En Orient/Les Quatrains d’Al-Ghazali/Les Amours

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Traduction par Jean Lahor.
Alphonse Lemerre, éditeur (p. 9-84).
Les Quatrains d’Al-Ghazali


I

LES AMOURS


L’Amour de la Femme
L’Amour mystique


L’AMOUR DE LA FEMME


À un Poète inconnu,
Fernand Barroil.


Prélude.


Oh ! le lotus, la fleur fermée,
Où donc peut-elle être, l’aimée,
Vers qui je dois aller un jour
Avec mes pleurs et mon amour ?


Jean Lahor-En Orient-p0-Separateur.png


Est-elle blonde ? est-elle brune ?
Sous le magique clair de lune
Que rêve-t-elle en ce moment,
— Si loin de son futur amant ?


Jean Lahor-En Orient-p0-Separateur.png


 
Ô mon âme, écoute : c’est l’heure
Où la lune à travers les cieux
Soupire un chant délicieux,
Comme un chant de flûte qui pleure.


Jean Lahor-En Orient-p0-Separateur.png


Avant que la Mort lève, inquiétant mystère,
Le rideau des secrets que Dieu cache à la terre,
Aime, et ne cherche pas d’où ton être est venu,
Ni ce qui doit l’attendre au fond de l’inconnu.


Jean Lahor-En Orient-p0-Separateur.png


Le printemps divin me pénètre,
Le printemps fou verse en mon être
Un désir d’amour infini :
Que le printemps fou soit béni !

14 LES QUATRAINS 0*AL-GHAZALI

^ Ivre de soleil et d^espace, Ma tête chante au vent qui passe Je ne sais quoi, très vaguement, Comme un vague parler d*amant. ^^ ’{ ...Et dans Textase des nuits calmes. Dans leur chaleur et leur langueur. Sous la lune argentant les palmes. Un lotus entr*ouvrit son cœur. Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/28 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/29 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/30 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/31 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/32 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/33 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/34 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/35 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/36 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/37 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/38 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/39 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/40 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/41 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/42 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/43 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/44 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/45 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/46 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/47 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/48 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/49 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/50 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/51 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/52 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/53 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/54 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/55 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/56 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/57 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/58 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/59 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/60 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/61 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/62 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/63 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/64 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/65 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/66 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/67 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/68 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/69 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/70 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/71 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/72 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/73 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/74 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/75 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/76 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/77

*


Toute forme en ce monde est sans réalité ;
Ses agrégations ne sont pas éternelles :
En pénétrant ton cœur de cette vérité,
Tu l’auras affranchi du tourment qui vient d’elles.

Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/80 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/81 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/82 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/83 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/84 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/85 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/86 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/87 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/88 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/89 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/90 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/91 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/92 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/93 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/94 Page:Lahor - En Orient, 1907.djvu/95
*


Le nuage sait-il la force qui le pousse,
Force terrible un jour, un autre, calme et douce ?
De vous maudit une heure, une autre heure béni,
Me connaissez-vous mieux, Moi, le Souffle infini ?