Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/L’Hirondelle et les Oiseaux

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir L’Hirondelle et les Oiseaux.

Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 151).
349


L’HIRONDELLE ET LES OISEAUX


Comme le gui venait de pousser, l’hirondelle, sentant le danger qui menaçait les oiseaux, les assembla tous et leur conseilla avant tout de couper le gui aux chênes qui le portaient ; mais si cela leur était impossible, de se réfugier chez les hommes et de les supplier de ne pas recourir à l’effet de la glu pour les attraper. Les oiseaux se moquèrent d’elle, la traitant de radoteuse. Alors elle se rendit chez les hommes et se présenta en suppliante. Ceux-ci lui firent accueil à cause de son intelligence et lui donnèrent place dans leurs demeures. Il arriva ainsi que les autres oiseaux furent pris et mangés par les hommes, et que seule, l’hirondelle, leur protégée, nicha mème sans crainte dans leurs maisons.

Cette fable montre que, quand on prévoit l’avenir, on échappe naturellement aux dangers.