Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/L’Enfant et le Corbeau

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir L’Enfant et le Corbeau.

Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 129).
294


L’ENFANT ET LE CORBEAU


Une femme interrogea les devins sur son fils en bas âge. Ils prédirent qu’il serait tué par un corbeau. Epouvantée de cette prédiction, elle fit construire une arche très grande et l’y enferma, pour l’empêcher d’être tué par un corbeau ; et tous les jours, à des heures déterminées, elle l’ouvrait et donnait à l’enfant la nourriture qu’il lui fallait. Or un jour qu’elle avait ouvert l’arche et remettait le couvercle, l’enfant avait imprudemment passé la tête dehors. Il arriva ainsi que le corbeau de l’arche, s’abattant sur le haut de sa tête, le tua.