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Grand dictionnaire universel du XIXe siècle/Yvon (claude)

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Administration du grand dictionnaire universel (15, part. 4p. 1437).

YVON (Claude), théologien et littérateur français, né k Mamers en 1714, mortk Paris en 1791. Après être entré dans les ordres, il se rendit à Paris, ’se lia avec les encyclopédistes, fut chargé par Diderot d’écrire pour l’Encyclopédie les articles ame, athéiî, dieu, etc., qu’il traita en se servant de la méthode philosophique, se mit à la solde des libraires, composa des thèses pour tes candidats de Sorbonne, rédigea, dit-on, celle de l’abbé de Pradt, qui rit tant de bruit et fut frappée par la censure (1751), se vit contraint, sous la menace d’une lettre de cachet, de passer en Hollande, et répondit par un livre non moins fameux, l’Apologie de M. de Pradt (1752, en trois parties, in-8u), dont la 30 partie est due à Diderot. De retour en France, l’abbé Yvon, qui était un théologien philosophe et ennemi de la superstition, mais non point un matérialiste, rentra dans le giron de l’Église, écrivit deux Lettres à Rousseau (1763), en réponse k celles que le fameux philosophe avait adressées à l’archevêque de Paris, et devint chanoine de Coutances, puis historiographe du comte d’Artois. Il termina sa vie dans l’obscurité. On a de iui : la Liberté de conscience resserrée dans ses bornes légitimes (1754-1755, in-S»), où il pose en principe que l’État doit rester indifférent en matière de religion ; Discours généraux et raisonnes sur l’Tdsloire de l’Église (17B8, 3 vol. in-12) ; Accord de la philosophie avec la religion prouvé par une suite de discours relatifs à treize époques (Paris, 1770, in-12, 1782, 2 vol. in-8<>3 ; Histoire philosophique de la religion (Liège, 1779, 2 vol. in-8°), réimpression avec quelques changements ou Discours sur l’histoire de l’Église.