Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/L’Aigle frappé d’une flèche

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Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 6-7).


7
L’AIGLE FRAPPÉ D’UNE FLÈCHE

Un aigle s’était perché au faîte d’un rocher à l’affût des lièvres. Un homme le frappa d’une flèche, et le trait s’enfonça dans sa chair, et la coche avec ses plumes se trouva devant ses yeux. À cette vue, il s’écria : « C’est pour moi un surcroît de chagrin de mourir par mes propres plumes. »

L’aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.