Gustave/23

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C. O. Beauchemin et Fils (p. 290-300).

CHAPITRE XXIII

le mariage spirituel. vie journalière du prêtre.


Le dimanche suivant, on se réunissait de nouveau pour discuter. Il en fut ainsi durant l’hiver.

M. Pepin et Gustave avaient réussi à dégoûter leurs adversaires de leur secte. M. Williams et M. Dumont surtout étaient de ceux qui la condamnaient le plus.

Vers le mois de mars, la rumeur d’un massacre à Salt Creek, avait augmenté le nombre des mécontents qui se préparaient à quitter leur secte et le territoire.

L’armée américaine qui avait suivi le nouveau gouverneur, nommé par le gouvernement des États-Unis pour remplacer Brigham Young, avait passé l’hiver à Fort Bridger, n’ayant pu traverser les montagnes avant le retour du printemps.

Des émissaires, envoyés par son général, venaient justement d’arriver pour sommer le prophète de céder sa place de gouverneur à l’élu du gouvernement, et menaçaient des peines les plus sévères ceux qui se rebelleraient contre l’autorité légitime.

Après des pourparlers de part et d’autre, Brigham Young remit son mandat à M. Cummings, le nouveau gouverneur, qui devait faire son entrée dans la ville et prendre possession de son bureau sous peu de jours.

La veille de cette entrée, MM. Dumont, Williams, Pepin et autres mécontents parlaient de la situation et de la tournure des affaires en général, et la conversation finit par tomber sur les doctrines du mormonisme.

— La plus ridicule de toutes, à mon point de vue, dit M. Dumont, est celle du mariage spirituel.

— Le mariage spirituel, dit George, qu’est-ce que cela ?

— Un mariage au figuré, répond Arthur en souriant.

— Oui, un mariage au figuré, contracté en réalité, dit Gustave.

— C’est cela, dit M. Dumont ; le mariage spirituel veut dire qu’un homme peut épouser autant de femmes qu’il voudra pour les avoir avec lui dans le ciel après sa mort. Ainsi un homme ayant une ou plusieurs femmes ici-bas, doit, s’il veut les avoir avec lui dans l’autre monde, les épouser spirituellement ; dans le cas contraire, elles iront avec celui qui aura pris l’avance.

— Le mariage temporel ne suffit donc pas ? demande M. Pepin.

— Non ; il arrive même souvent qu’un homme épris d’une femme se marie spirituellement avec elle, si elle ne l’est déjà avec son époux temporel, et tous deux ont la consolation de savoir qu’ils jouiront du bonheur conjugal dans le ciel. Aussi, nous voyons dans cette ville des femmes mariées temporellement à un homme et spirituellement à un autre.

— Et je dois ajouter, dit M. Williams, que, d’après leur croyance, plus un homme aura de femmes spirituelles, plus il sera glorieux dans le ciel.

— C’est ce qui explique le grand nombre de ces mariages, dit George, et l’empressement que plusieurs mettent à les contracter.

— Cela n’empêche pas que d’autres ne veulent pas de ce mariage, dit Arthur ; ils trouvent qu’ils en ont assez d’être mariés temporellement, et que le plus tôt ils seront débarrassés, le mieux ce sera pour eux.

— Et ceux qui contractent ces mariages, me paraissent bien gourmands, dit Gustave ; il est vrai, cependant, que les femmes spirituelles ne coûtent pas bien cher.

— Je ne sais comment qualifier une telle doctrine, dit M. Dumont ; je ne puis lui donner d’autre nom que celui de folie.

— Oui, dit M. Pepin ; mais cette folie est contagieuse, monsieur ; tout homme qui s’arroge le droit d’interpréter l’Évangile à sa manière peut en être atteint tôt ou tard.

M. Dumont, piqué de cette remarque, se tourne du côté de M. Williams et lui dit :

— J’ai beaucoup étudié la Bible ; je connais les doctrines des Presbytériens, des Méthodistes, des Baptistes, et autres ; après les avoir adoptées, je les ai trouvées entachées d’erreurs et je les ai rejetées pour embrasser le mormonisme. À présent que j’ai rejeté cette dernière secte, je ne sais de quel côté me tourner pour trouver la vérité. De toutes les sectes qui existent, je n’en vois pas une seule qui puisse être appelée l’Église de Jésus-Christ ; pas une seule qui pratique ce que Dieu a enseigné.

— Je crois comme vous, dit M. Williams ; Jésus-Christ devra intervenir encore une fois pour relever l’Église qu’il avait bâtie ; car de tous côtés nous ne voyons que des ruines.

— Dites donc tout de suite, dit M. Pepin, que notre divin Sauveur ne savait pas ce qu’il faisait quand il a établi son Église, à laquelle il a dit : Je serai avec toi jusqu’à la consommation des siècles.

— Il faut croire qu’il l’a promis seulement, dit Gustave, mais qu’il n’a pas tenu sa promesse.

— Il ne faut pas parler ainsi, dit M. Williams ; Jésus-Christ a toujours tenu sa promesse. Étant Dieu, il n’a pu tromper.

— Ce n’est pas moi qui ai dit que Jésus-Christ n’a pas tenu sa promesse, dit Gustave, mais bien vous.

— Je le nie, dit M. Dumont.

— Et moi je l’affirme, dit M. Pepin. N’avez-vous pas voulu nous faire croire que l’Église du Christ n’existait plus. Or, je vous le demande, qu’est-ce que cela veut dire ?

— Vous voulez prétendre, je suppose, qu’elle existe encore ?

— Oui, certainement, tout ce que Jésus-Christ a fait ne saurait périr et durera jusqu’à la fin des siècles.

— Alors, montrez-moi où est cette Église.

— Elle est partout, même dans cette ville ; et celui qui vous parle a le bonheur d’être un de ses membres.

— Ah ! l’Église Romaine, je m’attendais à une réponse semblable ; elle a été une fois l’Église de Jésus-Christ, mais il y a longtemps que les prêtres l’ont changée à un tel point, qu’elle a cessé de l’être.

— Depuis quand a-t-elle cessé d’être l’Église de Jésus-Christ ?

— Dès le septième siècle.

— Une autre Église doit avoir pris sa place, n’est-ce pas ?

— Elle a reparu avec la grande réformation du XVI siècle.

— Vous disiez pourtant, il y a un instant, que les sectes reformées n’étaient pas l’Église de Jésus-Christ.

— Je… je… C’est vrai, dit M. Dumont avec embarras ; mais, je le répète, l’Église Romaine n’est pas l’Église de Jésus-Christ.

— Alors, à mon tour, dit M. Pepin, je vous demanderai où elle est.

— Je vous avoue que je ne le vois pas.

— Elle est donc disparue ? Vous répétez donc encore que le divin Sauveur ne savait pas ce qu’il faisait ?

— Non, non, je ne veux pas dire cela ; mais l’Église romaine, en s’arrogeant cette autorité qu’elle déclare divine et infaillible, a perdu les titres et les droits qu’elle possédait dans les premiers siècles de l’Église. Une autre a paru, mais à son tour, elle a fini par s’égarer.

— En voulant s’arroger le droit de lire la Bible, et de l’interpréter à sa guise, n’est-ce pas ?

— C’est toujours un moindre mal que celui dont les prêtres se rendent coupables, dit M. Williams.

— Quel est ce mal, s’il vous plaît ?

— Celui de s’arroger le droit de conduire les âmes, en vertu de cette autorité que les prêtres de l’Église romaine réclament, répond M. Dumont.

— Et sans accorder à leurs fidèles le droit de juger par eux-mêmes, ajoute M. Williams.

— Soyez sans inquiétude pour le catholique, dit M. Pepin. Il agit raisonnablement et avec sûreté en se laissant guider par ceux qui en ont reçu l’autorité de Dieu. S’il écoute l’Église et obéit à ses pasteurs, c’est parce que Jésus-Christ le lui a commandé. Ainsi il n’a pas besoin de craindre de ne pouvoir rendre un bon compte de lui-même au dernier jour.

— Alors, pourquoi Dieu nous a-t-il donné une intelligence, dit M. Williams, si nous ne devons l’employer à connaître par nous-mêmes sa sainte volonté qui, pour nous, est l’affaire la plus importante ?

— Le catholique est plus logique que vous ; non seulement il emploie sa raison et son intelligence à connaître la volonté de Dieu, mais encore à connaître sa révélation qui nous manifeste toute cette volonté. En conséquence il suit un autre chemin que vous, et prend le droit sentier qui lui a été indiqué par Jésus-Christ et prédit par le prophète Isaïe au chapitre 35e, verset 8e :

Et là sera une voie, la voie sainte ; l’impur n’y passera pas, et elle vous sera ouverte, les insensés n’y marcheront pas.

— Et ce droit sentier est la Bible, dit M. Dumont, avec elle il n’y a point de détours, point de difficultés. Oui, dans la Bible seule est toute la vérité, toute la religion ; elle est l’étendard de notre liberté et notre unique moyen de salut.

— Et cet unique moyen de salut est bien aisé, je suppose ?

— Rien de plus aisé, tous peuvent lire la Bible ou la faire lire.

— Est-il aussi aisé de la comprendre ?

— Oh ! oui, presque toujours.

— Je le nie ; il arrive même qu’on ne la comprend pas du tout. Donc la Bible n’est pas, pour la plupart des hommes, un moyen sûr de connaître la vérité.

— Que peut-il y avoir de plus sûr que la parole de Dieu ?

— Rien de plus sûr pour celui qui la comprend ; mais ils sont rares ceux qui la comprennent. Dites-moi, quelle sûreté peut avoir un homme, quand il voit son voisin qui, lisant la Bible comme lui, diffère et soutient une opinion contraire à la sienne ?

— Tous ceux qui lisent la Bible avec sincérité s’accordent sur tout ce qu’il y a d’essentiel au salut.

— Je vais tout de suite vous prouver le contraire. Toutes les autorités de l’Église catholique n’en laissent pas l’interprétation aux fidèles ; cependant, comme je sais d’avance que vous n’accepterez pas leur témoignage, je vais vous citer des autorités protestantes. Voici ce que dit le célèbre protestant Grotius :

Les apôtres n’ont pas eu l’intention d’exposer tout au long dans leurs épîtres les doctrines nécessaires au salut : ils les écrivaient occasionnellement au sujet de questions qui se présentaient à eux.

Lessing dit :

Le christianisme était déjà répandu avant qu’aucun des évangélistes se mît à écrire la vie de Jésus.

Écoutez Luther maintenant. Voici ce qu’il dit :

Approfondir le sens des Écritures est chose impossible ; nous ne prouvons qu’en effleurer la superficie ; en comprendre le sens serait merveille. Que les théologiens disent et fassent tout ce qu’ils voudront, pénétrer le sens, le mystère de la parole divine sera toujours une entreprise au-dessus de notre intelligence. Ses sentences sont le souffle de l’esprit de Dieu ; elles défient l’intelligence de l’homme.

Le magistrat de Berlin, dans une adresse au roi de Prusse, disait au nom du protestantisme berlinois :

L’Écriture et les livres symboliques sont des témoignages sur le travail de formation du christianisme, des œuvres purement humaines ; là ne réside point la vérité absolue.

Enfin le professeur Schœrer, de Genève, appelle les saintes Écritures une ventriloquie cabalistique.

Voilà l’œuvre de la libre interprétation, messieurs. Pourtant, ceux que je viens de citer sont des hommes intelligents. S’ils diffèrent, que doit-on attendre de ceux qui ne le sont pas à un assez haut degré, ou des ignorants qui ne peuvent même pas lire la Bible ?

— Et les prêtres de l’Église romaine s’arrogent cette autorité pour se permettre de vivre dans le luxe et la paresse, dit M. Dumont, irrité des solides arguments de son adversaire.

— Vous dites, mon père, que le prêtre vit dans le luxe et la paresse ? dit Gustave. Vous connaissez mieux que cela. Trouvez-moi un homme qui travaille plus que le prêtre. Écoutez ce que dit Lamartine :

Il y a un homme dans chaque paroisse qui n’a pas de famille, mais qui est de la famille de tout le monde ; qu’on appelle comme témoin, comme conseil, ou comme agent dans tous les actes solennels de la vie ; sans lequel on ne peut ni naître, ni mourir ; qui prend l’homme au sein de sa mère et ne le quitte qu’à la tombe ; qui consacre et bénit le berceau, la couche conjugale, le lit de mort et le cercueil ; un homme que les petits enfants s’accoutument à aimer, à vénérer et à craindre ; aux pieds duquel les chrétiens vont répandre leurs aveux les plus intimes, leurs larmes les plus secrètes ; un homme qui est le consolateur par état de toutes les misères de l’âme et du corps ; l’intermédiaire obligé de la richesse et de l’indigence ; qui voit le pauvre et le riche frapper tour à tour à sa porte ; le riche pour y verser l’aumône secrète, le pauvre pour la recevoir sans rougir ; qui, n’étant d’aucun rang social, tient également à toutes les classes, aux classes inférieures par la vie pauvre et souvent par l’humilité de la naissance ; aux classes élevées par l’éducation, la science et l’élévation des sentiments qu’une religion philanthropique inspire et commande ; un homme enfin qui sait tout, qui a le droit de tout dire, et dont la parole tombe de haut sur les intelligences et sur les âmes, avec l’autorité d’une mission divine et l’empire d’une foi toute faite.

— Et ce grand homme a dit la vérité, dit M. Pépin. En effet, quelle est la vie journalière du prêtre ? Debout dès cinq heures du matin ; sa première pensée est pour Dieu, il dit sa messe et se jette dans un confessionnal pour pardonner, au nom de Dieu, les péchés de ses paroissiens.

Prenant ensuite son déjeuner à la hâte, il s’occupe des affaires de sa paroisse, ou des malades qui attendent ses soins. Il est à peine de retour, que d’autres viennent le demander pour secourir de nouveaux malades à l’agonie. Vite il y court, adresse des paroles de consolation, administre les derniers sacrements et prépare à paraître devant le souverain juge, et le soir arrive bien souvent avant qu’il ait pu prendre son dîner ; avant qu’il ait pu réciter son bréviaire ; il ne peut se coucher cependant sans avoir rempli ce devoir.

Enfin, fatigué, il se couche ; tout à coup la cloche sonne, et on vient lui dire qu’un de ses paroissiens se meurt. Que faire ? il ne s’est pas encore reposé un seul instant, la demeure de ce malade est éloignée, il est pauvre et n’a pas de voiture, les chemins sont impraticables par la pluie qui tombe par torrents, ou il fait un froid rigoureux, ou bien encore il a besoin de repos s’il ne veut être malade lui-même. Mais non, il ne pense pas à cela, le prêtre ne voit que son devoir, et ce devoir lui dit : marche vite auprès de ce malade, il y va de son âme.

Il part aussitôt et entre dans la maison de ce malade, le sourire sur les lèvres ; ses paroles sont toutes de consolation et d’espérance, et, après avoir préparé cette âme pour le grand voyage de l’éternité, il sort en disant qu’il reviendra le lendemain. Quatre heures sonnent à son arrivée au presbytère, et, malgré son extrême fatigue, il ne peut se coucher ; l’heure est arrivée où il faudra recommencer la même besogne que la veille.

Et ce qu’un prêtre fait, tous le font. Si vous appelez cela de la paresse, je vous demanderai ce que vous entendez par travailler.

— Si les prêtres font autant que vous le prétendez, dit M. Williams, ils méritent certainement tout notre respect.

— Oui, dit M. Pepin, si le prêtre travaille ainsi, c’est par amour pour Dieu dont il est le ministre et, voulant imiter son divin Maître, il n’a que des paroles de consolation pour ceux qui souffrent, que des caresses pour les enfants qui aiment à le voir, que des appels chaleureux pour les pauvres, que des secours pour les mourants. Là se portent ses pensées, là se bornent ses désirs, là se trouve son bonheur. Si les prêtres étaient aussi riches que vous le prétendez, ou si l’amour du lucre était leur unique but, ils seraient des fous de se donner tant de fatigue.

— Les prétendus ministres de l’Évangile en font-ils autant ? ajoute Gustave. À quelle heure se lèvent-ils le matin ? Quelles sont les grandes occupations qui les fatiguent ? Quels soins donnent-ils aux malades, surtout à ceux qui sont attaqués d’une maladie contagieuse ? Les avez-vous vus, pendant les épidémies, aller porter des secours à ceux qui étaient atteints ? Les avez-vous vus sur les quais de Montréal, lors du typhus, administrer et ensevelir ces pauvres émigrés irlandais ? Non, et vous attendrez longtemps pour les voir, si vous les cherchez là. Mais le prêtre catholique y est toujours.

— Pourquoi cherchez-vous toujours à abaisser le prêtre aux yeux de ceux qui ne le connaissent pas ? reprend M. Pepin. Pourquoi lui jetez-vous l’insulte et la calomnie à la face ? Serait-ce parce que le prêtre est, de tous les hommes, celui qui se rapproche le plus de notre divin Sauveur ? Si je me suis permis ces questions, ajoute-t-il en s’adressant à M. Dumont, c’est parce que vous avez été catholique assez longtemps pour connaître le prêtre.

Mais M. Dumont s’était déjà éloigné, craignant d’être humilié davantage, et la conversation roula sur d’autres sujets.

Comme on allait se séparer, M. Pépin, s’adressant à Gustave, lui dit :

— Avant de vous quitter, jeune homme, laissez-moi vous féliciter pour la défense que vous prenez de notre sainte Église et de ses pasteurs. Dieu vous en tiendra compte. Depuis que j’ai quitté le Canada, il y a une douzaine d’années, j’ai beaucoup voyagé et j’ai manqué souvent à mes devoirs de chrétien et de bon catholique ; mais j’aime la sainte religion dans laquelle j’ai été élevé. Oui, sachez-le bien, le Canadien errant dans ce pays, à part quelques rares exceptions, pense toujours à son clocher et au prêtre qui l’a baptisé. Avec vous et en votre compagnie mes anciens souvenirs se sont présentés et renouvelés, et ce qui me fait le plus de peine, c’est de vous quitter, peut-être pour ne plus vous revoir. Adieu, mon jeune ami, n’oubliez pas de prier pour ce pauvre voyageur que vous avez rencontré seul et délaissé dans cette prairie, où je me croyais perdu à jamais. Mais je me tais.

Et des larmes vinrent mouiller ses paupières.

— Au revoir, monsieur, dit Gustave ému ; soyez assuré que je serai très heureux de vous revoir.

— Nous aussi, dirent M. Dumont et M. Williams. Dieu vous protège, et bon voyage.

— Bon voyage, répètent Gustave et ses deux amis.

— Merci, dit M. Pépin en sortant de la maison.

— Ce bon catholique, dit M. Williams, est le meilleur chrétien que j’aie encore rencontré.

— Il est certainement meilleur que nous ne le pensions, dirent plusieurs en se retirant.