Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/L’Hirondelle vantarde et la Corneille

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir L’Hirondelle vantarde et la Corneille.

Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 152).
350


L’HIRONDELLE VANTARDE ET LA CORNEILLE


L’hirondelle disait à la corneille : « Moi, je suis vierge, et athénienne, et princesse, et fille du roi d’Athènes », et elle raconta en outre comment Térée lui avait fait violence et lui avait coupé la langue. La corneille repartit : « Que serait-ce, si tu avais ta langue, alors que l’ayant perdue, tu fais tant de commérages ! »

A force de mentir, les vantards témoignent contre eux-mêmes.