevra, celle qlq.’elle soit qui viendra recevra) = i tekkĭd é kai iekf haret ien ⁒ celui qlq.’il soit que tu es allé chez te donnera une ch. (celui qlq.’il soit chez lequel tu iras tu donnera qlq. ch.) = âles ouâ-reṛ i ichchâḍen ⁒ cet homme-ci un qui étant mauvais (cet h.-ci est mauvais) = our riṛ amis mellen, essoûfeṛ i seṭṭĕfen ⁒ je ne veux pas un chameau ayant été blanc, je préfère un qui ayant été noir (je ne veux pas un chameau blanc, je préfère un noir) = amis oua-reṛ i m Moûsa ⁒ ce chameau-ci un qui de M. (ce chameau-ci est à M.) = akli ou-în i nnou ⁒ cet esclave-là un qui de moi (cet esclave-là est à moi) ‖ i n « un qui de » suivi d’un subs. s’emploie souv. pour exprimer la possession ; dans ce cas, il peut se traduire par « être à (appartenir à) ». (Ex. amis ouâ-reṛ i n Biska ⁒ ce chameau-ci un qui de B. (ce chameau-ci est à B.)) ‖ i n « un qui de » suivi d’un subs. s’empl. souv. aussi pour désigner une p., un an., une ch. par une particularité qlconque. (Ex. nĕieṛ ti n ămi mellen ⁒ j’ai vu une qui de la bouche ayant été blanche (j’ai vu une femme aux dents blanches) = nĕieṛ i n tiṭ ⁒ j’ai vu un qui d’un œil [invalide s. e.] (j’ai vu un hom. (ou un an.) borgne (ou presque borgne))) ‖ souvent i n suivi d’un subs. exprimant une particularité est employé com. nom propre ou surnom de p., d’an., ou de ch. (Ex. Ti-n-ămêsi ⁒ une qui du bord tressé du bandeau de cheveux de front (np. de fem.) = Ti-n-ămi-mellen ⁒ une qui de la bouche ayant été blanche (une aux dents blanches) (surnom de fem.) = I-n-tămeżżouk ⁒ un qui d’un oreille [informe s. e.] (un à l’oreille informe) (np. d’animal ; surnom d’animal) = I-n-tăbarekkat ⁒ un qui de la tăbarekkat (un de la tăbarekkat) (np. de lieu) (la tăbarekkat est un arbre) = I-n-bebṛen ⁒ un des mottes (np. de lieu)) ‖ i suivi d’un pr. af. dép. des noms exprime touj. la possession ; il peut se traduire par « être (appartenir) » suivi d’« à moi ; à toi ; à lui ; etc. ». (Ex. amis ouâ-reṛ i nnou ⁒ ce chameau-ci un qui de moi (ce chameau-ci est à moi) = i nnou, imnâs ouî-reṛ ⁒ des qui de moi, ces chameaux-ci (ils sont à moi, ces chameau-ci) = taklit ta-hi, ti nnek ⁒ cette esclave-là, une qui de toi (cette esclave-là est à toi) = ti nnît, oulli t-în ⁒ des qui de lui, ces chèvres-là (elles sont à lui, ces chèvres-là)) ‖ i ne s’écrit pas quand il est suivi d’une consonne ; il s’écrit quand il est suivi d’un son-voyelle. Ti s’écrit quand il est suivi d’une consonne ; il s’écrit ⵜⵉ quand il est suivi d’un son-voyelle.

é pr. indéfini ; (mp. et fp.) ‖ ceux qui ; celles qui ‖ ne se dit que des p., et ne s’emploie que suivi de d « avec » ayant pour rég. un mot exprimant un hom. ou une fem. déterminés. É d signifie « ceux qui [sont] avec [un tel] (ceux qui habitent avec un tel, ceux qui font partie du campement d’un tel) ; celles qui [sont] avec [une telle] (celles qui habitent avec une telle, celles qui font partie du campement d’une telle) ». Le rég. de d ne peut pas être un pluriel (p. ex. « les fils d’un tel ») ni une énumération de noms (p. ex. « Moûsa et Biska »), il est touj. un np. sing. d’h. ou de f., ou un nom commun désignant clairement une p. déterminée (p. ex. « ton père », « ta sœur », « l’ămenoûkal », « l’amṛar »). Le verbe dont é est suj. se met au pluriel : au mp. si le rég. de d est un nom d’h., au fp. s’il est un nom de f. Que le verbe soit au masc. ou au fém., et qu’é se traduisse par « ceux qui » ou par « celles qui », é désigne toutes les p., hom. et fem., ayant leur domicile au campement de la p. désignée ; (ex. é d Moûsa eġġĕlin ⁒ ceux qui [sont] avec M. ont déménagé (les gens qui ont leur domicile avec M. ont changé leur campement de place [tous, hom. et fem., y compris ceux qui sont temporairement absents du campement, et y compris M., que celui-ci soit actuellement avec son campement ou qu’il en soit temporairement absent]) = é d Dâssin eglĕnet ⁒ celles qui [sont] avec D. sont parties (les gens qui ont leur domicile avec D. sont partis [y compris D. elle-même]) = ma ġĕnet é d Dâssin ? ⁒ qu’ont fait celles qui [sont] avec D. ? (comment vont les gens qui ont leur domicile avec D. [et comment va D.] ?) ‖ é ne s’écrit pas ; il est touj. suivi de la consonne d « avec ».

é pr. indéfini ; ms. ‖ le lieu [qlq’il soit] qui ; le lieu [qlq’il soit] que ; un lieu [qlq’il soit] qui ; un lieu [qlq’il soit] que ; qlq. lieu que ‖ ne s’empl. qu’accompagné d’un verbe, dont il est suj., rég. dir., ou rég. ind. Suj., il sign. « le lieu [qlq’il soit] qui ; un lieu [qlq’il soit] qui » ; rég. dir., il sign. « le lieu [qu’il soit] que ; un lieu [qlq’il soit] que » ; rég. ind., il sign. « qlq. lieu que ». Quand é est rég. ind., il peut être accompagné de la prép. d « dans », qui se place immédiatement après lui ; il ne peut être accompagné d’aucune autre prép. É d « qlq. lieu que dans » peut avoir 2 sens : il sign. hab. « en qlq. moment que », et qlqf. « en qlq. moment que » ‖ é d « en qlq. lieu que ; en qlq. moment que » présente des particularités : 1º quand le verbe qui le suit est précédé d’un pron. af., son rég. dir. ou ind., ou d’une des particules séparables d, în ; 2° quand ce verbe est ell « être », emel « être (dans un lieu) » ou emmâl « être hab. (dans un lieu) ». v. ces particularités à d (ed) ‖ ex. é d ill ăbaraḍ, sedou t ⁒ qlq. lieu que dans a été un garçon, réunis-le (en qlq. lieu que soit un garçon, réunis-le ; en qlq. lieu qu’il ait des garçons, réunis-les) = é ill ăbaraḍ, sedou t ⁒ m. s. q. le pr. = eḍen daṛ é ferôren ⁒ pais dans un lieu [qlq.’il soit] étant bon [pour la marche] (pais tes an. dans un lieu bon pour la marche) = é ikk, ekkĭḳ ⁒ le lieu [qlq.’il soit] que il est allé à, je suis allé à lui (en qlq. lieu qu’il soit allé, j’y suis allé) = é d iglă, éd eknesen ḍeffer es ⁒ en qlq. moment que il est parti, ils se disputeront après lui (en qlq. moment qu’il parte, ils se disputeront après son départ) ‖ é ne s’écrit pas quand il est suivi d’une consonne ; il s’écrit quand il est suivi d’un son-voyelle.

i pi. prép. μ ‖ à ; pour ‖ i et s (es) « à ; pour » sont les 2 prépositions du datif. Quand le subs. ou le pron. au datif sont après la prép., celle-ci est touj. i ; quand ils sont avant la prép., celle-ci est touj. s ‖ ex. ennĕn i midden ⁒ ils ont dit aux. hom. = aoui i Dâssin ⁒ apporte à D. = eżmi i ḍiḍîn iselsa nesnet ⁒ couds aux fem. leurs vêtements = eken i meġâren ămekchi ⁒ arrange aux hôtes la nourriture (prépare aux hôtes leur nourriture) = âles oua s ekfĭṛ tăkoûba ⁒ l’hom. que à j’ai donné une épée (l’h. auquel j’ai donné une épée) = midden oui s ennĕn aoua-h ⁒ les hom. que à ils ont dit cela ( les h. auxquels ils ont dit cela) = tămet ta s iéouĕi oûdi ⁒ la fem. que à il a apporté du beurre (la fem. à laquelle il a apporté du beurre) = mi s tennĭd aoua-h ? ⁒ à qui as-tu dit cela ? = ma s teslĭd ? ⁒ à quoi as-tu entendu ? (qu’as-tu entendu ?) = mané̆kk-aoua s ilâss, Biska ? – ilâss i Mîmi ⁒ qu’est-ce que à s’habille-t-il, B. ? (pour quoi (en l’honneur de quoi) fait-il belle toilette, B. ?). – il s’habille à M. (il fait belle toilette pour M.) ‖ les prép. i et s du datif signifient « à » dans le sens de « pour », non dans le sens de « de ; de chez ; d’auprès de », sauf les cas dans lesquels le sens général indique avec évidence le contraire. (Ex. ermĕseṛ telemt i âles ⁒ j’ai saisi une chamelle à l’h. (j’ai saisi une chamelle pour l’h. (pour la donner à l’h.)) = ekkĕseṛ amis i tămet ⁒ j’ai ôté une chamelle à la f. (j’ai ôté une chamelle pour la f. (pour la donner à la f.)) = mi s touhĕṛed amis ? ⁒ à qui as-tu razzié un chameau ? (pour qui (pour le donner à qui) as-tu razzié un chameau ?) = « j’ai saisi une chamelle à l’h. (en la lui enlevant) » se dirait : ermĕseṛ telemt daṛ âles ⁒ j’ai saisi une chamelle de dans l’h. ; ou : ermĕseṛ telemt ṛour âles ⁒ j’ai saisi une chamelle de chez l’h. = « j’ai ôté un chameau à la fem. (en le lui enlevant) » se disait : ekkĕseṛ amis daṛ tămet ⁒ j’ai ôté un chameau de dans la f. ; ou : ekkĕseṛ amis ṛour tămet ⁒ j’ai ôté un chameau de chez la f.). Quand les prép. i, s ont le sens opposé, le sens général de la phrase l’indique avec évidence ; (ex. isouă i âles ăk̤ ennît ⁒ il a bu à l’h. son lait = mi s tekehĭd taġella nnît ? ⁒ à qui as-tu mangé son pain ?) ‖ i « pour » singinfie p. ext. « au lieu de ; à la place de ». (Ex. ezzeṛ i Tit Ăsekrem ⁒ habite pour T. Ă. (habite Ă. au lieu de T.) = ezzeṛ Ăhaggar Tăouat ⁒ habite pour l’Ăh. le Touat (habite le T. au lieu de l’Ăh.) = ekk i ădeg ouâ-reṛ ou-în ⁒ va pour ce lieu-ci à celui-là (va à ce lieu-là au lieu d’aller à celui-ci) = ennĭṛ âs : « ekk Tăouat » ; ikkă i Tăouat Ăjjer ⁒ je lui ai dit : « va au Touat » ; il est allé pour le Touat à l’Ăj. (il est allé à l’Ăj. au lieu d’aller au T.) = eṛhel i Hekkou Koûke ⁒ aime pour H. K. (aime K. à la place de H.) = Moûsa iṛhĕl i Dâssin MîmiM. a aimé pour D. M. (M. a aimé M. à la place de D.) = ermes i ĕmis ouâ-reṛ ou-în ⁒ saisis pour ce chameau-ci celui-là (prends ce chameau-là au lieu de celui-ci) = ekf i-d i tiṛsé tâ-reṛ t-în ⁒ donne-moi pour cette chèvre-ci celle-là (donne-moi cette chèvre-là au lieu de celle-ci) = ăout i ĕkli ouâ-reṛ ou-în ⁒ frappe pour cet esclave-ci celui-là (frappe cet esclave-là au lieu de celui-ci) = eṭkel i tăkoûba tâ-reṛ t-în ⁒ lève pour cette épée-ci celle-là (prends cette épée-là au lieu de celle-ci) = aoui i Koûka Hekkou ⁒ prends pour K. H. (épouse H. au lieu de K.) = eġ i ăfeġġaġ ouâ-reṛ ou-în ⁒ fais pour cette perche-ci celle-là (mets cette perche-là au lieu de celle-ci) = els i ăselsou ouâ-reṛ ou-în ⁒ vêts-toi pour ce vêtement-ci de celui-là (revêts-toi de ce vêtement-là au lieu de celui-ci) = eġmi i ĕmis ouâ-reṛ ien haḍen ⁒ cherche pour ce chameau-ci un autre (cherche un autre chameau à la place de celui-ci)) ‖ v. à ekk et à ⴾⵔⵎ ekrem, sekkerembi, l’emploi d’i avec ces verbes ‖ i ne s’écrit pas quand il est suivi d’une consonne ; il s’écrit quand il est suivi d’un son-voyelle. (Ex. enn âs i Moûsaⵏⵙⵎⵙⴰ ⁒ dis-lui à M. (dis à M.) = enn âs i âlesⵏⵙⵉⵍⵙ ⁒ dis-lui à l’h. (dis à l’h.)).

ê pi. interj. vocative ‖ ô ‖ ne s’empl. que suivi d’un subs. (np. ou nom commun) ou du pr. indéfini mendam « un tel » ‖ ex. ê Mess-îneṛ ! ⁒ ô Dieu ! = ê Moûsa ! ⁒ ô M. ! = ê tămîditt in ! ⁒ ô mon amie ! = ê ămîdi hin ! ⁒ ô mon ami ! ‖ ê ne s’écrit pas quand il est suivi d’une consonne ; il s’écrit quand il est suivi d’un son-voyelle. (Ex. ê Mess-îneṛ !ⵎⵙⵏⵗ ⁒ ô Dieu ! = ê ămîdi hin !ⵉⵎⴷⵂⵏ ⁒ ô mon ami !).

ei (i , î ) syllabe invariable ‖ syllabe sans signification entrant dans la composition de certains pronoms et de certaines particules, sans rien ajouter à leur sens ‖ ei (i, î) ne s’emploie jamais seul. Il entre dans la composition de oua-i-deṛ, a-i-deṛ, d-ei-deṛ, s-ei-deṛ, d-î-reṛ, s-î-reṛi et î ne s’écrivent pas quand ils sont entre 2 consonnes ; ils s’ecrivent quand ils sont précédés ou suivis d’un son-voyelle. (Ex. oua-i-deṛⵓⵉⴷⵗ = a-i-deṛⵉⴷⵗ = d-î-reṛⴷⵔⵗ = s-î-reṛⵙⵔⵗ).

é (, éd) ‖ v. éd (é, ).

ⵉⴱ ieb ⵉⴱ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « B » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⴱⵔ tăiberou ⵜⵉⴱⵔⵓ sf. (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. tăiberoûtîn ⵜⵉⴱⵔⵜⵏ) ‖ nom d’une plante non persistante ‖ la tăiberou est vénémeuse ; ses feuilles, séchées, pilées et mêlées aux aliments tuent l’hom. et certains an. tels que le chien et le chacal. C’est une plante à feuilles grasses ; elle se trouve, en petite quantité, dans les montagnes de l’Ăh. après les pluies.

ⵉⵛ iech sm. (s. et pl.) ‖ lettre « CH » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵛ tăichché ⵜⵉⵛⵉ (Ăd.) sf. (col. s. n. d’u. et sans pl.) ‖ herbe (fraîche et tendre) ‖ syn. d’ichkân empl. d. ce s. ‖ non us. dans l’Ăh.

ⵉⴷ ied ⵉⴷ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « D » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⴷ é̆idi ⵉⴷⵉ sm. (pl. iiaḍân ⵉⴹⵏ ; fs. té̆idit ⵜⵉⴷⵜ ; fp. tiiaḍîn ⵜⵉⴹⵏ), daṛ iiaḍân, daṛ tiiaḍîn ‖ chien (de race qlconque) ‖ diffère d’ăikar « petit de chienne (depuis sa naissance jusqu’à l’âge d’environ 6 mois) » ; d’oska « lévrier (chien de race pure, haut sur jambes, mince de corps, rapide à la course) », d’ăberhoh « chien à poil long (de race qlconque) », d’ăbaikôr et d’ăbeinous qui sont syn. et signifient « chien de mauvaise race », d’ăk̤âmi « chien croisé de lévrier et de chien à longs poils ».

té̆idit ⵜⵉⴷⵜ (m. à m. « chienne ») sf. (pl. tiiaḍîn ⵜⵉⴹⵏ), daṛ tiiaḍîn ‖ civette (an. qui produit le parfum appelé civette) ; civette (parfum).

É̆idi ⵉⴷⵉ ⁂ (m. à m. « chien ») sm. s. ‖ np. de l’étoile de Sirius.

ⵉⴷⵗ a-i-deṛ ‖ v. oua.

ⵉⴹ ieḍ ⵉⴹ sm. (s. et pl.) ‖ lettre «  » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⴹⵏ iiaḍân ‖ v. ⵉⴷ é̆idi.

ⵉⴼ ief ⵉⴼ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « F » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⴼⴹ eifeḍ ⵉⴼⴹ (Ăir) sm. (col.) ‖ moutons (sans distinction de sexe, en nombre qlconque) ‖ non us. dans l’Ăh.

ⵉⴼⵙ teifest ‖ v. ⴼⵙ têfest.

ⵉⴳ ieg ⵉⴳ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « G » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⴶ ieġ ⵉⴶ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « Ġ » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵂ ieh ⵉⵂ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « H » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵂⴹ é̆ihéḍ ⵉⵂⴹ sm. φ (pl. ihêḍân ⵂⴹⵏ ; fs. té̆ihéṭ ⵜⵉⵂⵟ ; fp. tihêḍîn ⵜⵂⴹⵏ), daṛ hîḍân, daṛ thîḍîn ‖ âne ‖ diffère d’êrouel « ânon (depuis sa naissance jusqu’à ce qu’il cesse de téter) » ; d’ămainou « ânon (depuis le moment auquel il cesse de téter jusqu’à celui auquel il atteint environ un an) », d’ăża « ânon (depuis le moment auquel il a environ un an jusqu’à celui auquel il a toute sa croissance et prend le nom d’é̆ihéḍ « âne ») » ; d’ăseġġaġġou « jeune âne qui commence à avoir la force de porter » ; d’ébahnaou « âne qui ne vaut rien du tout (âne tout à fait mauvais) ». — La plupart des ânes commencent à être ăseġġaġġou quand ils sont ăża et continuent à l’être qlq. temps étant é̆ihéḍ ; on dit ăża n ăseġġaġġou « ânon de jeune âne qui commence à pouvoir porter (ânon qui commence à pouvoir porter) », et é̆ihéḍ n ăseġġaġġou « âne de jeune âne qui commence à pouvoir porter (âne qui commence à pouvoir porter) ».

é̆ihéḍ n êlef ⵉⵂⴹⵏⵍⴼ (m. à m. « âne d’épi de tahlé ») sm. φ (pl. ihêḍân n êlef ⵂⴹⵏⵍⴼ), daṛ hêḍân n êlef ‖ grosseur de la dimension d’une datte qui se forme qlqf. audessus de l’épi de tahléIllustration from Foucauld’s Dictionnaire touareg, page 696.png à une courte distance audessus des épi de tahlé (α), il se forme qlqf. une grosseur de la dimension d’une datte ; cette grosseur s’appelle é̆ihéḍ n êlef (β) et est comestible.

ⵉⵉ iei ⵉⵉ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « I » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵋ iej ⵉⵋ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « J » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⴾ iek ⵉⴾ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « K » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⴾⵔ ăikar ⵉⴾⵔ sm. (pl. ăikâren ⵉⴾⵔⵏ ; fs. tăikart ⵜⵉⴾⵔ⵿ⵜ ; fp. tăikârîn ⵜⵉⴾⵔⵏ) ‖ petit de chienne (depuis sa naissance jusqu’à l’âge d’environ 6 mois) ‖ s’empl. p. ext. pour désigner les petits des an. carnassiers qui ressemblent beaucoup au chiens, com. le chacal et le loup, et qlqf. pour désigner les petits d’autres an. carnassiers, com. la hyène, le lion, etc.

ⵉⵈ ieḳ ⵉⵈ sm. (s. et pl.) ‖ lettre «  » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵆ iek̤ ⵉⵆ sm. (s. et pl.) ‖ lettre «  » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵍ iel ⵉⵍ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « L » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵍ Ialla ⵉⵍⴰ ✳ sm. (pl. iallâten ⵉⵍⵜⵏ), daṛ iallâten ‖ Dieu ‖ foull Ialla « pour Dieu » signifie « pour l’amour de Dieu » ‖ foull Ialla ouet ! « pour Dieu, vous (masc.) ! » et Ialla ouet ! « Dieu, vous (masc.) ! » signifient « pour l’amour de Dieu (en s’adressant à des hom., ou à des hom. et des fem. mêlés) ! » : formule de supplication. Foull Ialla kmet ! (foull Ialla met !) « pour Dieu, vous (fém.) ! » et Ialla kmet ! (Ialla met !) « Dieu, vous (fém.) ! » signifient « pour l’amour de Dieu (en s’adressant à des femmes) ! » : formule de supplication ‖ Ialla ien ! « Dieu [est] un ! (il n’y a qu’un Dieu !) » s’empl. com. exclamation, tantôt dans le sens « aussi vrai qu’il n’y a qu’un Dieu » pour affirmer la vérité d’une ch., tantôt dans le sens « pour l’amour de Dieu », tantôt sans signification particulière com. parole se jetant à n’importe quel propos sans rien ajouter au sens. (Ex. Ialla ien ! ahel ouâ-reṛ eglîṛ ⁒ Dieu [est] un ! aujourd’hui je pars (aussi vrai qu’il n’y a qu’un Dieu ! je partirai aujourd’hui) = Ialla ien ! ăout âneṛ imżad ⁒ Dieu [est] un ! frappe-nous du violon (pour l’amour de Dieu ! joue-nous du violon) = Ialla ien ! ălhin n âḍou ! ⁒ Dieu [est] un ! mauvais esprit de vent ! (Dieu est un ! diable de vent !)) ‖ il-âneṛ-Ialla ; v. el « avoir » ‖ l’expression la plus usitée pour signifier Dieu est Mess-îneṛ « notre Maître » ; Ialla est souv. employé aussi. On se sert encore d’autres expressions, bien moins us. que les 2 précédentes, et d’un emploi plus fréquent en poésie qu’en prose ; les principales d’entr’elles sont : mess i « mon maître », oua hi ilĕn « celui qui m’ayant eu (celui qui me possède) », oua hâneṛ ilĕn « celui qui nous ayant eus (celui qui nous possède) », émeli « le possesseur par excellence de toutes ch. », émeli hin « mon possesseur par excellence », émeli neneṛ « notre possesseur par excellence », émeli m mân « le possesseur des âmes », émeli n tiġaout « le possesseur du fait de faire (celui qui possède par excellence la faculté d’agir, celui qui agit par excellence) », émeli n tănaṭ « le possesseur de la décision (celui à qui appartiennent, par excellence, toutes les décisions) », émeli n tnaḍîn « le possesseur des décisions (m. s. q. le pr.) », oua n tănaṭ « celui de la décision (m. s. q. le pr.) », oua n tnaḍîn « celui des décisions (m. s. q. le pr.) », mess is en tănaṭ « le maître d’elle de la décision (le maître de la décision) (m. s. q. le pr.) », mess is en tnaḍîn « le maître de cela des décisions (le maître des décisions) (m. s. q. le pr.) », émeli n ounfas « le possesseur de la respiration (le maître de la vie dans les créatures) », émeli n terna « le possesseur de la force (le tout-puissant) », émeli n tṛôrad « le possesseur de la force (le tout-puissant) », oua ilĕn ennoûbet « celui ayant eu le tour (celui à qui tout revient) », ăneddâbou « le tout-puissant », ămoûder « celui qui vit toujours (celui qui vit par excellence) », ămâṭkal « celui qui porte tout (celui qui porte, comme dans sa main, toutes les créatures) », ămâgdah « celui qui suffit à tout (celui qui se suffit à lui-même et qui suffit à tout ce qui est) », ămettoueġâḍai « celui qui est remercié avec actions de grâces (celui qui mérite par excellence les actions de grâces) », ănâhmar « celui qui supporte patiemment (celui qui supporte patiemment par excellence) », ăsennekmar « celui qui supporte patiemment (celui qui est patient par excellence) », émehhînen « le distributeur des grâces (le distributeur de toutes les grâces) », ămâk̤lak « le Créateur », ămeḳḳar « celui qui est grand pardessus tout (celui qui est grand par excellence) », ămanai « celui qui voit tout », ămoûsen « celui qui sait tout », émerni « le vainqueur par excellence (le tout-puissant) », ăsenneflai « celui qui, par excellence, donne l’abondance, la richesse, le bonheur, l’aise dans la plénitude des biens », ăsennekeloua « m. s. q. le pr. », ămâraġ « celui qui vient en aide en donnant par excellence (l’auteur de tous les dons) », ămeṛloul « celui qui est perpétuel (celui qui seul est perpétuel) », sebk̤ân « Dieu, il est glorifié ! ».

allahi ⵍⵂⵉ (ou-allahi ⵓⵍⵂⵉ) (m. à m. « par Dieu ») expression arabe ‖ par Dieu ! (je jure par Dieu ! je le jure par Dieu !) ‖ formule de serment ‖ peu us.

inna-lillahi ⵏⵍⵍⵂⵉ (m. à m. « nous sommes à Dieu ») commencement d’une formule arabe ‖ s’emploie com. exclamation ; peut se dire à n’importe quel propos, pour marquer l’étonnement, l’admiration, le mécontentement, etc., et sans aucun motif ‖ peu us.

billahi-llazi ⴱⵍⵂⵍⵣⵉ (m. à m. « par Dieu celui que ») commencement d’une formule arabe ‖ par Dieu ! (je jure par Dieu ! je le jure par Dieu !) ‖ formule de serment ‖ peu us.

ⵉⵍ iell ‖ v. oult.

ⵉⵍⵉⵣ iouliouz ⵉⵍⵉⵣ (latin : « iulius ») sm. (s. s. pl.) ‖ juillet (mois de juillet du calendrier julien) ‖ peu us. ‖ v. tallit.

ⵉⵍⵍ ouilal ⵉⵍⵍ va. prim. ; conj. 71 « ouksaḍ » ; (ieiloŭl, ieiloûl, éd iouilal, our ieiloul) ‖ faire aller au grand trot [un chameau qu’on monte] (act.) ; aller au grand trot (le suj. étant une p. montant un chameau, ou un chameau monté ou en liberté) (n.) ‖ v. ⵂⵍ ahel « courir ».

souilel ⵙⵉⵍⵍ va. f. 1 ; conj. 162 « soukseḍ » ; (iessoŭilel, iessoûilel, éd isouilel, our iessouilel) ‖ faire [une p.] faire aller au grand trot [un chameau qu’elle monte] (se c. av. 2 acc.) ; faire aller au grand trot [une p. montant un chameau, ou un chameau monté ou en liberté] (se c. av. 1 acc.).

toûilâl ⵜⵉⵍⵍ va. f. 18 ; conj. 260 « toûksâḍ » ; (itoûilâl, our itouilal) ‖ faire hab. aller au grand trot (act.) ; aller hab. au grand trot (n.).

soûilâl ⵙⵉⵍⵍ va. f. 1.18 ; conj. 260 « toûksâḍ » ; (isoûilâl, our isouilal) ‖ faire hab. [une p.] faire aller au grand trot (se c. av. 2 acc.) ; faire hab. aller au grand trot (se c. av. 1 acc.).

tăilalt ⵜⵉⵍⵍ⵿ⵜ sf. nv. prim. ; (pl. tăilâlîn ⵜⵉⵍⵍⵏ) ‖ fait de faire aller au grand trot ; fait d’aller au grand trot ‖ sign. aussi « grand trot (allure du grand trot) (en parlant d’un chameau) » ‖ p. ext. « temps de grand trot (temps plus ou moins long pendant lequel on va sans interruption au grand trot) (en parlant d’un chameau) ».

ăsouilel ⵙⵉⵍⵍ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. isouilîlen ⵙⵉⵍⵍⵏ), daṛ souilîlen ‖ fait de faire [une p.] faire aller au grand trot ; fait de faire aller au grand trot.

ⵉⵍⵍ ăilal ⵉⵍⵍ sm. (pl. ăilâlen ⵉⵍⵍⵏ ; fs. tăilalt ⵜⵉⵍⵍ⵿ⵜ ; fp. tăilâlîn ⵜⵉⵍⵍⵏ) ‖ masc. pintade mâle. — fém. pintade femelle ; pintade (sans préciser le sexe) ‖ p. ext. tăilalt signifie « étoffe de coton tissée au Soudan, à fond indigo pointillé de blanc », et ăilal signifie « étoffe de coton tissée au Soudan, à fond indigo pointillé de points blancs un peu plus grands que ceux de la tăilalt (et qlqf. mêlés d’un peu de rouge) ». La tăilalt est plus portée que l’ăilal ; tous 2 sont des étoffes de luxe ; ils se vendent en pièces de 0m,04c à 0m,08c de large et de longueur qlconque ; ils servent à faire des tékamist, des afer, des pantalons, des turbans, et toute espèce de vêtements.

ⵉⵍⵍ siillel ‖ v. ⵍⵍ ilal.

é̆ilel ‖ v. ⵍⵍ ilal.

teilelt ‖ v. ⵍⵍ ilal.

ⵉⵎ iem ⵉⵎ sm. (s. s. pl.) ‖ lettre « M » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵎⵏ ăimmen ⵉⵎⵏ sm. (pl. ăimmenen ⵉⵎⵏⵏ) ‖ pus mêlé de sang.

ⵉⵏ ien ⵉⵏ sm. (s. s. pl.) lettre « N » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵐ ieñ ⵉⵐ sm. (s. s. pl.) ‖ lettre « Ñ » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵏ té̆iné ⵜⵉⵏⵉ sf. (col. s. n. d’u.) (pl. de div. té̆iniouîn ⵜⵉⵏⵓⵏ) ‖ dattes (qlconques, en quantité indéterminée, entières ou cassées, fraiches ou sèches) ‖ diffère d’ăheggar (ăhiggar) « datte (entière, non ouverte ni cassée) » ‖ diffère d’éferḍis « fragment de datte (fragment grand ou petit d’une datte fraîche ou sèche) » ‖ les Kel-Ăh. font avec les dattes plusieurs mets et boissons, dont les principaux s’appellent tarkit, tălekessat (ou tăouġġiḳ), tăkaḍourt, ămechekchek, ăṛehâra, ălakoh, éṛelé ; v. ⵍⴾⵙ elkes ; ⵍⴾⵂ lekouhet (Ta. 2) ; ⵔⴾⵉ erki ; ⴾⵙ ăkous, ékesé.

ⵉⵏ tăina ⵜⵉⵏⴰ sf. (pl. tăiniouîn ⵜⵉⵏⵓⵏ) ‖ gencive.

ⵉⵏ tăiiant ⵜⵉⵏ⵿ⵜ sf. (pl. tăiiânîn ⵜⵉⵏⵏ) ‖ sanglots étouffés (des petits enfants) ‖ se dit des sanglots étouffés que poussent les tout petits enfants qui ne savent encore ni parler ni marcher, soit quand ils commencent à se consoler après avoir pleuré, soit quand ils se réveillent après avoir mal ou insuffisamment dormi ; dans la tăiiant, l’enfant ne verse pas de larmes, mais il a des sanglots étouffés et com. des envies de pleurer ‖ ex. teġrĕou t tăiiant ta n tâhala ⁒ l’ont trouvée les sanglots étouffés ceux du sommeil (elle a été prise des sanglots étouffés qui suivent le sommeil) ‖ v. ⵂⵏⴼ heneffet (Ta. 2).

ⵉⵏ ien ⵉⵏ nom de nombre card. et pr. indéfini ; ms. ; μ (fs. iet ⵉⵜ) ‖ un ‖ ien, iet sont les noms de nombre card. « un, une ». Ils font fonction de pronoms indéfinis. Comme pronom indéfini, ien signifie « un ; un certain ; qlq’un ; un qui ; un que » et il a un mp. ouiioḍ ⵓⵉⴹ et un fp. tiioḍ ⵜⵉⴹ « des ; certains ; quelques ; quelques uns ; certains qui ; certains que » ‖ employés com. pr. indéfinis, ien, iet, ouiioḍ, tiioḍ peuvent être accompagnés de verbes dont ils sont suj., rég. dir., ou rég. ind. ; ils peuvent être accompagnés de subs., avec lesquels ils s’accordent en genre et en nombre com. des adjectifs ; ils peuvent être accompagnés de prép. telles que « à ; dans ; avec ; chez ; etc. » ; mais ils ne peuvent pas être accompagnés de pr. af. dép. des noms ‖ ien, iet appartiennent à la classe des mots μ ; ouiioḍ et tiioḍ ne lui appartiennent pas ‖ ien, iet s’emploient souvent pour exprimer l’idée « ne faire qu’un (par l’accord des sentiments, ou par la similitude) ». Quand ce qui ne fait qu’un est un ms., « un » se rend par ien ; quand c’est un fs., « un » se rend par iet ; quand c’est un pl., qu’il soit masc. ou fém., « un » se rend par ien. (Ex. nek ed Moûsa, ien ⁒ moi et M., [nous sommes] un (moi et M., nous ne faisons qu’un [par l’accord de nos sentiments]) = Dâssin ed Koûka, ienD. et K., [elles sont] un (D. et K. ne font qu’un [par l’accord de leurs sentiments]) = tiḍiḍîn tî-reṛ, oûhoûḍ nesnet ien ⁒ ces femmes-ci, leur méchanceté [est] une (ces f.-ci, leur méchanceté ne fait qu’un [par la similitude] ; ces f.-ci, leur méchanceté est la même) = midden ouî-reṛ, téhedé nesen iet ⁒ ces hommes-ci, leur taille [est] une (ces h.-ci, leur taille est la même)) ‖ ex. de l’emploi d’ien et d’ouiioḍ : nĕieṛ, ien âles ed senât ḍiḍîn ⁒ j’ai vu un h. et 2 f. = tous-ed tămeṭ iet ⁒ est arrivée ici une f. = ekkĭṛ tiḍiḍîn tiioḍ ⁒ je suis allé chez certaines fem. = ien inn i aoua-h ⁒ qlq’un m’a dit cela = eknĕsnet tiioḍ enḍ ahel ⁒ se sont disputées qlq. unes hier (qlq. fem. se sont disputées hier) = nĕieṛ ien daṛ ăhen ⁒ j’ai vu qlq’un dans la tente = eslĭṛ i tiioḍ eknâsnîn ⁒ j’ai entendu à qlq. unes se disputant (j’ai entendu qlq. fem. qui se disputaient) = nĕieṛ Moûsa ṛour iet ⁒ j’ai vu M. chez une (j’ai vu M. chez une f.) = ien edd-iousĕn enḍ ahel iġ i isalân ⁒ un qui étant arrivé ici hier m’a fait des nouvelles (un h. qui est arrivé ici hier m’a donné des nouvelles) = ouiioḍ nĕieṛ enḍ ahel ennĕn i aoua-h ⁒ certaines que j’ai vus hier m’ont dit cela = tiioḍ ṛour eklĭṛ ekfĕnet i ăk̤ ⁒ certaines que chez j’ai passé les heures du milieu du jour m’ont donné du lait (certaines fem. chez lesquelles j’ai passé les heures du milieu du jour m’ont donné du lait) ‖ ak ien (f. ak iet) signifie « chacun ; chacun qui ; chacun que ; chaque » ; ak ouiioḍ (f. ak tiioḍ) signifie « chacuns ; chacuns qui ; chacuns que ; chaques quelques uns (chaque groupe de quelques uns) ; chaques quelques uns qui ; chaques quelques uns que ; chaques ; chaques quelques ». v. akoul ien (f. oul iet), composé de la particule oula « pas même » et d’ien, signifie « aucun ; aucun qui ; aucun que » ‖ dé̆-h ien et sé̆-h ien sont syn. ; ils peuvent avoir 2 sens : ils peuvent signifier « un certain lieu ; un certain lieu qui ; un certain lieu que ; un certain lieu où ; dans un certain lieu ; dans un certain lieu qui ; dans un certain lieu que ; dans un certain lieu où », ou « un même lieu ; un même lieu qui ; un même lieu que ; un même lieu où ; dans un même lieu ; dans un même lieu qui ; dans un même lieu que ; dans un même lieu où ». (Ex. ekkĭṛ dé̆-h ien daṛ ĕdrar ⁒ je suis allé à un certain lieu dans la montagne = insă dé̆-h ien iouhażen ⁒ il a couché dans un certain lieu étant proche (il a couché dans un certain lieu qui est proche) = nĕieṛ dé̆-h ien ellân é̆chkân ⁒ j’ai vu un certain lieu où sont des plantes (j’au vu un certain lieu où il y a de l’herbe fraiche et tendre) = ensĕn dé̆-h ien ⁒ ils ont couché dans un même lieu = ejjenen emdân dé̆-h ien iouhâżen âman ⁒ ils ont fait accroupir ils sont entiers dans un même lieu étant proche de l’eau (ils se sont installés tous dans un même lieu proche de l’eau) = Moûsa ifĕl Ăhaggar, Biska ifĕl Aḍaṛ, ekkĕn sé̆-h ien hân é̆chkânM. a quitté l’Ăh., B. a quitté l’Ăd., ils sont allés à un même lieu que sont dans des plantes (ils sont allés à un même lieu où il y a de l’herbe fraiche et tendre)) ‖ haret ien « une chose » sign. souv. « qlq. chose ». (Ex. iouḍă haret ien ⁒ est tombée une ch. (qlq. ch. est tombé)) ‖ oul ien « pas même un, aucun » sign. souv. « personne (pas une seule personne) (sans distinction de sexe) » ‖ ien sign. souv. « une personne (sans distinction de sexe) ». (Ex. nĕieṛ ien daṛ ăbareḳḳa ⁒ j’ai vu qlq’un dans le chemin (j’ai vu une p. dans le chemin)) ‖ ien, iet, ouiioḍ, tiioḍ signifient souv. « un h. ; une f. ; des h. ; des f. ». (Ex. nĕieṛ ien daṛ ăbareḳḳa ⁒ j’ai vu qlq’un dans le chemin (j’ai vu une p. dans le chemin) ; ou : j’ai vu un h. dans le chemin = ousĕned-d tiioḍ ⁒ sont arrivées ici qlq. unes (sont arrivées ici des fem.)) ‖ oul ien d esen (f. oul iet d esnet) « aucun de dans eux » sign. « aucun d’eux (aucun d’entr’eux) » ‖ a oul ien « ce qui sans un » et a sel ien (a selid ien) « ce qui sans un » signifient souv. « ce qui sans un qui manque (tous sans exception ; tous sans qu’il en manque un seul) ». (Ex. eglĕn a oul ien ⁒ ils sont partis tous sans exception = tiḍiḍîn ousĕned-d a oul iet ⁒ les fem. sont arrivées ici toutes sans exception = nĕieṛ oulli nnem a sel iet foull ânou ⁒ j’ai vu toutes tes chèvres sans exception sur le puits (auprès de la bouche du puits) = ekkîṛ ihanân nesen a sel ien ⁒ je suis allé à toutes leurs tentes sans exception.)

ⵉⵏⵉ inai ⵏⵉ va. prim. ; conj. 6 « inai » ; (ieinăi, ieinâi, éd inai, our ieinai) ‖ être nouveau ; être neuf ; être récent ‖ peut avoir pour suj. des p., des an., des ch., des faits ‖ ex. Moûsa iénăi tămeṭ iet teinâietM. a pris une f. étant nouvelle (M. a épousé une f. nouvelle) = Kenân ikrĕh ăbaraḍ ieinâienK. a acquis un enfant étant nouveau (K. a eu un nouveau fils) = nĕieṛ amis ennek oua ieinăien ⁒ j’ai vu ton chameau qui ayant été nouveau (j’ai vu ton nouveau chameau) = ăselsou ouâ-reṛ ieinâi ⁒ ce vêtement-ci est neuf = isalân ouî-reṛ einâien ⁒ ces nouvelles-ci sont récentes = tămettant ennît teinâi ⁒ sa mort est récente = ieinâi a s iglă ⁒ est récent ce que dans il est parti (c’est récent qu’il est parti, c’est récemment qu’il est parti).

sini ⵙⵏⵉ va. f. 1 ; conj. 164 « soufi » ; (iessĭnei, iessînei, éd isini, our iessinei) ‖ rendre nouveau ; rendre neuf (mettre à neuf ; renouveler (en remplaçant une ch. ancienne par une nouvelle)).

mesinai ⵎⵙⵏⵉ vn. f. 1.2 ; conj. 44 « helouen » ; (imseinai, iemîseinai, éd imsinai, our imseinai) ‖ être récent l’un pour l’autre (se succéder à peu de temps d’intervalle l’un de l’autre) ‖ se dit non pas de p., d’an., de ch. qui se suivent à court intervalle dans l’espace, mais de p., d’an., de ch., de faits qui se succèdent à court intervalle dans le temps : p. ex., de 2 p. ou de 2 an. qui traversent un lieu à qlq. jours d’intervalle, de 2 évènements qui se passent à qlq. semaines d’intervalle, etc.

tînâi ⵜⵏⵉ vn. f. 18 ; conj. 260 « toûksâḍ » ; (itînâi, our itinai) ‖ être hab. nouveau ; être hab. neuf ; être hab. récent.

sînâi ⵙⵏⵉ va. f. 1.18 ; conj. 260 « toûksâḍ » ; (isînâi, our isinai) ‖ rendre hab. nouveau ; rendre hab. neuf.

tîmsinâi ⵜⵎⵙⵏⵉ vn. f. 1.2.13 ; conj. 246 « tîdekkoûl » ; (itîmsinâi, our itemsinai) ‖ être hab. récent l’un pour l’autre.

tînait ⵜⵏⵉⵜ sf. nv. prim. ; (s. s. pl.) ‖ fait d’être nouveau ; fait d’être neuf ; fait d’être récent.

ăsîni ⵙⵏⵉ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. isînien ⵙⵏⵉⵏ), daṛ sînien ‖ fait de rendre nouveau ; fait de rendre neuf.

ămsîni ⵎⵙⵏⵉ sm. nv. f. 1.2 ; ‖ φ (pl. imsînien ⵎⵙⵏⵉⵏ), daṛ ĕmsînien ‖ fait d’être récent l’un pour l’autre.

ⵉⵏⵉⵂ iounioh ⵉⵏⵉⵂ (latin : « iunius ») sm. (s. s. pl.) ‖ juin (mois de juin du calendrier julien ‖ peu us. ‖ v. tallit.

ⵉⵏⵏ ianân ‖ v. ⵂⵏ éhen.

ⵉⵏⵏ ioûnîn ‖ v. ⵏⵏ ioûnîn.

ⵉⵏⵙ ăines ⵉⵏⵙ sm. (pl. é̆inesen ⵉⵏⵙⵏ ; fs. tăinest ⵜⵉⵏⵙ⵿ⵜ ; fp. té̆inesîn ⵜⵉⵏⵙⵏ) ‖ jeune hom. ; jeune an. ; hom. (ou an.) jeune ‖ en parlant des p., se dit de celles qui ont atteint l’âge de puberté et n’ont pas atteint l’âge mûr. La période pendant laquelle on appelle qlq’un un ăines varie selon son degré de conservation et le temps pendant lequel il conserve une apparence de jeunesse ; hab. elle commence vers l’âge de 16 ans et finit entre 40 et 45 ans.

ⵉⵏⵙ tainoust ⵜⵉⵏⵙ⵿ⵜ sf. φ (col. s. n. d’u.) (pl. de div. tiinoîsîn ⵜⵉⵏⵙⵏ), daṛ tĕinoust (tăinoust), daṛ tiinoûsîn ‖ gomme (substance qui découle de certains arbres) ‖ se dit de toutes les gommes, de celles produits par l’abseṛ, la tămat, l’amandier, etc. ‖ v. ⵎⵏ tâment.

ⵉⵏⵙ tainast ⵜⵉⵏⵙ⵿ⵜ sf. φ (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. tiinâsîn ⵜⵉⵏⵙⵏ), daṛ tĕinast (tăinast), daṛ tiinâsîn ‖ nom d’une plante non persistante (« echium humile Desf. » (B. T.) ; « E. Ranwolfii Delile » (B. T.)) (ar. « ouchem »).

ⵉⵏⵙⵉ siensiet (Ta. 1) ⵙⵉⵏⵙⵉⵜ va. f. 1 ; conj. 120 « sṛiet (Ta. 1) » ; (isienseiet, iesîienseiet, éd isiensiet, our isienseiet) ‖ sortir sous forme d’humidité uniforme (sortir [d’un corps poreux] sous forme d’humidité uniforme) (le suj. étant un liquide) (n.) ; faire sortir sous forme d’humidité uniforme [un liquide] (laisser échapper par ses pores sous forme d’humidité uniforme [un liquide] (le suj. étant un corps poreux) ; faire sortir (d’un corps poreux) sous forme d’humidité uniforme [un liquide] (le suj. étant la cause qui fait sortir le liquide)) (act.) ‖ se dit des corps poreux desquels sort un liquide qui se dépose à leur surface, non pas en gouttelettes séparés les unes des autres, mais en humidité uniforme, com. les outres, certaines cruches de terre, et la peau des p. et des an. quand elle est moite de sueur sans que celle-ci y forme des gouttes ‖ v. ⴼⵙⵉ efsi, seffesfes.

sîiensiît (Ta. 7) ⵙⵉⵏⵙⵉⵜ va. f. 1.16 ; conj. 254 « tîtreġġît (Ta. 7) » ; (isîiensiît, our iseiensiit) ‖ sortir hab. sous forme d’humidité uniforme (n.) ; faire hab. sortir sous forme d’humidité uniforme (act.).

ăsiensii ⵙⵉⵏⵙⵉ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. isiensiîten ⵙⵉⵏⵙⵉⵜⵏ), daṛ ĕsiensiîten ‖ fait de sortir sous forme d’humidité uniforme ; fait de faire sortir sous forme d’humidité uniforme.

ⵉⵏⵙⵏⵙ ăinesnis ⵉⵏⵙⵏⵙ sm. (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. ăinesnisen ⵉⵏⵙⵏⵙⵏ) ‖ nom d’une plante non persistante (ar. « ouzouâza »).

ⵉⵓ ieou ⵉⵓ sm. (s. s. pl.) ‖ lettre « OU » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵓ éo ⵉⵓ vn. prim. ; irr. V. ‖ viens ! ‖ éo n’a que 3 personnes, la 2e p. s. et les 2es p. mp. et fp. de l’impératif. Ces 3 personnes sont éo, éia, éia. Éia ne s’emploie jamais sans être suivi d’un des pronoms personnels irréguliers ouet « vous (masc.) », ou kmet (met) « vous (fém.) », qui n’ajoutent rien à son sens, mais qui lui tiennent lieu de terminaison et qui indiquent qu’on parle à la 2e p. mp. ou à la 2e p. fp. ‖ éo « viens », éia ouet « venez ! (masc.) », éia kmet (éia met) « venez ! (fém.) », sont les expr. hab. employées pour appeler les pers. ‖ ex. éo, Biska ! ⁒ viens, B. ! = éo, kem ! ⁒ viens, toi ! (fém.) = éia ouet, egganiḍ ! ⁒ venez, vous ! (masc.) = éia kmet, tiḍiḍîn ! ⁒ venez, femmes ! = éo d-î-reṛ ! ⁒ viens ici ! = kai, éo s toufat, kem éo s tădeggat ⁒ toi, viens dans la matinée, toi, viens dans l’après-midi = enn âsen : éia ouet ⁒ dis-leur : venez (dis-leur de venir) = tenn âneṛ : éia met ⁒ elle nous a dit : venez (elle nous a dit de venir).

ⵉⵓ aiô ⵉⵓ (aiôh ⵉⵓⵂ) pi. exclam. ‖ à la bonne heure ! ‖ exprime l’approbation, la satisfaction, l’admiration.

ⵉⵓ tăioua-seṭṭĕfet ‖ v. ioui.

ⵉⵓⵍ tăioualt ⵜⵉⵓⵍ⵿ⵜ sf. (pl. tăiouâlîn ⵜⵉⵓⵍⵏ) ‖ bête de somme portant des bagages (dans une expedition guerrière ou un voyage qlconque qui n’est ni un voyage de commerce ni un déménagement) ‖ une bête de somme de n’importe quelle espèce, chameau, cheval, mulet, âne, bœuf, etc., peut être une tăioualt ‖ p. ext. « convoi particulier [d’une p.] (ensemble des bêtes de somme portant les bagages [de qlq’un], avec les conducteurs et les bagages qu’ils portent) » ‖ ex. Biska iḍĕġ ; ilâ semmoûset tăiouâlîn d é̆klân essin oui tenet elouĕinînB. est allé en rezzou ; il a 5 bêtes de somme portant des bagages et 2 esclaves qui les ayant conduits par la figure (et 2 esclaves qui les conduisent par la figure) = Moûsa d Biska d Kenân ekkĕn Tăouat ; lân tăiouâlîn : tăioualt ta m Moûsa, okkoż ĕmnâs ; tăioualt ta n Biska, essin ; tăioualt ta n Kenân, ienM. et B. et K. sont allés au Touat ; ils ont des convois particuliers : le convoi particulier celui de M., 4 chameaux (le convoi particulier de M. se compose de 4 chameaux) ; le convoi particulier celui de B., deux (le convoi particulier de B. de 2) ; le convoi particulier celui de K., un (le convoi particulier de K. d’un).

ⵉⵓⵏ ieouen ⵉⵓⵏ va. prim. ; conj. 102 « ieouen » ; (ieiiouen, ieiîouen, éd ieiieouen, our ieiiouen) ‖ être rassasié de (act.) ; se rassasier de (act.) ; être rassasié (n.) ; se rassasier (n.) ‖ peut avoir pour suj. des p. ou des an. Dans les 1er et 2d s., a pour rég. dir. des aliments ou des breuvages. Dans les 3e et 4e s., ce dont le suj. est rassasié ou se rassasie est un aliment ou un breuvage ; s’il est exprimé, il est à l’abl. et accompagné de daṛ « de dans » ‖ ex. eiioueneṛ ăk̤ ⁒ je me suis rassasié de lait = eiioueneṛ daṛ ăk̤ ⁒ je me suis rassasié de dans le lait (je me suis rassasié de lait) = amis ieiiouen ichkân ⁒ le chameau s’est rassasié d’herbe fraîche = amis ieiiouen daṛ é̆chkân ⁒ le chameau s’est rassasié de dans l’herbe fraîche (le chameau s’est rassasié d’herbe fraîche) ‖ fig. « jouir autant qu’on le désire de [une p. agréable ; une ch. agréable] (act.) ; recevoir (ou user de, ou pratiquer) à satiété [des p., des an., des ch. (agréables ou désagréables)] (act.) ; être dégoûté de [une p., un an., une ch.] (act.) ». D. ce s., peut avoir pour suj. et rég. dir. des p., des an., ou des ch., et est touj. actif ; ce dont on jouit, ce qu’on reçoit, ce dont on est dégoûté, est touj. à l’acc. et ne peut pas être à l’abl. et accompagné de daṛ. (Ex. eiioueneṛ Dâssin ⁒ je me suis rassasié de D. (j’ai joui de la présence de D. autant que je l’ai désiré ; ou : je suis dégoûté de D.) = eiioueneṛ imżad enḍ ahel ṛour Dâssin ⁒ je me suis rassasié de violon hier chez D. (j’ai joui du violon autant que je l’ai désiré hier chez D.) = eiioueneṛ Tămaṅṛaset ⁒ je me suis rassasié de T. (j’ai usé à satiété du village de T., j’ai longuement habité T. ; ou : je suis dégoûté de T.) = ămaḍâl ieiiouen âman ⁒ la terre s’est rassasiée d’eau (la terre a reçu de l’eau à satiété, la terre a reçu de l’eau abondamment) = neiiouen menna ⁒ nous avons été rassasiés de sécheresse (nous avons reçu de la sécheresse à satiété, nous avons une sécheresse qui dure depuis longtemps) = Kenân ieiiouen tiouitK. a été rassasié de coups (K. a reçu des coups à satiété) = neiiouen ăzzad ⁒ nous nous sommes rassasiés de course (nous avons couru à satiété ; nous avons beaucoup couru) = Kenân ieiiouen êḍesK. s’est rassasié de sommeil (K. a dormi à satiété ; K. a beaucoup dormi) = neiiouen imeġâren ⁒ nous avons été rassasiés d’hôtes (nous avons reçu des hôtes en abondance ; ou : nous sommes dégoûtés des hôtes) = âles ouâ-reṛ ieiiouen : ieiiouen tillemîn, ieiiouen iklân, ieiiouen oulli ⁒ cet hom. a été rassasié : il a été rassasié de chamelles, il a été rassasié d’esclaves, il a été rassasié de chèvres (cet h. a reçu à satiété : il a reçu à satiété des chamelles, il a reçu à satiété des esclaves, il a reçu à satiété des chèvres ; ou : cet h. a acquis à satiété (en faisant du butin à la guerre) : il a acquis à satiété (com. butin) des chamelles, il a acquis à satiété (com. butin) des esclaves ; il a acquis à satiété (com. butin) des chèvres) = eiioueneḳ ḳai, eiioueneṛ tămeṭṭ ennek, eiioueneṛ meddân ek ! ⁒ j’ai été rassasié de toi, j’ai été rassasié de ta f., j’ai été rassasié de tes enfants ! (je suis dégoûté de toi, dégoûté de ta f., dégoûté de tes enfants !)) ‖ fig. ieouen daṛ « se rassasier de dans (n.) », ayant pour rég. une p. ou un an., signifie « s’assouvir de dans (assouvir sa colère sur ; assouvir sa passion avec) ». Se dit par ex. d’une p. ou d’un an. sur lesquels on assouvit sa colère en les accablant de coups et d’injures, ou d’une p. avec laquelle on assouvit sa passion en la satisfaisant. (Ex. eiioueneṛ daṛ Kenân, eggâteḳ ḳ a d iouḍă ⁒ je me suis rassasié de dans K., je l’ai frappé ce que dans il est tombé (j’ai assouvi ma colère sur K., je l’ai battu jusqu’à ce qu’il est tombé)) ‖ fig. ieouen « être rassasié (n.) » signifie qlqf. « être riche ».

seiieouen ⵙⵉⵓⵏ va. f. 1 ; conj. 122 « seddekkel » ; (isieouen, iesîieouen, éd iseiieouen, our isieouen) ‖ rassasier de (se c. av. 2 acc.) ; faire se rassasier de (se c. av. 2 acc.) ; rassasier (se c. av. 1 acc.) ; faire se rassasier (se c. av. 1 acc.) ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

tâieouân ⵜⵉⵓⵏ va. f. 7 ; conj. 232 « tâbeiiân » ; (itâieouân, our iteiouein) ‖ être hab. rassasié de (act.) ; se rassasier hab. de (act.) ; être hab. rassasié (n.) ; se rassasier hab. (n.) ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

sâieouân ⵙⵉⵓⵏ va. f. 1.7 ; conj. 232 « tâbeiiân » ; (isâieouân, our iseiouîn) ‖ rassasier hab. de (se c. av. 2 acc.) ; faire hab. se rassasier de (se c. av. 2 acc.) ; rassasier hab. (se c. av. 1 acc.) ; faire hab. se rassasier (se c. av. 1 acc.) ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

têouant ⵜⵓⵏ⵿ⵜ sf. nv. prim. ; (pl. têouanîn ⵜⵓⵏⵏ) ‖ fait d’être rassasié de ; fait de se rassasier de ; fait d’être rassasié ; fait de se rassasier ‖ a t. les s. c. à c. du prim. ‖ sign. aussi « rassasiement ».

ăseiieouen ⵙⵉⵓⵏ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. iseiieouînen ⵙⵉⵓⵏⵏ), daṛ seiieouînen ‖ fait de rassasier de ; fait de faire se rassasier de ; fait de rassasier ; fait de faire se rassasier ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

émeiieouen ⵎⵉⵓⵏ sm. n. d’é. prim. ; φ (pl. imeiieouenen ⵎⵉⵓⵏⵏ ; fs. témeiieouent ⵜⵎⵉⵓⵏ⵿ⵜ ; fp. timeiieouenîn ⵜⵎⵉⵓⵏⵏ), daṛ ămeiieouen (ĕmeiieouen), daṛ meiieouenen, daṛ tămeiieouent (tĕmeiieouent), daṛ tmeiieouenîn ‖ hom. riche.

têouant ⵜⵓⵏ⵿ⵜ (m. à m. « rassasiement ») sf. (pl. têouanîn ⵜⵓⵏⵏ) ‖ nom d’un insecte ‖ la têouant est un insecte inoffensif ; lorsqu’elle se pose sur une pers., cela présage que celle-ci se rassasiera largement en ce jour.

ⵉⵓⵏ ii âouen (iġ âouen) ‖ v. .

ⵉⵔ ier ⵉⵔ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « R » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵔ é̆ôr ⵉⵔ sm. (pl. é̆ôren ⵉⵔⵏ) ‖ lune ‖ signifie la lune en n’importe laquelle de ses phases ; il n’y a pas de noms pour exprimer ses différents quartiers ‖ « pleine lune » s’exprime par téseit, qui singifie pr. « van circulaire (en osier ou en joue) ». (Ex. téseit, emmi ? – daṛ keraḍ haḍân ⁒ la pleine lune, quand ? – dans 3 nuits) ‖ « lune du 1er jour du mois lunaire » s’exprime par tallit « mois lunaire » ‖ ăfa n é̆ôr « clarté de la lune » se dit de la clarté de la lune chaque fois que celle-ci donne de la lumière, en qlq. moment du mois lunaire que ce soit, qu’elle brille au ciel, ou qu’elle donne de la clarté cachée par un voile de nuages ‖ ăg-é̆ôr (pl. kel-é̆ôr ; fs. oult-é̆ôr ; fp. chêt-é̆ôr) « fils de la lune » est un surnom des membres de la tribu de Ikadeien, petite tribu de l’Ăh.

ⵉⵔ Ăir ⵉⵔ ⁂ sm. (s. s. pl.) ‖ pays des Kel-Ăir (situé entre 16° et 20° de lat. N. et entre 3° et 8° de long. E.) ‖ p. ext. Ăir s’empl. qlqf. com. syn. de Kel-ĂirĂir est syn. d’Ăzben ; les Kel-Ăh. se servent exclusivement du mot Ăir ; les Kel-Ăir emploient le mot Ăzben.

tăirt ⵜⵉⵔ⵿ⵜ sf. (s. s. pl.) ‖ dialecte de l’Ăir (dialecte de la langue touaregue parlé par les Kel-Ăir) ‖ v. ⵂⴳⵔ ăhaggar, tăhaggart.

ieṛ ⵉⵗ sm. (s. et pl.) ‖ lettre «  » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵗ aiṛ ⵉⵗ va. prim. ; conj. 67 « ais » ; (iouiĕṛ, iouiâṛ, éd iaiṛ, our iouiṛ) ‖ excéder (fatiguer et ennuyer à l’ecès) ‖ a aussi le s. pas. « être excédé » ‖ peut avoir pour suj. une p., un an., ou une ch. Empl. au pr., a pour rég. dir. une p. ‖ se dit, au pr., des p. qu’une p., un an., ou une ch. fatiguent et ennuient à l’excès ; ne signifie pas une fatigue purement physique, mais une fatigue morale mêlée ou non de fatigue physique. (Ex. cet hom. m’excède (par son mauvais caractère, par ses défauts, par ses demandes continuelles, par ses visites, par les questions qu’il me pose, par les travaux qu’il m’impose, etc.) = ce chameau m’excède (par ses mauvaises allures, par son mauvais dressage, par ses mauvaises habitudes, etc.) = ce travail m’excède (par son manque d’agrément ; sa longueur ; sa difficulté) = ce lieu m’excède (parce que la vie y est chère, l’eau y est mauvaise, on y manque de distractions, etc.) ‖ se dit, au fig., d’un an. domestique qu’une p. excède, ennuie et fatigue à l’excès, non en le surmenant de travail, mais en l’ennuyant sans cesse, en lui faisant faire tantôt ceci, tantôt cela, en étant sans cesse à exiger de lui qlq. ch. (Ex. tu excèdes ton cheval (en lui donnant à tout moment et sans motif des coups d’éperons, en lui donnant à chaque instant des à coup sur la bouche, en étant à tout moment à le lancer au galop et à l’arrêter sur les jarrets après qlq. foulées, etc.)).

toûiâṛ ⵜⵉⵗ va. f. 18 ; conj. 260 « toûksâḍ » ; (itoûiâṛ, our itouiaṛ) ‖ excéder hab. ‖ a aussi le s. pas.

touiiouḳ ⵜⵉⵈ sf. nv. prim. ; (pl. touiioûṛîn ⵜⵉⵗⵏ) ‖ fait d’excéder ‖ a aussi le s. pas. « fait d’être excédé ».

ⵉⵙ ies ⵉⵙ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « S » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵙ ais ⵉⵙ va. prim. ; conj. 67 « ais » ; (iouiĕs, iouiâs, éd iais, our iouis) ‖ aller à pas de loup à ; aller à pas de loup auprès de ‖ peut avoir pour suj. une p. ou un an. Peut avoir pour rég. une p., un an., une ch. ‖ se dit non de tous les an., mais seulement de ceux qui marchent à pas de loup, com. le chien, le chacal, le loup, le chat, la panthère, le guépard, etc. ‖ ex. enḍ éhoḍ Moûsa ieḳḳîm daṛ ăhen enta d Kenân ; ouiĕseḳ ḳen, éd esseneṛ ma ġânnin ⁒ la nuit passée M. est assis dans la tente lui et K. ; je suis allé à pas de loup à eux, je saurais ce qu’ils disent (la nuit passée, M. était assis dans sa tente avec K. ; je suis allé à pas de loup auprès d’eux, pour savoir ce qu’ils disaient [en écoutant en cachette]) ‖ fig. « sonder par des paroles habiles, la pensée (ou le secret) de [qlq’un]) ». (Ex. Moûsa iouiĕs i, bechchân our ilmid daṛ i haretM. m’a sondé par des paroles habiles, mais il n’a pas appris de dans moi chose (mais il n’a rien appris de moi)).

siis ⵙⵉⵙ va. f. 1 ; conj. 173 « siis » ; (iessoŭies, iessoûies, éd isiis, our iessouies) ‖ faire aller à pas de loup à ; faire aller à pas de loup auprès de ‖ se c. av. 2 acc. ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

nemias ⵏⵎⵉⵙ vn. f. 2bis ; conj. 186 « nemias » ; (inmaias, ienîmaias, éd inmias, our inmaias) ‖ aller réc. à pas de loup l’un à l’autre ; aller réc. à pas de loup l’un vers l’autre ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

nemiis ⵏⵎⵉⵙ vn. f. 2bis ; conj. 187 « nemiis » ; (inmaies, ienîmaies, éd inmiis, our inmaies) ‖ m. s. q. le pr.

tâies ⵜⵉⵙ va. f. 6 ; conj. 229 « tâouen » ; (itâies, our itiis) ‖ aller hab. à pas de loup à ; aller hab. à pas de loup auprès de ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

sâiâs ⵙⵉⵙ va. f. 1.7 ; conj. 234 « sâlâi » ; (isâiâs, our isiis) ‖ faire hab. aller à pas de loup à ; faire hab. aller à pas de loup auprès de ‖ se c. av. 2 acc. ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

tînmiâs ⵜⵏⵎⵉⵙ vn. f. 2bis.13 ; conj. 246 « tîdekkoûl » ; (itînmiâs, our itenmias) ‖ aller hab. réc. à pas de loup l’un à l’autre ; aller hab. réc. à pas de loup l’un vers l’autre ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 2bis.

tînmiîs ⵜⵏⵎⵉⵙ vn. f. 2bis.13 ; conj. 246 « tîdekkoûl » ; (itînmiîs, our itenmiis) ‖ m. s. q. le pr.

ăiias ⵉⵙ sm. nv. prim. ; (pl. ăiiâsen ⵉⵙⵏ) ‖ fait d’aller à pas de loup à ; fait d’aller à pas de loup auprès de ‖ a t. les s. c. à c. du prim.

ăsiis ⵙⵉⵙ sm. nv. f. 1 ; φ (pl. isiîsen ⵙⵉⵙⵏ), daṛ siîsen ‖ fait de faire aller à pas de loup à ; fait de faire aller à pas de loup auprès de ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 1.

ănmias ⵏⵎⵉⵙ sm. nv. f. 2bis ; φ (pl. inmiâsen ⵏⵎⵉⵙⵏ), daṛ ĕnmiâsen ‖ fait d’aller réc. à pas de loup l’un à l’autre ; fait d’aller réc. à pas de loup l’un vers l’autre ‖ a t. les s. c. à c. de la f. 2bis.

ănmiis ⵏⵎⵉⵙ sm. nv. f. 2bis ; φ (pl. inmiîsen ⵏⵎⵉⵙⵏ), daṛ ĕnmiîsenm. s. q. le pr.

ămâias ⵎⵉⵙ sm. n. d’é. prim. ; φ (pl. imâiâsen ⵎⵉⵙⵏ ; fs. tămâiast ⵜⵎⵉⵙ⵿ⵜ ; fp. timâiâsîn ⵜⵎⵉⵙⵏ), daṛ mâiâsen, daṛ tmâiâsîn ‖ hom. qui va à pas de loup.

ămâias ⵎⵉⵙ sm. φ (pl. imoûiâs ⵎⵉⵙ ; fs. tămâiast ⵜⵎⵉⵙ⵿ⵜ ; fp. timoûiâs ⵜⵎⵉⵙ), daṛ moûiâs, daṛ tmoûiâs ‖ guépard ‖ diffère de dămesa « panthère » et d’ăhedal « once » ‖ le guépard existe, en assez grand nombre, dans l’Ăh.

ălemdeiias ⵍⵎⴷⵉⵙ sm. φ (pl. ilemdeiiâsen ⵍⵎⴷⵉⵙⵏ ; fs. tălemdeiiast ⵜⵍⵎⴷⵉⵙ⵿ⵜ ; fp. tilemdeiiâsîn ⵜⵍⵎⴷⵉⵙⵏ), daṛ lemdeiiâsen, daṛ tlemdeiiâsîn ‖ an. au pas long et silencieux (an. qui marche d’un pas allongé et silencieux) ‖ se dit de nombreux chameaux, de qlq. chevaux, et rarement d’autres an. ‖ syn. d’ăseffâkas ‖ peu us.

ⵉⵙ ais ⵉⵙ sm. φ (pl. iisân ⵉⵙⵏ), daṛ é̆is, daṛ iisân ‖ choral ‖ v. ⵂⴶ ăhouġ ; ⴱⴶ tébeġaout.

ⵉⵙⴷ Iâsoûd ⵉⵙⴷ ⁂ sm. (s. s. pl.) ‖ np. d’hom. ‖ nom lég. ‖ v. ⵜⵎⵗⵙ Tămâṛĕs.

ⵉⵙⵙ taisest ⵜⵉⵙⵙ⵿ⵜ sf. φ (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. teisesîn ⵜⵉⵙⵙⵏ), daṛ tĕisest (tăisest) ‖ nom d’une graminée à feuille dure ‖ syn. de tagsest ‖ diffère d’ébesteou nom d’une autre graminée à feuille dure.

ⵉⵜ iet ⵉⵜ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « T » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵜ taitté ⵜⵉⵜⵉ sf. φ (pl. tiittéouîn ⵜⵉⵜⵓⵏ), daṛ té̆itté (tĭitté), daṛ tiittéouîn ‖ intelligence ; esprit (principe pensant) ‖ p. ext. le pl. tiittéouîn signifie « ressources d’intelligence ; ruses » ; il est le mot hab. employé pour exprimer l’idée de ruse. (Ex. Kenân ilâ tiittéouînK. a des ruses (K. a de la ruse ; K. est rusé) = Biska âles en tiittéouînB. [est] un h. de ruses (B. est un h. rusé)).

ⵉⵜ ăit ‖ v. ioui.

ⵉⵜⵎ taitemt ⵜⵉⵜⵎ⵿ⵜ sf. φ (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. tiitemîn ⵜⵉⵜⵎⵏ), daṛ tĕitemt (tăitemt), daṛ tiitemîn ‖ nom d’une plante non persistante.

ⵉⵟ ieṭ ⵉⵟ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « Ṭ » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵟⴼ té̆aṭṭouft ‖ v. ⴹⴼ eṭṭef.

ⵉⵣ iez ⵉⵣ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « Z » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵥ ież ⵉⵥ sm. (s. et pl.) ‖ lettre « Ż » de l’alphabet tămâhaḳ.

ⵉⵣ taézza ⵜⵉⵣⴰ sf. φ (n. d’u. et col.) (pl. de div. ou p. n. tiézziouîn ⵜⵉⵣⵓⵏ), daṛ té̆ézza, daṛ tiézziouîn ‖ nom d’une plante non persistante (« sisymbium inio L. var. pubescens » (B. T.) ; « zollikoferia nudicaulis Boissier » (B. T.)).

ⵉⵣⵍ ziizzel ‖ v. ⵣⵍ ziizzel.

ⵉⵥⵏ żiiżżen ‖ v. ⵥⵏ oużan.