Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Paon et la Grue

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Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 145).
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LE PAON ET LA GRUE


Le paon se moquait de la grue et critiquait sa couleur. « Moi, disait-il, je suis vêtu d’or et de pourpre ; toi, tu ne portes rien de beau sur tes ailes. — Mais moi, répliqua la grue, je chante tout près des astres et je m’élève dans les hauteurs du ciel ; toi, comme les coqs, tu marches sur le sol, avec les poules. »

Il vaut mieux être illustre sous un vêtement pauvre que de vivre sans gloire, en se panadant dans la richesse.