En Orient/Les Quatrains d’Al-Ghazali/Préface de la première édition

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Traduction par Jean Lahor.
Alphonse Lemerre, éditeur (p. Al-Ghazali-P1).
Les Quatrains d’Al-Ghazali


Les Quatrains d’Al-Ghazali

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PRÉFACE
DE LA PREMIÈRE ÉDITION

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bou-Hamid-Mohammed-ibn-Ahmed al-Ghazalinaquit à Thous, dans le Khorasán, l’an 1058 de l’ère chrétienne, et y mourut en 1111, en l’an 503 de l’hégire, à l’âge de cinquante-trois ans.

D’âme aimante et d’esprit inquiet, il erra toute sa vie à la recherche de la vérité, de pays en pays, d’un système à l’autre, mais s’arrêta surtout aux enivrantes rêveries du panthéisme musulman. Il fut longtemps soûfi, c’est-à-dire panthéiste comme le fut Kheyam, le délicieux poète persan, qui mourut vers 1124, et ainsi fut son contemporain.

N’ayant trouvé nulle part, pas même en cette doctrine, la satisfaction ni le calme, excepté, comme il l’avoue lui-même, « à de rares heures isolées », il revint vers la fin de sa vie à des études pratiques, surtout de morale, et « se réjouit des progrès utiles et bienfaisants de la science humaine[1] ». Al-Ghazali a écrit des traités religieux, philosophiques et moraux ; il n’a jamais écrit ou n’a pas laissé de vers. Au cas où il s’y fût essayé, peut-être eût-il pris la forme du quatrain, immortalisée par Kheyam, qui vécut près de lui, dans le Khorasân. J’ignore s’ils se sont connus.

  1. Paul Ravaisse. Grande Encyclopédie.